
Le président américain a inauguré son club de dirigeants, demandant à chacun de sourire sur la photo.
Donald Trump a annoncé jeudi que les États-Unis contribueraient à hauteur de 10 milliards de dollars au «Conseil de paix» qui tient sa première réunion à Washington. La mission initiale du «Conseil de paix» est d’œuvrer à la reconstruction de la bande de Gaza, mais le président américain l’a doté d’une vocation plus large visant à la résolution des conflits dans le monde.
Cette première réunion s'est faite sur fonds de rumeurs sur une opération militaire massive contre l’Iran. Téhéran doit conclure un accord «pertinent» ou «de mauvaises choses» arriveront, a menacé le président américain, qui se donne «dix jours» pour décider si un compromis est possible entre les deux pays ennemis.
La paix est «un mot facile à dire, mais difficile à produire», a encore dit le dirigeant républicain, qui a intensifié le déploiement naval et aérien au Moyen-Orient.
La rencontre a commencé par une photo de famille, tandis que résonnait une bande sonore faite des tubes préférés de Donald Trump, allant d’Elvis Presley à James Brown. «Tout le monde aime la musique?», a commenté le milliardaire de 79 ans, en engageant ses invités à «sourire».
Sur l’estrade, le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar s’est tenu aux côtés du Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani.
Infantino présent
Le président américain, dans un discours largement improvisé et très hétéroclite, a rendu hommage à certains alliés présents, comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban ou le président argentin Javier Milei. Il a complimenté certains invités pour leur belle allure, d’autres pour leur fortune. Il a aussi salué la présence du patron de la FIFA, Gianni Infantino.
47 pays dont seulement certains sont membres à proprement parler du «Conseil», et l’Union européenne, en «observatrice», doivent discuter de la reconstruction et de la stabilisation du territoire palestinien, mission première de cet organisme entièrement à la main du président américain. La rencontre a lieu dans un «Institut pour la paix» qui porte depuis peu le nom de Donald Trump sur sa façade.
Selon la Maison-Blanche, des engagements financiers de 5 milliards de dollars seront annoncés pour le territoire palestinien dévasté, ainsi que l’envoi de «milliers» de militaires pour une force de stabilisation. Le chef de l’administration provisoire de la bande de Gaza, le Palestinien Ali Shaath, est parmi les participants.
Antoine Colvert - La France Libérée