
Le djihadiste français Sabri Essid, présumé mort, dont le procès s’était ouvert lundi à la cour d'assises de Paris pour génocide, crimes contre l’humanité et complicité de ces crimes, a été condamné par défaut, ce vendredi, à la réclusion criminelle à perpétuité.
Il était accusé d’avoir participé à l’asservissement du peuple yézidi en zone irako-syrienne, à la suite des assauts de l'État islamique en août 2014. Ce Toulousain né en 1984, proche des frères Clain et de Mohammed Merah, avait rejoint l’armée de l’État islamique avec sa femme et ses enfants, la même année.
Cadre de Daech, il avait pris part à l’organisation du trafic d’esclaves yézidis, à leur déportation ainsi qu’aux viols et aux meurtres commis contre cette population.
C’est la première fois que la Justice française se prononce sur le génocide des Yézidis. En Europe, l’Allemagne, la Suède et la Belgique ont déjà condamné des ressortissants pour des faits similaires visant cette minorité religieuse d’Irak.
La Rédaction