
Pour l’instant, «nous n’avons pas de réponse et c’est un point d’insatisfaction», a affirmé la conseillère d’État genevoise Carole-Anne Kast, parlant de la France. «Nous sommes un peu frustrés», a-t-elle ajouté
Les autorités genevoises ne voient pas d’un bon œil la tenue d’un contre-sommet dans le canton et se disent frustrées par le silence français.
La Suisse a demandé à la France d’accueillir sur son sol les manifestations liées au G7 d’Évian en juin prochain, ont annoncé mardi les autorités genevoises.
Une coalition d’ONG a déjà annoncé vouloir manifester à Genève à l’occasion de la tenue du prochain sommet du G7 organisé du 15 au 17 juin en France à Évian, ville voisine de Genève sur les rives du lac Léman.
Mais les autorités genevoises ne voient pas d’un bon œil la tenue d’un contre-sommet dans le canton, encore très marqué par les violences occasionnées par des casseurs lors du G8 d’Évian en 2003.
Ce sont des «inquiétudes légitimes», a déclaré à la presse la conseillère d’État genevoise Carole-Anne Kast, chargée notamment de la sécurité.
Genève et la Suisse n’étant ni organisatrices, ni parties prenantes au G7, «nous considérons que le pays organisateur, la France, doit pouvoir garantir sur son territoire un lieu susceptible d’accueillir un contre-sommet et ou des manifestations liées au G7», a-t-elle indiqué.
Selon un communiqué du canton de Genève, ce dernier et la Suisse «négocient» actuellement avec la France à ce sujet.
«Le Conseil d’État n’acceptera pas que, comme en 2003, notre canton ait à en subir les nuisances», insiste le communiqué.
Pour l’instant, «nous n’avons pas de réponse et c’est un point d’insatisfaction», a affirmé Mme Kast. «Nous sommes un peu frustrés», a-t-elle ajouté.
À l’approche du G7, les autorités suisses ont mis en place un dispositif important d’accueil, de coordination et de sécurité, en collaboration avec la France. En raison de la proximité géographique, le canton de Genève est fortement mobilisé.
Il est prévu que l’aéroport de Genève constitue le point principal d’arrivée.
Dans le cadre des mesures de sécurité, le gouvernement suisse a annoncé fin janvier avoir approuvé «l’engagement subsidiaire d’un effectif pouvant aller au-delà de 2000 militaires, mais limité à un maximum de 5000, en service d’appui».
L’armée suisse sera engagée sur terre, sur le lac et dans l’espace aérien et agira en coordination avec l’armée française.
Le Cahier Quotiden