JUSTICE - La Jeune Garde sous le coup d’une vérification judiciaire pour possible reconstitution

Ces jeunes qui popularisent l'antifascisme

Ce mardi 24 février le gouvernement a annoncé saisir la justice pour « vérifier la possibilité de reconstitution de ligue dissoute » concernant la Jeune Garde. Une infraction punie de 3 ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.

Le collectif antifasciste créé par le député Raphaël Arnault à Lyon en 2018 est mis en cause dans l'agression mortelle du jeune Quentin Deranque. Il avait fait l'objet d'une décision gouvernementale de dissolution en juin 2025. Selon un participant à une réunion à l'Elysée sur ce sujet, c'est avant la dramatique affaire Quentin que « les services de renseignement surveillaient déjà des 'velléités de reconstitution' de groupuscules liés au mouvement dissous 'sur cinq territoires au moins' ». « Les faits gravissimes de Lyon nous laissent à penser que maintenant le dossier est suffisamment étayé », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Etat a par ailleurs demandé au ministère de l’Intérieur, pendant cette réunion, de lancer des procédures de dissolution contre cinq "émanations" locales identifiées de la Jeune Garde sans préciser lesquelles. Emmanuel Macron qui assure « ne pas privilégier un camp par rapport à un autre »  a exprimé sa « préoccupation » au sujet de possibles violences émaillant la campagne pour les élections municipales de mars, et a demandé à l’exécutif à veiller à ce qu’elle «se déroule sereinement».

C'est dans ce contexte que le gouvernement a également annoncé la dissolution de « trois autres associations d'ultradroite et une association d'ultragauche ». Depuis 2016, le gouvernement a procédé à la dissolution de 24 associations : 19 classées à droite et seulement 5 à gauche.

La Rédaction

Date de dernière mise à jour : 24/02/2026

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