LES MYSTÈRES DE PARIS (NOTRE-DAME)

L’incendie de Notre-Dame de Paris reste un grand mystère à l’heure d’aujourd’hui. Bien sûr, il y a la thèse officielle qui affirme que la catastrophe est simple accidentelle et qu’elle n’a rien à voir avec un acte criminel. Mais qui peut croire à une telle version ?

Notre-Dame de Paris est l’un des rares monuments français qui bénéficie d’une protection exceptionnelle en matière d’incendie et de dégradation. Et quand on pratique des travaux sur cet édifice, les précautions sont encore plus affinées, en raison notamment de l’âge du monument et des matériaux qui le composent.

Les spécialistes, eux-mêmes, qui ont travaillé sur l’édifice auparavant ou qui sont intervenus directement sur la cathédrale sont unanimes sur ce point : aucun incendie d’une telle ampleur ne pouvait se déclarer sur les bâtiments et, compte tenu de l’heure de la journée où la sécurité est permanente, un départ d’incendie aurait du être circonscrit très rapidement, sans pouvoir faire de si importants dégâts.

Alors, il y a vraiment des questions que l’on est en droit de se poser.

1. théorie de l’attentat. À ce jour, elle paraît peu probable. Le site est très étroitement surveillé et il paraît extrêmement difficile d’accéder à certains lieux interdits au public, sans être repéré.

2. théorie de la malveillance. C’est celle qui paraît la plus probable. Il est possible qu’une ou plusieurs personnes ayant accès aux différents endroits du site, puissent avoir organisé l’incendie pour diverses raisons : perversité d’un ou plusieurs individus, calcul machiavélique, vanité stupide, affirmation virile, désir d’assister à un spectacle inédit, comportement anti-religieux, sachant que la liste de ces raisons n’est pas exhaustive.

De toute manière, l’enquête devra déterminer les causes réelles de ce gigantesque incendie. Que la catastrophe vienne d’un fait volontaire ou involontaire, il existe toujours des responsables, ne serait-ce qu’au niveau des personnes chargées de la sécurité de l’édifice qui, dans un pareil cas, auraient fait preuve d’une grande négligence.

Pierre Reynaud

NOTRE-DAME DE PARIS EN FLAMMES