
Le président américain avait averti qu’il n’accepterait pas que Mojtaba Khamenei prenne la relève de son père.
Donald Trump a dit lundi au «New York Post» n’être «pas content» de l’élection de Mojtaba Khamenei comme guide suprême iranien, pour succéder à son père Ali Khamenei, tué au début de l’offensive israélo-américaine.
«Je ne suis pas content», a dit le président américain, qui se trouve à Miami où il assistera plus tard à une conférence avec les républicains, au quotidien.
Toute autre ambiance à Téhéran, où, poings levés scandant le nom de Mojtaba Khamenei, portraits du nouveau guide suprême et drapeaux en main, des milliers d’Iraniens ont affiché lundi leur allégeance au nouveau dirigeant de la République islamique d’Iran.
Au dixième jour de guerre et malgré les risques de bombardements israélo-américains, des retraités, des représentants du clergé en turban, des femmes majoritairement en tchador noir et même des enfants noircissent l’emblématique place Enghelab, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Un animateur, micro en main sur une scène, électrise la foule dans le centre de Téhéran où retentit une musique religieuse iranienne. Le public se met immédiatement au garde à vous lorsque raisonne l’hymne de la République islamique.
Mojtaba Khamenei, une personnalité discrète mais parmi les plus influentes de la République islamique, a succédé dimanche soir comme guide suprême à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre avec Israël et les États-Unis qui embrase la région depuis.
Lundi, des images d’archives de Mojtaba Khamenei à la télévision le présentent comme dévoué à la République islamique depuis son plus jeune âge. Il avait notamment combattu sur le front lors de la dévastatrice guerre Iran-Irak (1980-1988). Mojtaba Khamenei, qui a suivi des études religieuses aux séminaires de Qom, a appris l’arabe et l’anglais qu’il parle couramment, selon la télévision d’État.
Pas encore d'apparition publique
Les Gardiens de la Révolution, les forces armées, la police et la diplomatie lui ont prêté allégeance.
«Dieu est grand», «Mort à l’Amérique!», «Mort à Israël!», scandent des milliers d’Iraniens venus à leur tour afficher leur soutien au nouveau guide suprême. Malgré la liesse, une certaine tension est perceptible sur la place Enghelab, où la foule agite des drapeaux de la République islamique.
Des forces de sécurité lourdement armées sont parfaitement visibles, perchées sur des véhicules blindés ou sur les toits des immeubles. Le nouveau numéro un de la République islamique n’est pas encore apparu publiquement depuis sa désignation à la fonction suprême, mais son visage est déjà partout sur des affiches.
Le LIvre de Guerre