Stéphane Bern vent debout contre les éoliennes

Stéphane Bern, journaliste et animateur chargé de la mission Patrimoine en péril, signe une tribune au vitriol dans FigaroVox dimanche 30 mai contre Barbara Pompili et "la véritable calamité écologique que constitue l'implantation abusive et anarchique des éoliennes terrestres ou en mer".
"Il est grand temps de dénoncer cette supercherie. L'énergie éolienne n'est en rien écologique et renouvelable.

Elle pollue gravement la nature et détruit le patrimoine naturel et bâti de la France, ces sites remarquables de beauté et ces joyaux architecturaux dont nous sommes collectivement dépositaires et que les éoliennes défigurent". L'animateur TV et radio Stéphane Bern est en colère. Dans une tribune anti-éoliennes, publiée dimanche 30 mai au soir dans les colonnes du Figaro, il frappe fort d'entrée. Pour lui, "les éoliennes sont une négation de l'écologie".
Il tempête contre la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, et crée des remous au sein du gouvernement à trois semaines des élections régionales et un an du scrutin présidentiel alors qu'il a été chargé par le ministère de la Culture de sauvegarder le patrimoine français.

STÉPHANE BERN

Stéphane Bern accuse la ministre de contrevenir "à la loi écocide qu'elle fait voter en se rendant coupable de destruction d'un patrimoine naturel, d'atteintes à la biodiversité, d'artificialisation des sols et de soutien aux énergies fossiles... car, en fin de compte, les éoliennes fonctionnent seulement 25 % du temps et nécessitent l'aide de centrales à charbon, qui rouvrent notamment en Allemagne". "Les éoliennes terrestres ou maritimes sont responsables d'un drame écologique en ruinant la biodiversité", pointe-t-il, tuant des oiseaux, parfois protégés.
Stéphane Bern remet par ailleurs en cause la composition même des pales des éoliennes, citant des matériaux composites qui mélangent fibres de verre, résine de polyester ou encore fibres de carbone.
"Cette composition fait que ces pales ne sont pas recyclables, contraignant ainsi les exploitants à les enfouir lors du renouvellement ou du démantèlement d'éoliennes. C'est un cadeau empoisonné laissé aux générations futures", s'indigne-t-il.

82% des Français ont une bonne image de l'éolien
L'écrivain estime que
"l'immense majorité des ruraux refusent de voir leur environnement pollué par cette énergie inutile, coûteuse, non recyclable, dont les nuisances sont visuelles et sonores, qui ruine la valeur de leur maison, sans qu'ils ne puissent jamais rien dire, pour la simple et unique raison qu'ils n'ont plus voix au chapitre". Toutefois, selon le baromètre de l'Institut de sûreté nucléaire (IRSN) sur la perception des risques dévoilé le 26 mai, 82% des Français ont une bonne image de l'énergie éolienne. Le parc éolien est jugé comme la plus acceptable des installations : 41% des sondés accepteraient de vivre près d'éoliennes, 22% près d'une ligne à autre tension, 16% près d'une centrale nucléaire.

Les éoliennes sont devenues ces dernières années un sujet politique. Et Stéphane Bern n'est pas le seul à torpiller la ministre de la Transition écologique pour sa politique. Dans la plupart de ses déplacements pour les régionales, Marine Le Pen, partisane de longue date du nucléaire, fustige les éoliennes, qu'elle envisage de
"démonter" si elle arrive à l'Elysée.

Bern et Le Pen, même combat
Comme Stéphane Bern, la fille de Jean-Marie Le Pen assure que les parcs éoliens terrestres sont une "
pollution" visuelle et un "drame économique" qui amoindrit la valeur des biens immobiliers. En mer, les éoliennes vont empêcher de "pêcher", estime-t-elle. L'ex-directeur du contre-espionnage et ex-député UDF, Yves Bonnet, a déjà rejoint Nicolas Bay, le candidat RN en Normandie pour "mettre fin au mirage éolien". Les Républicains, quant à eux, réclament un "moratoire" sur l'éolien.

Par cette tribune, Stéphane Bern a pour sa part voulu répondre à Barbara Pompili qui, le 28 mai, a tenté de démonter les 
"contre-vérités" accablant l'éolien. "Oui, les énergies renouvelables sont intermittentes, mais le réseau gère et les progrès du stockage régleront le sujet. Oui, elles sont déjà compétitives et le seront plus encore demain. Non, rien ne dit que l'éolien fait chuter les prix de l'immobilier, hors cas particulier", a-t-elle déclaré, dénonçant des "campagnes de désinformation alimentées avec cynisme par quelques opportunistes politiques".

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