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Vitamine D : les incroyables découvertes françaises

« La vitamine D freine un système physiologique « clef », devenu délétère car suractivé par le coronavirus SARS-CoV-2, souligne Jean-Marc Sabatier. La vitamine D permet aussi un fonctionnement optimal du système immunitaire et induit la production de molécules antivirales chez l’hôte afin de lutter plus efficacement contre le virus ». Explications.

Jean-Marc Sabatier, Directeur de recherches au CNRS et Docteur en Biologie Cellulaire et Microbiologie, affilié à l’Institut de NeuroPhysiopathologie (INP) de Marseille. Editeur-en-chef des revues scientifiques internationales : « Coronaviruses » & « Infectious Disorders – Drug Targets »

VITAMINE D

Jean-Marc Wendling – Hier, le Pr Jacques COHEN nous a mis en garde contre le vaccin anti-Covid.  Que pensez-vous de la politique de vaccination en France et des risques potentiels associés ?

JMS - La disponibilité prochaine de plusieurs vaccins contre le SARS-CoV-2 est très importante pour tenter de résoudre le problème sanitaire mondial posé par ce virus. Les candidats vaccins sont basés soit sur un ARN messager, soit un virus atténué (adénovirus ou virus de la rougeole modifié), soit le virus inactivé, soit encore une protéine recombinante (protéine S). Les vaccins à ARN messager (une technologie nouvelle), qui semblent les plus avancés, sont ceux des sociétés Pfizer & BioNtech et Moderna qui annoncent une protection très élevée, de l’ordre de 95%. La stratégie de vaccination en trois phases progressives présentée par le gouvernement français m’apparaît appropriée, avec une priorité pour la vaccination des personnes âgées en EHPAD et le personnel à risques de ces établissements (dès Janvier 2021).

Les risques liés à la vaccination sont d’après moi très faibles mais néanmoins présents :

– un éventuel déclenchement de réponse(s) physiologique(s) « délétère(s) » suite à une interaction de la protéine vaccinale produite avec un ou plusieurs « sites récepteurs » ;

– ou l’induction d’une réponse immunitaire inadéquate contre le vacciné (protéine(s) du soi) entraînant le déclenchement de possibles maladies auto-immunes.

Ces risques sont difficilement estimables en fréquence et selon moi, le rapport bénéfices/risques d’une vaccination contre le SARS-CoV-2 reste très favorable, surtout chez les plus vulnérables.

JMW – Votre expertise est celle de l’étude des effets de la vitamine D : depuis combien de temps faites-vous de la recherche sur la vitamine D et qu’aviez-vous relevé en début de pandémie ?

JMS – Je me suis particulièrement intéressé à l’étude de la vitamine D dès mars 2020 après une discussion avec le Dr. Emmanuelle Faucon qui avait soulevé l’intérêt de cette molécule pour la Covid-19.

A cette période, je venais juste d’identifier le rôle « clef » d’un système physiologique complexe agissant partout dans le corps et sur de nombreux organes : il s’agit du système rénine-angiotensine (SRA). J’ai trouvé des analogies remarquables entre l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2 et les conséquences du dysfonctionnement de ce système sur le corps humain. Cette étude a révélé que le SRA et la vitamine D sont étroitement liés. Ce système s’emballe en présence du virus et entraîne les effets délétères que l’on connaît. La vitamine D semble agir comme  »un frein » du SRA, comme l’on freine une voiture qui s’emballe et fonce droit dans un mur ! Nous avons poursuivi ces études avec nos collaborateurs qui sont les directeurs du Laboratoire de Virologie de Wuhan (Chine), les Prof. Zhijian Cao et Yingliang Wu (1), ainsi que le Dr. Cédric Annweiler (gériatre au CHU d’Angers) et le Prof. Hervé Kovacic.

JMW - Si ce « frein » est levé, la carence en vitamine D donnerait alors des manifestations santé proche de la maladie Covid-19 ?

JMS : Je répondrais par l’affirmative. Le mécanisme est un peu complexe mais en cas d’insuffisance voire de carence en vitamine D (taux plasmatique en Calcidiol inférieur à 10-20 ng/ml), une accélération du SRA conduirait à des pathologies induites par l’activation du récepteur AT1R (par l’intermédiaire de l’angiotensine 2). Ce récepteur activé provoque notamment une vasoconstriction (hypertension artérielle), une inflammation (système vasculaire, etc.), une fibrose tissulaire (poumons, cœur, etc.), un stress oxydatif, une hypertrophie cardiaque, ainsi qu’une diminution de la concentration en monoxyde d’azote (NO) impliqué dans de nombreux processus physiologiques, dont l’immunité et les phénomènes mnésiques (mémoire) (3). Cet effet délétère d’AT1R sur le corps humain se traduit par l’apparition de pathologies multiples et variées, analogues à celles décrites pour une infection par le SARS-CoV-2 (1,2).

JMW – La complémentation permet-elle alors de réduire le risque de faire un Covid-19 ?

JMS : Une supplémentation en vitamine D (Cholécalciférol ou vitamine D3) est indispensable : elle doit permettre d’atteindre un taux dans le sang attendu en vitamine D (Calcidiol entre 30 et 60 ng/ml, voire 80 ng/ml). La vitamine D contrecarre ainsi l’effet délétère d’un SRA suractivé et va donc permettre d’éviter l’évolution vers les formes graves, voire mortelles de la Covid-19 en cas d’infection par le SARS-CoV-2 (4,5).

Nos travaux avec mon collègue du CHU d’Angers, le Dr Cedric Annweiler, déjà évoqués dans un article infodujour, ont montré que 82,5% des participants d’un groupe traité ont survécu au Covid-19, contre seulement 44,4% dans le groupe non traité. Le risque de mortalité était ainsi réduit de 89 % dans le groupe traité par la supplémentation en vitamine D3. Cette étude a été complétée par un suivi de l’effet du traitement en service gériatrique sur 3 groupes. Dans le groupe régulièrement complémenté par la vitamine D, 93,1% des patients atteints du Covid-19 ont survécu au 14ème jour et 81,2% dans le groupe de malades rechargés au moment du diagnostic. Le groupe non traité présentait un taux de survie de seulement 68,7 %.

En Espagne, dans une étude menée sur 76 patients en essai contrôlé par le service de pneumologie de l’hôpital universitaire Reina Sofía de Córdoba, après tirage au sort des patients le jour de l’admission, le risque était réduit de 97% selon les auteurs. Aucun des patients traités par le calcifediol n’est décédé et tous sont sortis sans complications .

Enfin, Radujkovic estime que dans la population « la proportion de risque attribuable est de 87% des décès Covid-19, décès qui pourraient être ainsi évités ».

JMW – Quels sont les mécanismes et comment on peut l’expliquer ?

JMS – Les mécanismes d’action de la vitamine D sont multiples et particulièrement complexes (6). En effet, la vitamine D est une pro-hormone séco-stéroïde qui agit sur au moins 200 gènes, d’où son implication dans de nombreux processus physiologiques : la minéralisation et calcification osseuse, l’immunité innée (monocytes circulants, macrophages, cellules dendritiques/cellules présentatrices d’antigènes, cellules Natural Killer (NK), etc.) et adaptative/acquise (lymphocytes B et T), la prolifération et la différenciation de certains types cellulaires (incluant des cellules du système immunitaire), le maintien des barrières physiques (effet sur les jonctions inter-cellulaires), ainsi que la régulation du SRA.

La vitamine D permet notamment d’éviter/atténuer l’orage cytokinique très délétère pour le corps humain (libération excessive de cytokines pro-inflammatoires TNF-alpha, interleukine-6, interleukine-1-beta, interféron-gamma, etc.) à l’origine de l’évolution vers les formes graves de la Covid-19. La vitamine D renforce en parallèle la production de cytokines anti-inflammatoires via l’immunité adaptative/acquise, afin d’inhiber l’hyper-inflammation systémique aigüe.

Une autre action de la vitamine D sur l’immunité innée est d’induire directement la production de molécules anti-microbiennes actives sur les virus. Des travaux récents montrent que la cathélicidine LL-37 inhiberait la fixation de la protéine S du SARS-CoV-2 sur son récepteur ACE2 in vitro.

Ainsi, la vitamine D permet un fonctionnement optimal du système immunitaire et induit la production de molécules antivirales permettant à l’hôte de lutter plus efficacement contre le SARS-CoV-2.

JMW - D’autres molécules permettraient-elles de potentialiser l’effet de la vitamine D ?

JMS - Oui, d’autres molécules devraient permettre de potentialiser l’effet de la vitamine D. Parmi ces molécules, la dexaméthasone agirait comme  »un frein » du SRA, comme la vitamine D. Expérimentalement, la dexaméthasone semble augmenter la transcription du récepteur de la vitamine D et potentialiser l’effet du Calcitriol (1,25-dihydroxy-vitamine D3) qui est la forme bioactive de la vitamine D.

Le Zinc (Zn2+) parait être d’intérêt dans le cadre d’un effet optimal de la vitamine D, car il est un cofacteur de nombreuses enzymes (métallo-protéases à zinc) impliquées dans les divers processus physiologiques, et se retrouve dans des facteurs de transcription spécifiques contrôlant l’expression de gènes.

Enfin, les métabolites de l’angiotensine sont des molécules candidates pour de futurs essais thérapeutiques Covid-19 tels que l’angiotensine 1-7, angiotensine 1-9, alamandine, angiotensine A et angiotensine IV intervenant tous comme  »des freins » du SRA par leurs actions respectives sur les récepteurs cellulaires MasR, AT2R, MRGD, ACE2, et AT4R ; ils devraient également potentialiser l’effet de la vitamine D (7).

JMW – Pourquoi n’y a-t-il pas de recommandations pour complémenter ceux qui en ont le plus besoin comme en UK ?

JMS - En fait, il existe des recommandations de supplémentation en vitamine D émises par l’Académie Nationale de Médecine (en 2012, et le 22 mai 2020). Néanmoins, la supplémentation recommandée paraît trop faible pour bénéficier de l’ensemble des effets bénéfiques potentiels de la vitamine D. Une supplémentation optimale et non toxique en vitamine D paraît indispensable (4000 UI par jour), notamment pour les personnes à risques (personnes âgées, diabétiques, obèses, hypertendues, personnes à peaux mates ou foncées produisant moins de vitamine D à cause de la mélanine, etc.). L’Angleterre et la Norvège démarrent une supplémentation en vitamine D pour ces personnes à risques.

Une forte opération d’information-sensibilisation immédiate à destination des médecins de ville et d’EHPAD serait opportune dans l’attente du vaccin sûr et efficace.

NDLR - Le Dr Jean-Marc Sabatier déclare ne pas avoir de liens d’intérêt avec les laboratoires fabricant la vitamine D

Propos recueillis par le Dr Jean-Michel Wendling, consultant scientifique à infodujour.fr

Covid-19 : un vaccin obligatoire contre le coronavirus ?

Les avis sont très partagés ...

Valérie Pécresse et Yannick Jadot sont pour, Marine Le Pen et Laurent Berger sont contre. Le gouvernement, lui, se montre plus prudent.

Alors, le vaccin Covid-19 "express" sera-t-il fiable ? 

Dans un article de Geoffroy Clavel et Morgane Guillou, on se pose la question : " Faut-il rendre obligatoire le futur vaccin anti-Covid-19 ? ".Diverses personnalités politiques ou syndicales ont déjà fait connaître leur position à ce sujet. Valérie Pécresse, Gérard Larcher ou Yannick Jadot sont favorables à une vaccination obligatoire, alors que Marine Le Pen et Laurent Berger sont plutôt hostiles à l'obligation qui pourrait être faite aux Français de se vacciner contre le coronavirus.

A dire vrai, je pense que les politiques sont mal placés pour imposer quoi que ce soit dans ce domaine, dans la mesure surtout, ils n'ont aucune autorité médicale pour apporter leur avis. Et je déplore que la parole des hommes et des femmes politiques puisse avoir un poids dans certains domaines où ils ne présentent aucune qualification spécifique susceptible d'éclairer telle ou telle situation. Les politiques sont fait uniquement pour faire gérer les affaires de la Nation, et non  pour se prononcer sur des situations où ils n'ont aucune compétence particulière reconnue.

Alors, pour en revenir au vaccin obligatoire ou non, il est nécessaire de se pencher sur le problème afin de peser le pour et le contre.

Pour ma part, j'estime que le vaccin obligatoire est une solution possible à condition toutefois que ledit vaccin mis sur le marché ait été testé pendant plusieurs années afin d'en connaître les éventuels effets secondaires, s'il y a lieu. En effet, comme n'importe quel médicament, un vaccin qui est censé protéger d'un virus ou d'une maladie, peut avoir des conséquences graves sur la santé de certains patients.

Ayant eu personnellement au cours de ma vie de nombreux entretiens avec des médecins, ces derniers ont émis certains doutes sur le simple vaccin de la grippe, lequel peut provoquer des réactions dangereuses chez des personnes atteintes de diverses pathologies. Ainsi, un vaccin peut déclencher un cancer latent et entraîner ainsi la mort rapide d'un individu souffrant d'un problème de santé. Les cas sont assez fréquents, et dans ce contexte, la liberté de se faire vacciner ou pas revient uniquement au patient qui prend donc ses responsabilités. 

Je ne suis donc pas favorable au vaccin obligatoire, même s'il faut inciter les citoyens à prendre toutes les précautions possibles afin de protéger leur propre santé et celle des autres.

En clair, le vaccin ne pourra devenir obligatoire que dans la mesure où il aura donné toutes les garanties de fiabilité pour la très grande majorité des populations concernées. En effet, il ne faut que le vaccin anti-Covid-19, censé sauver des vies, tue par ailleurs certaines personnes qui auraient subi malgré elles, l'expérience de la vaccination obligatoire.

Bien évidemment, l'avis de chacun est important, mais il faut se donner une grande réflexion afin que la protection médicale de chaque individu domine les appréciations personnelles et surtout les intérêts des grands groupes pharmaceutiques.

COVID-19

Ci-dessous, le texte intégral de l'article de Geoffroy Clavel et Morgane Guillou paru dans le Huffpost.de ce jour.

"Il n’est toujours pas disponible mais il fait déjà beaucoup parler. Et il ne met pas grand monde d’accord. À la question “faut-il rendre obligatoire le vaccin anti-Covid-19?” une fois qu’il sera accessible au plus grand nombre, les responsables politiques et syndicaux de tous bords affichent des opinions plus que partagées et qui transcendent parfois les clivages politiques, comme le montre la vidéo en tête d’article.

Alors que le député européen EELV Yannick Jadot avait surpris jusque dans son propre camp en soutenant le principe d’un vaccin obligatoire à terme face à l’épidémie de coronavirus, la présidente (ex-LR) de la région Île-de-France Valérie Pécresse a également pris ce parti ce lundi 16 novembre sur BFMTV, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus.

“La vaccination contre le coronavirus obligatoire, ça me paraîtrait nécessaire. Mais pas dans un premier temps. Comme les doses, on en aura pas suffisamment, il faut les pister, les flécher vers les personnes les plus à risque”, a estimé Valérie Pécresse. À droite, le président du Sénat Gérard Larcher s’est lui aussi prononcé sur RTL pour le vaccin obligatoire, au motif que “lorsqu’on se vaccine, ce n’est pas que pour soi, c’est une forme de chaîne de solidarité”.

L’ancien élu écologiste Daniel Cohn-Bendit, qui soutient aujourd’hui l’action d’Emmanuel Macron, s’est également prononcé sur LCI en faveur de la vaccination obligatoire “si constitutionnellement c’est possible”, tout comme de celle de l’utilisation de l’application StopCovid (rebaptisé TousAntiCovid). 

On ne peut pas se permettre aujourd’hui d’allonger la période de confinement, la période d’affaissement culturel, social, économique de notre pays”, avait plaidé avant elle Yannick Jadot sur FranceInfo en se disant favorable à la vaccination obligatoire. Certains membres du parti écologiste, comme la députée européenne Michèle Rivasi, ont affiché leurs réserves voire leur opposition à une vaccination obligatoire.

Interrogé sur France 3, le secrétaire national d’EELV Julien Bayou a de son côté souligné que le caractère obligatoire n’était “pas forcément la solution”. “Le rendre obligatoire peut faire reculer le souhait de se faire vacciner. Je m’en remettrais aux préconisations des agences sanitaires”, a-t-il précisé.

Marine Le Pen et Laurent Berger disent non

C’est aussi le cas du secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, qui s’est opposé ce lundi sur France Inter au principe d’un vaccin obligatoire, en particulier dans l’entreprise. 

“Est-ce qu’il faut le vaccin obligatoire, en entreprise certainement pas. Ce n’est pas dans l’entreprise que ça se passe. Moi je crois qu’il faudra une forte incitation à vacciner”, privilégie le dirigeant syndical. “Je ne suis pas sûr qu’on soit obligé d’aller à une vaccination obligatoire”, a-t-il précisé en estimant qu’un taux de couverture de 100% n’était pas obligatoire pour enrayer l’épidémie.

La veille, la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen avait précisé sur BFMTV qu’elle ne rendrait pas le vaccin obligatoire si elle était au pouvoir. “Moi en ce qui me concerne je me vaccinerai, mais je ne forcerai personne à se vacciner car nous sommes en liberté”, a-t-elle insisté. 

Si un vaccin était prochainement mis sur le marché, “je dirais à nos concitoyens qu’ils sont des citoyens libres. Par conséquent c’est à eux, dans leur for intérieur, de décider s’ils souhaitent ou pas se vacciner”, a-t-elle jugé.

Prudence au gouvernement

Face à ces avis contrastés, la majorité et le gouvernement restent pour l’heure très prudents. “Il est très tôt pour dire, aujourd’hui, les conditions dans lesquelles nous déploierons un vaccin alors même qu’aucun vaccin aujourd’hui n’a été définitivement validé”, a esquivé la semaine dernière le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

“Ma crainte, c’est que les Français ne se fassent pas assez vacciner”, a mis en garde le Premier ministre Jean Castex ce week-end dans Le Monde. Selon le quotidien du soir, l’entourage du chef du gouvernement serait toutefois réticent à l’idée de rendre obligatoire la vaccination. 

Le scénario d’une vaccination massive n’est toutefois pas exclu. Un milliard et demi d’euros ont été provisionnés pour l’achat de doses vaccinales dans le budget de la sécurité sociale pour 2021."

 

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