MUNICIPALES 2026 - Marseille trahie par Martine Vassal

Martine Vassal : biographie et actualités en direct - 20 Minutes

À l’approche du 2e tour des municipales de 2026 à Marseille, une évidence s’impose : la situation politique locale exige de la clarté, de la cohérence et du courage. Or, la candidature de Martine Vassal semble aujourd’hui incarner tout l’inverse.

Non pas par manque d’apprentissage — elle essaie depuis longtemps — mais par accumulation de signaux contradictoires qui finissent par brouiller son vieux message devenu creux et sans  crédibilité.

En effet, on ne gouverne pas durablement dans un climat de suspicion. Les enquêtes judiciaires en cours, quelles qu’en soient les conclusions futures, installent un doute. Et en politique, le doute est souvent plus destructeur que la faute elle-même.

Ajoutons à cela des accusations récurrentes de favoritisme, de pratiques discutables, de gestion contestée : même rejetées, elles laissent une trace. Marseille n’a pas besoin d’un énième feuilleton politico-judiciaire ; elle attend une rupture nette avec ces pratiques qui alimentent la défiance depuis des décennies.

Par exemple, la reprise de la devise associée au Régime de Vichy n’est pas un simple “dérapage”. C’est une faute politique de débutant irrécupérable. Dans une ville comme Marseille, diverse, complexe, marquée par son histoire, les symboles comptent.

On ne peut pas, d’un côté, se revendiquer d’un héritage républicain exigeant, et de l’autre, manipuler à la légère des références aussi lourdes de sens. Ce n’est pas seulement une erreur de communication, c’est une faille de jugement.

Car, pendant que les responsables politiques s’enlisent dans les polémiques, une autre réalité s’impose : celle du terrain.

Dans plusieurs quartiers de Marseille, le narcotrafic structure désormais une économie parallèle, avec ses règles, ses réseaux, sa violence. Les forces de l’ordre interviennent, souvent avec courage, mais dans des conditions de plus en plus difficiles face à des organisations agiles et déterminées et dont les liens avec des mouvances islamistes et étrangères sont bien dessinées. Rappelons simplement que DZ (dans DZ mafia) signifie Algérie.

Les habitants, eux, ne demandent pas des slogans. Ils demandent des résultats. Ils veulent savoir qui est capable, concrètement, de reprendre le contrôle, de rétablir l’ordre, de garantir une vie quotidienne normale.

C’est là que le décalage devient problématique : entre un discours politique ferme et une impression d’impuissance persistante.

Disons le clairement, à force de vouloir parler à tout le monde, on finit par ne plus convaincre personne.

Les signaux envoyés ces derniers mois — ouverture à certaines thématiques du Rassemblement national, maintien de liens avec des forces centristes et macronistes, opposition frontale à La France insoumise — dessinent une stratégie qui ressemble davantage à un équilibre instable qu’à une vision assumée.

Or, Marseille n’a pas besoin d’équilibrisme. Elle a besoin d’un cap.

La conséquence de ces ambiguïtés est simple : elles ouvrent un espace politique à ses adversaires. Dans une ville où le paysage électoral est fragmenté, où les colères sont nombreuses et les attentes immenses, chaque faiblesse est immédiatement exploitée.

Une candidature maintenue en dépit du bon sens et de la loyauté due à tous les Marseillais ne fait pas que faire perdre les valeurs de la France mais elle ouvre la porte à la France Insoumise, le plus grand danger que cours la France aujourd’hui après avoir connu durant dix ans les avanies mortifères de la macronie. S’en relèverait elle ?

La seule question qui se pose est la suivante : Marseille peut-elle encore se permettre des candidatures hésitantes, fragilisées, contestées, controversées et au bout du compte favorable à ceux qui enfonce chaque jour un peu plus la capital Phocéenne ?

La réponse est non bien sûr.

Parce que Marseille n’est pas une ville comme les autres. Parce que ses défis sont immenses. Et parce que, face à ces défis, les électeurs pourraient bien, cette fois, privilégier la clarté à l’habitude, la cohérence aux compromis, et l’efficacité aux postures.

Espérons qu’avec Franck Allisio et sans Martine Vassal, Marseille boutera Payan et ses amis de La France insoumise pour enfin redevenir cette belle ville Française capitale de la Provence éternelle.

Jean-Jacques Fifre

Date de dernière mise à jour : 21/03/2026

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