POLITIQUE - Jack Lang, l'intouchable ...

Peut être un dessin de texte qui dit ’DOUBILE RETRAITE PEICSO υοoί Affaire AthureBr Ep- Cumul des Mand. des INTOUCHABLE’

Billet d’humeur par Pierre Nerval

Jack Lang, l’éternel intouchable

Il y a en France des citoyens ordinaires, ceux qui comptent leurs fins de mois, et puis il y a les immortels de la République. Jack Lang appartient manifestement à cette seconde catégorie, celle où le temps, les affaires, les dettes et les scandales glissent comme l’eau sur les plumes d’un canard subventionné.

Des décennies à la charge du contribuable, une carrière rythmée par les cumuls emploi-retraite, les fauteuils confortables, les missions floues, les budgets élastiques et les notes laissées chez le traiteur. Une vie publique généreusement financée, mais dont l’utilité réelle reste, disons… conceptuelle.

Et pourtant, malgré les casseroles, malgré les polémiques à répétition, malgré les affaires qui collent aux semelles depuis trente ans, il ne se passe jamais rien. Absolument rien.

Pas une mise à l’écart durable.

Pas une vraie reddition de comptes.

Pas même une gêne durable dans le regard de ceux qui continuent à le célébrer.

Aujourd’hui, l’ancien ministre et sa fille Caroline se retrouvent cités dans le cadre de l’affaire Epstein. On nous explique alors, avec un flegme admirable, que « rien ne laissait supposer » les crimes du personnage. Formule magique. Incantation républicaine. Phrase-parapluie, déjà entendue mille fois, et qui sera encore servie demain par tous ceux qui auront croisé, salué, dîné ou fréquenté l’indéfréquentable.

Curieuse époque où les réseaux existent, mais jamais la responsabilité, où les relations sont reconnues mais toujours innocentes, où les proximités sont admises mais toujours fortuites.

Une époque où l’on peut fréquenter les pires cercles sans jamais rien voir, rien entendre, rien comprendre. Une époque de cécité sélective, réservée aux élites.

Jack Lang, c’est finalement le symbole parfait de cette impunité mondaine : toujours du bon côté du tapis rouge, toujours protégé par le brouillard culturel, toujours absous par avance au nom de l’art, de la tolérance et du progressisme autoproclamé.

Dans n’importe quel autre pays, dans n’importe quel autre milieu, un tel empilement de controverses aurait conduit à une mise à l’écart définitive. En France, au contraire, on recycle, on reconduit, on honore.

Parce que certains ne tombent jamais. Ils flottent.

La morale ?

Elle ne s’applique visiblement pas à ceux qui vivent hors sol, hors conséquences, hors réalité.

La République est sévère avec les faibles, indulgente avec les puissants, et d’une mansuétude quasi maternelle avec ses vieilles idoles fatiguées.

Circulez, il n’y a rien à voir. Comme d’habitude.

Pierre Nerval

Publication de Patrick Bailly

Date de dernière mise à jour : 15/02/2026

Questions / Réponses

Aucune question. Soyez le premier à poser une question.
Anti-spam
 
1 vote. Moyenne 4 sur 5.