
Dans le documentaire "The Queen and I", l’appartement parisien de Farah Pahlavi apparaît comme bien plus qu’un simple lieu de résidence. Situé sur les quais de la Seine, ce logement élégant et chargé de souvenirs offre un aperçu concret de la vie en exil de l’ancienne impératrice d’Iran, entre confort parisien et mémoire d’un empire disparu.
Dans le documentaire The Queen and I, la réalisatrice Nahid Persson Sarvestani filme à plusieurs reprises l’appartement parisien de Farah Pahlavi, où l’ancienne impératrice d’Iran vit depuis son exil. Situé sur les quais de la Seine, ce vaste logement de plusieurs étages offre un aperçu rare de son cadre de vie actuel. Après la chute du régime impérial en 1979, la veuve du chah s’est installée entre plusieurs pays, mais Paris est devenue l’un de ses principaux lieux de résidence.
L’intérieur est aménagé dans un style classique français, avec des salons spacieux destinés à la réception, du mobilier élégant et une décoration sobre. Le film montre notamment les pièces d’apparat où elle accueille ses visiteurs. On y distingue des photographies de la famille impériale, des portraits officiels et des souvenirs personnels liés à son passé en Iran. Des œuvres d’art iraniennes et des objets décoratifs rappellent son histoire et son attachement à son pays d’origine.
Farah Pahlavi : un lieu de vie marqué par l’exil
Selon nos confrères de Paris Match, Farah Pahlavi a recréé dans son duplex parisien une atmosphère iranienne grâce à ses tableaux, portraits et objets rapportés d’Iran. L’appartement apparaît ainsi comme un lieu mêlant vie privée et mémoire familiale. Il lui permet de conserver un lien symbolique avec son pays malgré l’éloignement.
Le documentaire montre aussi que cet appartement sert de cadre aux rencontres entre l’impératrice et la réalisatrice, ancienne opposante au chah. D’abord méfiante, Farah Pahlavi accepte progressivement d’être filmée chez elle, ce qui révèle son quotidien d’exilée. Comme l’a souligné Le Monde, le film met en parallèle le parcours de deux Iraniennes contraintes de vivre loin de leur patrie.
À travers ces séquences, l’appartement parisien apparaît donc comme un symbole de l’exil de l’ancienne souveraine : un lieu confortable, chargé de souvenirs, où elle continue d’entretenir la mémoire de sa famille et de l’Iran.
Adrian Gauteye