
La marche en hommage au jeune militant nationaliste Quentin Deranque, battu à mort à Lyon le 12 février, a été encadrée ce samedi 21 février à Lyon par un important dispositif de policiers et gendarmes. Les autorités redoutant maintenant des affrontements entre ultradroite et ultragauche.
19:25 - La préfecture sur le qui-vive pour détecter les gestes répréhensibles
Dans un message sur les réseaux sociaux, la préfecture a indiqué que tous les gestes et propos répréhensibles qui ont été détectés et mis en ligne sur les réseaux sociaux seront signalés au procureur de la République, sur ordre du ministre de l'Intérieur. Selon Le Figaro des insultes racistes et homophobes auraient été scandés durant la marche.
19:17 - "Dire sa solidarité et sa compassion", le sénateur LR du Rhône justifie sa présence
Le sénateur LR du Rhône Étienne Blanc, conseiller municipal de la ville de Lyon, a expliqué, sur BFMTV, pourquoi il avait été présent à la marche en hommage à l'étudiant nationaliste par "sa responsabilité" en tant que "responsable politique". "Sur un drame de cette nature, qui est avant tout un drame humain et familial, c'est de dire sa solidarité et sa compassion", a ajouté l'élu. La famille de Quentin Deranque avait, de son côté, refusé de se rendre à la manifestation.
18:28 - Une interpellation effectuée pour port d’arme
Un individu a été interpellé pour port d'armes, "en queue du cortège", annonce la préfecture à la presse. Selon cette source, cet individu, dont l'identité n'a pas été dévoilée, portait un couteau et un marteau.
18:15 - Le cortège en cours de dispersion
Après avoir atteint le point final de la manifestation, les participants ont commencé à se disperser. Au total, 3 200 personnes ont défilé, ce samedi 21 février, selon la préfecture du Rhône.
17:51 - Une gerbe de fleurs déposée sur les lieux du lynchage de Quentin Deranque
Plusieurs participants ont déposé une gerbe fleurie à l'endroit où ont eu lieu les heurts qui ont conduit à la mort de Quentin Deranque, jeudi 12 février. Une banderole où l’inscription "Adieu camarade" a aussi été déployée, accompagnée d'un chrisme, un symbole chrétien utilisé par l'extrême droite. Des torches sont brandies par les manifestants devant la banderole.
17:25 - Le cortège arrive à la fin du parcours
Les manifestants, positionnés en tête du cortège, sont dans la rue Victor Lagrange, lieu final du parcours et lieu aussi où Quentin Deranque a été mortellement agressé le 12 février 2026.
17:17 - Des antifascistes présents
Des personnes en marge du cortège ont scandé des slogans antifascistes comme "Siamo tutti antifascisti", ont pu constater sur les images retransmises plusieurs médias.
17:05 - Aucun candidat au municipal à Lyon n’est présent dans la marche
Selon Le Parisien, aucun des candidats aux élections municipales à Lyon n'est présent à la marche en hommage au militant nationaliste. Alexandre Dupalais [UDR-RN] n'avait pas exclu de s'y rendre, avant que Jordan Bardella passe une contre-consigne. Côté droit, Jean-Michel Aulas avait annoncé qu'il ne participerait pas. Il avait toutefois demandé à Grégory Doucet d'afficher le portrait de Quentin Deranque sur l'Hôtel de ville.
16:52 - 3 200 participants à la marche à Lyon, selon la préfecture
Le cortège en hommage à Quentin Deranque a réuni 3 200 personnes, selon les chiffres communiqués par la préfecture du Rhône.
16:48 - Le sénateur LR Étienne Blanc présent “à titre personnel” dans le cortège
Selon les informations du Monde, un parlementaire du Rhône est présent à la marche en hommage au militant nationaliste à Lyon. Le sénateur Les Républicains Étienne Blanc a confié, au journal Le Monde, être présent "à titre personnel" à la marche en hommage à Quentin Deranque, à Lyon. "Je ne me voyais pas assez de couardise pour rester tranquillement chez moi au coin du feu. On ne peut pas laisser ça dans l’indifférence. J’affirme que je trouve cet assassinat monstrueux", a-t-il déclaré auprès de nos confrères.
16:11 - Plusieurs slogans politiques
Le cortège poursuit sa progression dans les rues de Lyon. Plusieurs slogans politiques sont notamment lancés depuis le début du rassemblement. Une banderole "l'extrême gauche tue" est notamment visible. Le slogan "LFI complice, anti-fa assassins" a aussi été lancé par une partie de la foule.
16:11 - Coup d'envoi de la marche blanche à Lyon
La marche blanche en hommage à Quentin Deranque vient de débuter à Lyon. Elle a commencé peu après 16 heures dans le VIIe arrondissement de la ville. Ce rassemblement, sous haute surveillance, a débuté dans le calme.
15:56 - Un portrait de Quentin Deranque sur la façade de l'hôtel de Région
Comme le fait remarquer Le Progrès, un portrait de Quentin Deranque se trouve sur la façade de l'hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes, installé à Lyon. Il s'agit d'une image en noir et blanc avec le nom du jeune homme, mort après avoir été passé à tabac.
15:05 - La marche n'a pas encore commencé
La marche blanche en hommage à Quentin Deranque devait commencer à 15 heures. Mais elle n'a pas encore débuté alors que des personnes sont bien présentes sur la place Jean-Jaurès, dans le VIIe arrondissement de la ville. Le cortège doit parcourir 1,4 kilomètre.
15:05 - Pas encore de marche mais des prises de parole
Le cortège devait s'élancer sous les coups de 15h. Mais la marche n'a pas encore débuté à Lyon. Des prises ont actuellement lieu au niveau de la place Jean Jaurès, point de départ de ce rassemblement.
14:39 - Jusqu'à 300 personnes présentes lors de la messe
Une messe avait lieu à Lyon dans l'église Saint-Georges, dans le Ve arrondissement de la ville. Elle est terminée, selon les informations de BFMTV. Le jeune homme fréquentait régulièrement la paroisse. Entre 200 et 300 personnes étaient présentes à cette messe. La marche en hommage à Quentin doit débuter dans une dizaine de minutes.
14:33 - Quel sera le parcours de la marche en hommage à Quentin Deranque à Lyon ?
Entre 2 000 et 3 000 personnes sont attendues dans les rues de Lyon, dans le Rhône, pour marcher en hommage à Quentin Deranque. Les manifestants suivront un parcours de 1 400 mètres dans le VIIe arrondissement. Le cortège s'élancera depuis la place Jean-Jaurès, à 15 heures, et il finira rue Victor-Lagrange, où l'étudiant nationaliste a été tué. Un important dispositif de sécurité est déployé tout au long de la manifestation.
14:04 - Le maire de Lyon appelle “à l’apaisement”
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a fait part de son inquiétude pour ce "jour de très grande vigilance", pour lequel la municipalité "a mobilisé des équipes supplémentaires de la police municipale [...] Ma responsabilité en tant que maire est de mobiliser nos forces et nos moyens pour que les Lyonnaises et les Lyonnais soient en sécurité tout le week-end", ajoute Grégory Doucet, qui a "de nouveau" appelé "à l'apaisement et à la prudence".
13:27 - "On ne tolérera pas le moindre incident", insiste la préfète du Rhône
"On ne tolérera pas le moindre incident au sein du cortège" en hommage au militant nationaliste Quentin Deranque, ni "en marge de cette marche", a déclaré samedi la préfète du Rhône Fabienne Buccio. Le dispositif renforcé pour l’occasion, avec des renforts humains et deux drones, "durera dans le temps, y compris dans la soirée", a-t-elle ajouté devant la presse.
13:21 - Une messe prévue à 14 h à Lyon avant la marche en hommage à Quentin Deranque
Olivier de Germay, archevêque de Lyon, a invité ceux qui le souhaitent à prier, ce samedi 21 février 2026, en hommage à Quentin Deranque, lors d’une messe prévue à 14 h dans l'église Saint-Georges, du Ve arrondissement. L'étudiant nationaliste fréquentait régulièrement la paroisse de Saint-Georges depuis sa conversion. Il était notamment engagé dans la chorale. Une messe qui aura lieu un peu avant que la marche ne s’élance à 15 h, place Jean-Jaurès.
12:55 - Le rassemblement en hommage à Quentin Deranque s’achève à Rennes
La préfecture d'Ille-et-Vilaine a fait savoir que le rassemblement en hommage à Quentin Deranque, à Rennes, était terminé. Quelque deux cents personnes s'étaient réunies place de la République, dans le centre-ville. Les forces de l'ordre ont dû "procéder à des sommations" et "utiliser des lacrymogènes" pour disperser "environ trois cents opposants à ce rassemblement", a ajouté la préfecture. La police poursuit "la dispersion des manifestants" antifascistes, rassemblés place Sainte-Anne.12:44 - La préfète du Rhône évoque une possible contre-manifestation à Lyon
Face à la presse à la mi-journée, samedi 21 février, Fabienne Buccio, préfète du Rhône, a fait part de ses craintes sur la tenue d'une contre-manifestation dans les rues de Lyon. "On a prévu qu'il pouvait y avoir une contre-manifestation", a-t-elle déclaré. La marche blanche doit débuter sous les coups de 15h dans le VIIe arrondissement. "C'est notre travail de prévoir et d'anticiper les choses", a expliqué Fabienne Buccio.
12:30 - Les déclarations de la préfète du Rhône sur le dispositif de sécurité
Moins de trois heures avant la marche blanche organisée en hommage à Quentin Deranque, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a pris la parole en milieu de journée. "Toutes les conditions de sécurité ont été prises", a-t-elle affirmé. Concernant le dispositif de sécurité, elle a annoncé la mobilisation d'effectifs importants de police et de gendarmerie. Le dispositif est "adapté" et "solide", a déclaré la préfète du Rhône. À ce stade, il n'y a eu aucune interpellation, selon Fabienne Buccio.
12:17 - Des militants de pays frontaliers attendus à Lyon
Jusqu’à 3 000 personnes sont attendues à Lyon ce samedi après-midi pour rendre hommage à Quentin Deranque. Des militants issus de pays étrangers pourraient aussi se rendre à Lyon. Ils devraient être des dizaines, selon une source policière à franceinfo. Ces personnes devraient venir d’Italie, de Belgique ou encore d’Allemagne.
11:35 - Jordan Bardella espère "le plus grand calme"
Jordan Bardella a demandé aux membres de son parti d'éviter de se rendre aux hommages. Pour le président du parti, "il est important de respecter la volonté de la famille" de Quentin Deranque. Les parents espèrent un "rassemblement dans le calme, dans la retenue et sans expression", a indiqué leur avocat, Me Fabien Rajon. "Cette manifestation, comme l'ensemble des hommages, doit s'organiser dans le plus grand calme", a également affirmé Jordan Bardella, craignant de possibles actions venant de l'ultragauche visant à provoquer le désordre.
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La préfecture du Rhône a autorisé la tenue de la manifestation comme l'avait annoncé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. "Je ne peux interdire une manifestation que quand il y a des risques majeurs de troubles à l'ordre public, et que je ne suis pas en mesure de le contenir", annonçait le locataire de Beauvau ce vendredi matin sur RTL. Plusieurs élus lyonnais ont pourtant appelé à l'interdiction de la marche blanche, à commencer par le maire écologiste Grégory Doucet qui estimait jeudi que l'"interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable" compte tenu des risques de troubles à l'ordre public et des risques d'affrontements.
La manifestation a été "encadrée pour éviter tout débordement" comme l'avait assuré le ministre. Le locataire de Beauvau a évoqué un dispositif policier "extrêmement important" composé d'effectifs locaux et de renforts mobiles "en nombre conséquent" déployés autour du cortège et en périphérie. Ce qu'a confirmé la préfète en évoquant une marche "encadrée strictement par la mobilisation d'un dispositif de sécurité important".
Quel a été le tracé de marche blanche pour Quentin Deranque ?
La manifestation censée rendre hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste battu à mort le 12 février en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à l'institut d'études politiques de Lyon, s'est tenue dans le 7e arrondissement de la capitale des Gaules. Le cortège s'est élancé peu après 16 heures alors qu'un départ sous les coups de 15 heures était annoncé. La marche a débuté "sur la place Jean Jaurès avant d’arriver rue Victor Lagrange où se sont déroulés les faits.
Le point d'arrivée de la marche blanche iavait suscité beaucoup d'inquiétude. La maire d'arrondissement, Fanny Dubot, avait précisé qu'il s'agit d'une "petite rue" située "contre la voie ferrée" . "Ça met en danger tout le monde, et notamment les habitants de cette rue", avait ajouté l'élue citée par France 3.
Des centaines de militants d'ultra-droite et d'ultra-gauches mobilisés ?
Si la marche blanche organisée en hommage à Quentin Deranque inquiète autant, c'est parce qu'elle pourrait encore donner lieu à des affrontements entre des militants d'ultra-droite et d'autres d'ultra-gauche. La manifestation, déclarée en préfecture par la militante anti-avortement et proche du jeune nationaliste Aliette Espieux, a rassemblé des membres d'organisations d'ultra-droite, a confirmé le ministre de l'Intérieur. Environ 1 000 militants de ce bord politique étaient attendus à la manifestation, selon une source policier contactée par franceinfo, dont quelques dizaines de personnes venant de pays voisins comme l'Italie, la Belgique ou l'Allemagne.
Une dizaine de groupuscules d'ultradroite étaient attendue dans le cortège ce samedi. Parmi eux : le collectif féministe Némésis, La cocarde étudiante, Action française, Génération Europe, Patria Albiges (Albi), Lotherbund (Lorraine), Ingouvernables Nancy et Jeunes d’Or (Montpellier). La présence d'un influenceur d'ultradroite avait aussi été également mentionnée sans que son nom ne soit révélé. L'organisatrice de la marche blanche, Aliette Espieux, a toutefois assuré que l'objectif n'était pas "d'en découdre".
Face à cette mobilisation, des groupes d'ultra gauche lyonnais ont appelé à "ne pas laisser la rue" à l'ultra-droite sur les réseaux sociaux. En réaction, environ 1 500 militants de la région sont attendus sur place pour organiser une contre-manifestations, selon la même source policière citée par franceinfo. Les renseignements n'ont toutefois pas détecté de volonté d'affrontements à ce stade. Au contraire, les militants seraient appelés à "se confiner".
Les parents de Quentin Deranque appellent à une manifestation "sans expression politique"
Dans un contexte politique explosif, des débordements et des affrontements violents ne sont cependant pas à écarter. D'autant que l'affiche annonçant la marche blanche pour Quentin Deranque pointe du doigt les "antifas" accusés d'avoir tué la victime. En parallèle, des tracts mis en circulation par l'ultra-gauche appellent à "tenir tête aux racistes et à la police qui les protègent" ou à "l'autodéfense populaire", rapporte France 3. Les parents de Quentin Deranque ont fait savoir qu'ils ne participeront pas à la marche blanche organisée pour leur fils. Ils ont également appelé les personnes souhaitant s'agréger à l'initiative à le faire "sans expression politique", a précisé leur avocat, Me Fabien Rajon sur RTL.
Du côté des politiques, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a recommandé à ses élus de ne pas se rendre à la marche blanche organisée en mémoire de Quentin Deranque. Le parti, qui a accusé La France insoumise d'avoir une responsabilité dans la mort du militant nationaliste en raison de ses liens avec des groupes antifascistes d'ultra-gauche, s'est également défendu d'avoir des liens comparables avec des groupuscules d'extrême droite. Ne pouvant ignorer les remarques sur les origines historiques du parti, Jordan Bardella a assuré que Marine Le Pen s'était affairée à nettoyer les rangs du RN.
Cécile Vassas