DEUIL DANS LA PRESSE INDÉPENDANTE INTERNATIONALE

L'HOMMAGE À IRINA SLAVINA

C’est une véritable consternation en Russie et chez les journalistes, russes et internationaux. Les journalistes et collaborateurs de La France Libérée sont atterrés. En fait, La France Libérée avait eu l'occasion ces derniers mois d'échanger avec Irina Slavina et nous connaissions les difficultés et les problèmes qu'elle rencontrait au quotidien. En vérité, c'est un horrible drame ; une tragique conclusion d’une démarche au service de ses compatriotes russes.

Aussi, la France Libérée, sa rédaction et tout son personnel présente ses sincères condoléances à son mari et à sa fille, ainsi qu'à toute sa famille.

Le vendredi 2 octobre 2020, la journaliste russe indépendante Irina Slavina s’est immolée par le feu devant le quartier général de la police de Nijniy Novgorod.

De son vrai nom, Irina Viatcheslovovna Mourakhtaïeva née Kolebanova), elle avait 47 ans. Elle était née le 8 janvier 1973 dans la même ville, précédemment appelée Gorki pendant l’ère soviétique.

Irina Slavina a été victime du harcèlement des journalistes en Russie, morte dans l'indifférence de nombreux médias, suirtout ceux qui sont très liés avec le Kremlin.

Il faut dire que ce genre de situation n'intéresse guère les Européens qui ne font aucun cas des problèmes que peuvent rencontrer à l'étranger certains journalistes brimés par les gouvernements et apr les dictatures. Pourtant, ils devraient ne pas être insensibles aux appels désespérés de ceux et celles qui souhairent une presse libre et indépendante, dénuée de tous mensonges commandites par les États.

Car, il ne gaut pas se voiler la face. Le problème de censure survenu à Irina Slavina, cette journaliste qui cherchait à promouvoir la vérité, est déjà arrivé en France. D'une manière moins marquée certes, mais qui va se développer rapidement ai fil des mois à venir. Il est clair quer notre Nation est soumise au pouvoir macronien qui s'est approprié une très grande partie des médias nationaux et locaux : télévisions, radios, presse écrite. Quant aux indépendants, ils ont du mal à survivre face à un  véritable océan médiatique dont le contrôle est assuré par les censeurs de l'Élysée.

Mais revenons à notre amie et martyre, Irina Slavina qui nous a quittés dans le désespoir le plus profond.

Sur son profil Facebook, Irina Slavina, a écrit la rédactrice en chef russe, "Blâmez ma mort sur la Fédération de Russie" puis, devant un bureau du ministère de l'Intérieur, ellle s'est immolée par le feu.

Les événements se sont produits vendredi après qu'elle a rapporté que la police russe avait fouillé son appartement à la recherche de documents d'un groupe pro-démocratie appelé "Ouvrir la Russie", mais la police a nié le lien entre la perquisition de son appartement et sa mort.

Irina Slavina a travaillé sur le site de nouvelles Koza Press, qui a effectué une analyse de l'actualité non censurée, mais avant sa mort, elle a décidé de fermer le site.

La journaliste avait reçu une amende l'année dernière pour avoir manqué de respect aux autorités dans l'un de ses articles ; elle résidait à Nizhny Novgorod et les maisons de sept personnes ont été fouillées dans ce qui semble être une recherche d'informations sur la Russie ouverte.

Natalia Gryaznevich, porte-parole d'Open Russia, a déclaré BBC Moscou qu'Irina Slavina a été harcelée, détenue et condamnée à une amende tout le temps, Slavina a dénoncé que 12 personnes sont entrées par effraction chez elle et ont emporté des souvenirs, des ordinateurs et des téléphones d'elle, de son mari et de sa fille.

Le comité d'enquête russe a indiqué qu'Irina Slavina n'était suspecte dans aucune enquête pénale, mais a été témoin dans l'affaire contre Mihail Iosilevich, un homme qui a fondé en 2016 une église appelée "Le monstre volant en spaghetti", dont les adeptes sont connus comme "Pastafariens".

Dans cette église, selon les organisations de sécurité russes, des réunions et des parodies ont été organisées contre le gouvernement et les autorités russes, la porte-parole de l'Open Russia a déclaré que l'année dernière un forum appelé Peuple libre, à laquelle Irina Slavina a assisté en tant que journaliste, niant être liée à Open Russia.

Le journaliste russe a reçu une amende de 65 dollars des autorités pour avoir participé à ce forum et ces dernières années, le gouvernement russe a adopté des lois très strictes contre l'activité journalistique sur Internet, une question qui a été considérée par plusieurs journalistes comme une persécution. violation du droit à la liberté d'expression.

La disparition et la manière dont le journaliste est mort ont provoqué une grande consternation en Russie et dans la communauté journalistique internationale, car les cas de restriction et de persécution du gouvernement russe dirigé par Vladimir Poutine sont très bien connus.

IRINA SLAVINA

 

 

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