RÉVOLUTION ...

ET RÉVOLUTION NATIONALE

Voici un mot, révolution, qui à des raisons de faire peur, quand un homme politique l’utilise à des fins électorales ou démagogiques.

La révolution appartient au peuple et personne n’a jamais vu un jour dans une démocratie digne de ce nom, un chef d’État ou un futur dirigeant engager un politique de changement qui serait considérée comme révolutionnaire.

De toutes les présidences de la République, de la IIIème à la Vème incluse, aucun candidat politique, ni aucun chef de gouvernement n’ont adopté un tel emblème faisant clairement référence à la révolution, à l’exception toutefois de Philippe Pétain mais, faut-il bien le préciser, le régime de Vichy ne fut jamais de près ou de loin une république.

1. La Révolution selon Macron

C’est en novembre 2016 que le futur candidat Macron lance un essai avec un titre plutôt audacieux : « Révolution ». L’ouvrage était ceint d’un large bandeau bleu comportant le texte suivant : « C’est notre combat pour la France ». le livre commençait par le mot « Affronter » en se terminant par un autre mot « Belle ». Un programme alléchant à première vue, beau comme une révolution réussie, sachant que, généralement, les révolutions écrites à l’avance, se terminent toujours par des échecs lamentables.

2. La Révolution selon Pétain

Contrairement à Emmanuel Macron, le Maréchal Pétain n’a pas écrit un livre sur la révolution, mais il a mis en place officiellement une idéologie qui perdurera entre juillet 1940 et août 1944, c’est à dire pendant toute la période de l’occupation de la France par l’Allemagne nazie.

Cette révolution nationale fut une volonté de « révolutionner » la société française et à l’époque, l’État s’emploie à réformer activement le pays avec 16.786 lois et décrets promulgués en seulement quatre années de pouvoir. Cette révolution se traduit par une nouvelle législation d’un régime politique qui fait rupture avec un certain nombre de principes républicains. À la Libération de la France, une partie des lois de Vichy sera abrogée par l’ordonnance du 9 août 1944, mais certaines dispositions auront un incidence réelle sur les régimes des IVème et Vème Républiques.

Pour revenir à Emmanuel Macron, il faut indiquer que les Français attendaient beaucoup du nouveau président et de son gouvernement. Nombreux sont ceux qui ont pensé que son élection en 2017, serait bénéfique à la France, le chef de l’État voulant rompre avec un "vieux monde" et souhaitant donner à la Nation, un nouvel élan économique et social, c’est-à-dire une position que le pays avait perdu au cours des dernières décennies.

Hélas, la situation s'est révélée toute autre. En quelque sorte, au bout de deux années de présidence ou presque, le bilan de Macron s’est révélé entièrement négatif :

- Aucune réforme notable pour améliorer le quotidien des Français.

- Aucune diminution sensible du chômage, alors que de nombreuses grandes entreprises françaises sont en cours de fermeture aujourd'hui ou injustement délocalisées.

- Aucune avancée dans les réformes institutionnelles indispensables pour l'équilibre de la Nation et la pérennité de la République.

3. Macron et les Gilets Jaunes

Mais, au-delà de cette mascarade politique qui est la pire, de toute l'existence de la Cinquième République, Macron s'est comporté avec les Gilets Jaunes, d'une manière exécrable.

Au début, le mouvement n'affichait aucune violence particulière, les manifestants s'exprimant dans le calme. Cependant, Macron n'a pas hésité de faire utiliser par les forces de l'ordre, police et gendarmerie, tous les moyens dissuasifs pour décourager les participants les plus placides à ces revendications populaires. C'est ici que commence la répression que je qualifierai "vichyste".

Bien entendu, il est exact que certaines manifestations ont dégénéré parfois avec des actes condamnables, dans la mesure où ces actions atteignaient des personnes physiques comme des biens publics ou privés lamentablement vandalisés ou détruits.

Mais dans la plupart des cas, ce ne sont pas les Gilets Jaunes qui ont été responsables de ces dégradations, mais surtout des casseurs aguerris venus de tous lieux de la France ou même de l'étranger. A noter que ces casseurs agissent toujours en toute impunité à la vue de tout le monde, ainsi qu'on peut le constater, dans la rue ou dernière son écran de télévision, aucune force de l'ordre n'intervenant au moment des faits.

Il est nettement visible que le président Macron se complet depuis longtemps dans un énorme discrédit pour étouffer le mouvement contestataire. A cet effet, il a utilisé les médias pour porter atteinte aux Gilets Jaunes directement, avec des passages en boucle ou des reportages soulignant sans cesse les méfaits supposés de ces derniers : vandalisme, destruction du bien public, vols, violences envers les policiers, fausses informations atteignant certaines personnes, etc ... sans oublier les déclarations d'un certain ministre de l'Intérieur indiquant que les Gilets Jaunes étaient "capables de tuer."

Non satisfait de ces accusations, Macron lui-même, est allé dernièrement à la rencontre des lycéens pour leur expliquer que les Gilets Jaunes étaient des voyous, indignes de la France et de la République.

Le président agit donc de la même manière comme l’a fait fait autrefois le gouvernement de Vichy qui accusait les populations juives des pires maux. C'est ce que appelle couramment des actes de délation.

Au passage, je rappellerai aussi, que la répression policières est digne de celle de Vichy ou tout au moins, va  dans le même sens, au point qu'à cette vitesse, le régime Macron risque de ressembler bientôt à l'État de Vichy. Les points de similitude sont les suivants : 

- un pouvoir présidentiel de plus en plus personnel désignant des exécutants à la solde du chef de l'État, comme par exemple, Monsieur Castaner, chef de la "répression".

- des décisions prises à la hâte par le pouvoir sans consultation réelle, ces décisions étant le plus souvent, défavorables aux droits des citoyens.

- des nominations de certains  ministres ou de secrétaires d'État dont l'incapacité politique est notoire.

- de fausses informations divulguées par l'État et par les administrations publiques qui sont sous sa tutelle.

- une volonté de transformation totale de la société pour l'asservir, la rendre toujours vulnérable au point de balayer les principales valeurs qui firent la grandeur française.

A titre personnel, je dirai avant de terminer ces lignes, que nos familles, nos grands-parents et nos parents ont connu la sinistre période de l'Occupation où régnait le régime de Vichy. Mon grand-père qui était historien et qui a bien connu cette époque, a analysé dans de nombreux écrits la politique du Maréchal Pétain et de son gouvernement.

Quand on examine de près les premiers mois de la gouvernance du vainqueur de Verdun, on s'aperçoit vite que le programme politique avait des points communs avec celui présenté en 2017 par le candidat Macron, et notamment dans la projection d'une révolution nationale qui changerait entièrement le paysager français.

Pour la suite, vous connaissez ce qui s'est passé. Pétain a dérivé totalement au point d’organiser alors une lamentable chasse aux Juifs comme aujourd'hui, Macron poursuit pitoyablement les Gilets Jaunes. Et aucun motif tangible ne peut justifier l'attitude passée du maréchal Pétain ou celle du président Macron, ) l’heure d’aujourd’hui.

À l'heure actuelle, il est temps que chacun soit vigilant et réagisse en tant que citoyen responsable, afin que le président Macron ne transforme pas la Vème République en un nouvel État français à la mode de Vichy.

Pierre Reynaud

 

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