POLITIQUE - La gauche radicale justifie la violence pour tuer ses opposants

Le choix de LFI de conserver son soutien à la Jeune Garde et au député  Arnault, alors que les liens avec le crime semblent évidents, est  incompréhensible et accablant pour l'opinion..." @causeur

Pour la gauche mondialiste, le principe de tolérance sélective autorise la déconstruction. Les structures traditionnelles, État, nation, famille, police, frontières, sont perçues comme des instruments de domination. Alors, affaiblir ces structures devient un impératif moral.
La gauche radicale soixante-huitarde veut dissoudre, abolir, anéantir, désagréger la famille, la nation, la tradition, l’autorité, les frontières. Tout ce qui structure est suspect. Tout ce qui stabilise est oppression.
La violence, méthode de déstabilisation, devient légitime si elle vise le « mauvais camp ». La censure devient morale. La coercition devient libération. C’est une doctrine.

Les groupes antifas mettent en pratique cette théorie. Ils définissent un adversaire comme intrinsèquement illégitime tous ceux qui s’opposent aux dogmes mondialistes. Ils considèrent le débat comme complice de l’oppression. Ils justifient l’action directe comme acte préventif. Ils cherchent non à convaincre, mais à empêcher. Ce cadre rend la confrontation inévitable.
Les antifas identifient un ennemi, un adversaire supposé incarner une menace existentielle. Ils déclarent cet ennemi fasciste. Leur action directe devient légitime, c’est-à-dire l’intimidation, la destruction, les coups de poing, les coups de pied, l’usage des barres de fer, le cocktail Molotov… La violence devient défensive parce que « nous défendons la démocratie », parce que la fin morale excuse le moyen violent.
La violence des uns devient contextualisée et acceptable. La violence des autres devient ontologiquement condamnable. La morale sélective produit la spirale.

La gauche radicale vise la pression constante, l’instabilité, la fracture, pour contrôler la société. À cet effet, elle maintient un climat de tension continue : émeutes, conflits raciaux, crises identitaires, polarisation maximale, crise sanitaire, crise mémorielle, wokisme… La conflictualité devient la norme.
La mort de Quentin Deranque révèle que nous vivons dans un climat inflammable. Du drame au récit, du récit à la mobilisation, et de la mobilisation à l’escalade possible. L’événement est intégré avec célérité dans une société déjà sous pression, survoltée, exaspérée, et prête à l’embrasement.
Les discours se radicalisent et la logique de Marcuse continue son œuvre. La violence est justifiée parce qu’elle serait réaction. Et à force de réaction permanente, on entre dans la spirale. La surenchère devient monnaie courante. Dans ce climat, certains passent à l’acte parce que l’atmosphère normalise l’escalade.
Les justifications précèdent la violence : « Il faut comprendre la colère », « Il faut analyser le contexte », « C’est une réaction ». On ne dit pas que « c’est inacceptable ».
Mais si le contexte explique, il ne justifie pas. Quand la contextualisation devient excuse, la règle commune s’érode.

La violence actuelle ne tombe pas du ciel. Elle est précédée d’une justification théorique. Elle est entretenue par une asymétrie morale. Elle prospère dans un climat de délégitimation permanente.
Le véritable danger est la normalisation de l’idée que la violence peut être légitime si elle sert une cause juste. La violence de droite est immédiatement criminalisée. La violence de gauche est contextualisée. On parle de « colère », de « ras-le-bol », de « réponse sociale ».
Dans notre société macronienne, la morale devient sélective et la violence devient système. L’ordre est constamment présenté comme illégitime. L’autorité est suspecte par principe. La violence devient instrument moral.
De Marcuse à Macron et Mélenchon, et à Antifa, une ligne théorique est devenue pratique. La violence, non accidentelle, mais outil pédagogique, est justifiée en amont. La tolérance devient sélective et la violence devient systémique.

Quentin Duranque a été lynché, battu à mort par un groupe. C’est un meurtre, une mise à mort collective, l’effacement de l’individu par la foule.
Ce lynchage n’est pas spontané. Il s’inscrit dans une atmosphère où l’acte devient pensable, l’acte est justifié implicitement. Il faut un climat « propice », un relâchement moral, une banalisation de la violence.
Cet effondrement ne surgit pas dans le vide. Il apparaît dans une société préparée : l’adversaire est diabolisé, la confrontation est glorifiée, la tension est permanente. La violence radicale est transmise comme climat.

Un homme a été encerclé, frappé, écrasé jusqu’à la mort. La violence de meute est toujours le signe d’une société fragmentée. Quentin n’était pas perçu comme porteur d’une dignité inviolable. La foule a pris le relais.
Ce lynchage témoigne d’un effondrement. Effondrement de la retenue. Effondrement de la loi intérieure. Effondrement du principe selon lequel la justice appartient à l’institution et non à la rue. Effondrement de la morale. C’est un signal d’alarme. La fracture sociale est profonde. La peur circule. La défiance est installée. La violence collective n’est jamais légitime.

De Marcuse à Macron, à Mélenchon, et à la rue, il existe une continuité intellectuelle. On relativise la tolérance. On moralise la conflictualité. On normalise l’ennemi. On justifie la pression permanente. La violence pousse dans un sol idéologique travaillé depuis des décennies. Le langage a déjà préparé le terrain.
La question est civilisationnelle. Notre société tolère la violence, une violence sélective, et s’érode de l’intérieur.

L’assassinat politique signale une démocratie en voie de totalitarisme. Le lynchage annonce une société qui se désagrège. C’est très exactement ce que nous vivons.
Quentin Deranque a été battu à mort par une foule. Nous sommes dans une désinhibition collective, c’est-à-dire une tendance à se décomplexer, se débloquer, se décoincer pour accepter des conduites jugées autrefois inacceptables, des conduites intolérables, irrecevables, et inadmissibles, en tous les temps, en tous les lieux, parce qu’elles sont purement et simplement immorales.
L’atmosphère gauchiste relie les meurtres politiques et les lynchages de rue. L’adversaire devient une abstraction hostile. La violence devient explicable et excusable. La foule se sent autorisée. La règle commune se fragilise et même se détruit. La politique devient guerre morale permanente. La rue traduit cette réalité.
Avec Quentin Deranque, un corps est tombé au nom d’une cause. La société a franchi une ligne civilisationnelle. Tous les paramètres sont au rouge, et laissent comprendre que nous changeons de civilisation. Une civilisation à double tranchant. D’une part une civilisation mondialiste, progressiste, cosmopolite, immigrationniste, multiculturaliste, sans frontières, LGBTiste, écologiste, numérisée, robotisée, transhumaniste, déshumanisée. D’autre part, une civilisation régressive aux pratiques de l’Antiquité, vouée aux cultes du Cosmos, au naturalisme, au satanisme, au sacrificiel, à la magie, au culte de l’Argent ou culte du Veau d’or.

Nous sommes victimes d’une stratégie délibérée de sape et de sabotage, stratégie de phagocytage qui dure depuis quasiment trois siècles, depuis la Révolution, stratégie de torpillage commencée en fait dès la naissance du Christ sous la forme des différentes hérésies, hérésies qui aboutissent au protestantisme, au rosicrucisme, à la franc-maçonnerie, et à la Révolution. Ce travail de corrosion et d’érosion n’arrive pas au hasard et vise au renversement et à l’anéantissement de la civilisation chrétienne. Il nous empêche de constituer ce socle sur lequel les résistants pourraient et devraient s’appuyer, se réunir pour abattre l’ennemi, pour extirper ces parasites, pour exorciser ce système : support métaphysique, assise métapolitique, transcendant le politique, au-delà du politique, base sociétale, piédestal géopolitique… Des psychopathes et sociopathes au pouvoir ont pris le contrôle de notre pays et l’ont transformé en colonie, colonie des États-Unis et d’Israël. Ces criminels, ces assassins, ces mafieux politiques en bande organisée ne s’arrêteront pas, ne lâcheront pas le pouvoir… sauf si le peuple forme un bloc homogène, soudé, et volontariste, ce qui n’est pas le cas. Les Français vont dans tous les sens et ignorent l’essentiel.

Jean Saunier

Date de dernière mise à jour : 03/03/2026

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