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POLITIQUE - Les antifas assassins sont des communistes, des gauchistes et surtout des fascistes

Mort de Quentin D. : La France insoumise mise en cause par la droite et  l'extrême droite

Dans une société décadente, le politique est le champ des pulsions de bas instincts Et dans l’irrationnel, toute pulsion rejoint vite son contraire. De la liberté à la soumission, de l’amour à la haine, du plaisir au suicide. Ce pas est franchi lorsque le langage n’est plus signifiant, mais inversion du réel. C’est le cas.
Le politique profane, la philosophie moderne, le fondement de la démocratie, le critère des élites, le rapport de l’athéisme à la violence… Cette discussion n’a pas lieu. Un autre débat agite : est-on un fasciste, un représentant du mal ou un antifasciste, un représentant du bien ?
Celui qui dénonce la Démocratie comme une imposture, celui qui explique l’échec de l’élite par la philosophie égalitaire, celui qui a des prétentions patriotes ou identitaires, est aussitôt traité de fasciste. Hitler s’est inspiré de la philosophie inégalitaire nietzschéenne, de la critique du parlementarisme pour se justifier. Pour se garantir du risque de fascisme, tout le monde se doit d’être démocrate, socialiste.

Or, tous les fascismes, y compris le communisme, ont vu le jour dans l’ère démocratique. Les fascismes sont internes à la Démocratie, puisque Mussolini, Hitler, Staline, ont été des dictateurs élus par le suffrage populaire. Macron est un dictateur élu par le suffrage populaire.
Gabriel Marcel, philosophe français (1889-1973), l’a dit : « Les fascismes, quels qu’ils soient, n’ont jamais été que des maladies de la démocratie ». Des réponses à son vide politique, ou à sa perversion.
Les idéologies socialistes et gauchistes créent de nouveaux fascismes, parce qu’elles poursuivent les mêmes buts que les anciens, à savoir détruire la tradition européenne. En cela, ces idéologies sont identiquement modernes. Toute philosophie qui entend libérer l’homme en faisant table rase de son passé, notamment religieux, est moderne. Chacune de ces philosophies vise à créer un homme nouveau. C’est le cas de tous les fascismes, anciens et nouveaux, qui sont donc tous modernes. Et cette utopie est source de violence.

Antonio Gramsci, communiste italien (1891-1937), discerne vers 1920 le rôle de la société civile dans la révolution : « La prise de pouvoir ne s’effectue pas seulement par une insurrection politique qui prend l’Etat en main, mais par un long travail idéologique dans la société civile qui permet de préparer le terrain ».
Gramsci assigne aux intellectuels un rôle primordial dans la préparation de la révolution socialiste, à savoir gagner la guerre culturelle. Les intellectuels ont créé une telle pollution sur la pensée qu’un nouveau conformisme est né, le conformisme socialiste.
Ce conformisme socialiste est à la fois bourgeois et maçonnique. Il lance des imprécations. Tous ceux qui s’opposent au mondialisme capital-socialiste sont traités de fascistes. Le mondialisme, construit au bénéfice du capital, est culturellement et politiquement socialiste, donc capital-socialiste. Le conformisme culturel gauchiste a gagné. Il s’appelle maintenant gauchisme, et inclut des communistes.
L’Église catholique, le traditionalisme catholique, les nationalismes, sont accusés de fascisme. L’argument est si dévoyé que pour les écologistes, les passionnés de corrida et les chasseurs sont des fascistes.

En conséquence, un redressement du langage politique devient l’indispensable préliminaire à une libération de la pensée. « L’importance de la sémantique est capitale. Les mots ont un sens… Il faut justement nommer les choses, sinon non seulement on s’y perd, mais on se trompe et on trompe ».
Le mouvement fasciste apparaît comme une expression typique du désarroi de l’Italie d’après-guerre. De même, l’itinéraire politique de Mussolini témoigne de la confusion entretenue dans les esprits par l’exaltation de la violence.
Le 23 mars 1919, à Milan, Mussolini fonde les premiers Faisceaux italiens de combat (fasci), groupant des anarcho-syndicalistes, des nationalistes d’extrême droite, surtout des anciens combattants. Le terme de fasci est ambigu. À la fin du XIXe siècle, il avait désigné en Sicile des groupes de paysans révoltés et présente donc une connotation révolutionnaire. Mais Mussolini fait aussi référence au faisceau des licteurs antiques, « symbole de l’unité, de la force et de la justice ». Les licteurs étaient chargés de protéger et d’exécuter les décisions des magistrats, soit par une punition corporelle, avec des verges, soit par une mise à mort par décapitation avec la hache.

Après une défaite électorale, Mussolini transforme les Faisceaux en formations paramilitaires : les fascistes constitueront des milices, les « squadre ». Leurs membres porteront la chemise noire, symbole du deuil de l’Italie. Ils seront armés et encadrés par des officiers et devront obéir aveuglément au Duce.
Le but des fascistes est d’abattre leurs adversaires socialistes et communistes, de démontrer la faiblesse des mouvements libéraux, et de se poser comme défenseurs de l’ordre social.
Dès le milieu des années 1920, les milices fascistes entreprennent des expéditions punitives. Les locaux des organisations politiques et syndicales d’extrême gauche sont pillés et incendiés, leurs dirigeants abattus ou humiliés publiquement, contraints d’ingurgiter de l’huile de ricin ou bâtonnés. Tous ceux qui ne saluent pas assez vite les fanions des squadristi subissent le même sort : le gourdin devient le symbole de l’activisme et de la virilité fascistes. Le plus souvent, les autorités locales, terrorisées ou complices, laissent faire. L’agitation gagne l’Italie entière.
En 1922, à la suite d’un coup de force, Mussolini prend le pouvoir. Un service de police politique est adjoint aux milices fascistes. La presse, la radio, le cinéma sont soumis à une censure stricte. Le délit d’opinion est établi et les peines prévues en matière politique renforcées. Les organisations politiques non fascistes sont interdites. L’opposition est muselée.
Mussolini insiste sur le caractère spécifiquement italien du fascisme, mais l’avènement du national-socialisme témoigne des progrès de l’Etat totalitaire. Dès lors, le terme de fascisme set à désigner un modèle politique nouveau, opposé à l’Etat démocratique et libéral comme au socialisme. L’Allemagne et l’Italie vont mener une croisade universelle contre la démocratie. À partir de 1940, l’Europe occupée voit le triomphe des minorités fascistes.

En 1933, Mussolini parle d’Etat totalitaire, « pour installer le corporatisme complet, intégral, révolutionnaire… après le parti unique, il faut l’Etat totalitaire ». Dans l’esprit de ses fondateurs, le fascisme est une dictature au service d’un Etat totalitaire. À cette date, Hitler a déjà défini l’Etat allemand comme un Etat total, (totaler Staat).
Ainsi, l’Etat totalitaire italien, puis l’Etat total de Hitler apparaissent comme une même tentative pour opposer un contre-modèle à l’Etat libéral.
Pour les fascistes, le totalitarisme ne saurait se confondre avec le bolchevisme. La dictature totalitaire est imposée à la société tout entière. La dictature du prolétariat est la dictature d’une classe.

Donc, au sens strict, le fascisme ne s’applique qu’au régime mis en place en Italie par Mussolini. Mais au sens large, le fascisme désigne toutes les doctrines visant à substituer un régime autoritaire à un régime démocratique. C’est la définition des dictionnaires.
Le Robert : « Doctrine, système politique que Mussolini établit en Italie en 1922. Le fascisme instaurait une dictature. Par extension, toute doctrine visant à instaurer dans un Etat une dictature de type mussolinien ».
La nouvelle Encyclopédie : « toute doctrine visant à remplacer un régime démocratique par un régime autoritaire ».
Sous cet angle, le national-socialisme allemand est un fascisme. Le communisme est un fascisme parce qu’il substitue la dictature du prolétariat à la Démocratie. Le national-socialisme et le communisme sont pareillement des fascismes.

Ce dénominateur commun explique le pacte germano-soviétique par lequel national-socialisme et communisme s’étaient unis contre les démocraties occidentales. Le maintien des alliances électorales avec les communistes illustre l’hypocrisie des socialistes.
Ces complicités sont doctrinalement logiques car les points de convergence du fascisme et du socialisme sont plus nombreux et plus profonds que leurs divergences.
En effet, ils ont la même nature philosophique. Ce sont deux athéismes de conception moniste. Le monisme considère un réel unique, qu’il soit matière ou esprit, et s’oppose au dualisme dans lequel la matière est créée par Dieu. Les deux monismes fasciste et socialiste ont été fondés en philosophie par des disciples de Friedrich Hegel, franc-maçon protestant, (1770-1831). Marx reprend la dialectique hégélienne, et l’athéisme de Feuerbach. Les idéalistes allemands reprennent la phénoménologie de l’Esprit de Hegel.
Il y a deux socialismes, le socialisme athée et le national-socialisme. Ils se sont alliés pour détruire les nations européennes chrétiennes. C’est logique car tous les socialismes sont révolutionnaires et découlent de la philosophie de Hegel. Les deux socialismes sont également réunis par leur source commune, le Talmud, lointaine origine du monisme métaphysique et du collectivisme de Marx.
Le socialisme, sous toutes ses formes, est une doctrine orientale, inspirée par l’ésotérisme juif, arrivée en Occident avec le catharisme.

Fascisme et socialisme appliquent tous deux la théorie hégélienne de l’Etat. Ce sont deux étatismes déviant en totalitarismes. L’Etat est un absolu. L’individu et sa liberté sont soumis au bien commun.
Le fascisme est un irrationalisme inégalitaire. Le socialisme est un rationalisme égalitaire. Mais cette opposition est plus formelle que réelle. Le socialisme étant fondé sur le rationalisme philosophique, il est aussi irrationnel que le fascisme. Et les deux systèmes parviennent à des modes de gouvernement quasi identiques.

Fascisme et socialisme prônent pareillement les nationalisations et l’étatisation. Tous deux dévient en dictatures. Nomenclature, propagande et répression sont des constantes des deux régimes.

Fascisme et socialisme mettent la main sur les appareils d’Etat. La pyramide fasciste descend du guide ou du Führer vers la base par les faisceaux, d’où le terme fasciste. La pyramide communiste monte de la cellule vers le premier secrétaire du parti. Les pyramides sont donc inversées, mais Staline ou Gorbatchev avaient autant de pouvoir que Mussolini ou Hitler… ou Macron.

Fascisme et socialisme ont utilisé la violence. Mussolini entre dans Rome et dit : « C’est à Sorel que je dois le plus ». Georges Sorel, philosophe français (1847-1922), apologiste de la violence. Tous les révolutionnaires du XXe siècle se sont inspirés de lui. Or, Sorel était aussi un admirateur de Marx.

Fascisme et socialisme ont interné des populations civiles. Le goulag a préexisté aux camps de concentration, et a survécu longtemps après la fin de la guerre.

Fascisme et socialisme utilisent la propagande. La « Feld-propagand » répétait cette consigne « à des auditoires les plus répandus possible, dans les radios, les associations, les mouvements de jeunesse, etc, des paroles identiques à celles par lesquelles les enseignants façonnent les esprits dans l’éducation ». Les médias modernes égrènent inlassablement et sans contradictions le même prêt à penser culturel.
Dans Sociologie de la Révolution, Jules Monnerot, sociologue français (1909-1995), démontre que les luttes doctrinales entre fascismes et socialismes leur permettent de s’auto-alimenter. Le fascisme se nourrit de la menace socialo-communiste. Il détourne le prolétariat de la révolution socialiste vers un ordre nouveau. Les socialismes brandissent la menace fasciste, accèdent et se maintiennent au pouvoir en créant des fronts antifascistes, lesquels permettent d’inclure des communistes. Les socialistes maintiennent la menace fasciste, même si elle est illusoire.

Les fascismes et les socialismes permettent d’éviter le retour au passé, de continuer et d’amplifier l’exploitation du peuple, par la force ou la démagogie. Les francs-maçons et les financiers se trouvent derrière les deux types de systèmes.

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec les antifas. Les antifas constituent des milices fascistes au service d’un pouvoir totalitaire, et reprennent les méthodes des fascistes italiens :
expéditions punitives, pillage des locaux adverses, humiliation, diabolisation des opposants,
ratonnades, représailles, violences physiques exercées à l’encontre des détracteurs, pour des raisons exclusivement politiques et idéologiques,
délit d’opinion, peines politiques, interdiction des organisations non fascistes,
bâillonnement de l’opposition, censure de la presse, de la radio, de la télévision, du cinéma,
service de police politique,
substitution d’un régime autoritaire à un régime démocratique, croisade contre la démocratie,
volonté de faire table rase du passé, notamment le passé chrétien catholique.
Les autorités, terrorisées, et surtout complices, laissent faire et protègent les antifas.

Les antifas, issus de la gauche, du socialisme, du communisme, du gauchisme, se coulent dans cette idéologie mondialiste totalitaire, s’en prennent très violemment à tous les mouvements antagonistes, à titre collectif ou individuel, et ne reculent pas devant le crime et l’assassinat. Quentin D. est leur victime malheureuse et innocente. Toutes nos pensées vont à ses parents et à sa famille.
Les antifas sont certes des communistes, des gauchistes, mais aussi et surtout des fascistes.

Jean Saunier

Date de dernière mise à jour : 19/02/2026

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