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La dernière séance

Désormais, le Covid-19 sonne le glas d’une certaine économie, en particulier celle du tourisme et de la culture. En vérité, cela ne semble pas inquiéter beaucoup le grand public alors que les activités touristiques sont extrêmement importantes en France. En effet, notre pays est le premier lieu de tourisme au Monde. Il faut dire que le tourisme français reste la principale industrie de la Nation et fait vivre des milliers d’entreprises implantées sur le sol français.

Ainsi, en 2017 à titre d’exemple, la consommation touristique en France s’élevait à 168 milliards d’euros, une somme équivalente à 7,2 % du PIB. La destination France a toujours été la plus visitée au monde, avec 86,9 millions d’arrivées de touristes internationaux.

Jusqu’à ces derniers temps, elle se place au 3e rang mondial en termes de recettes (53,7 milliards d’euros).

Par ailleurs, 73,8 % des résidents français sont partis : ils ont réalisé 196,1 millions de voyages pour des motifs personnels, dont près de neuf sur dix en France métropolitaine.

Avec plus de 8,0 millions d’entrées, le musée du Louvre reste le premier site culturel visité en France. Quant à Disneyland Paris qui accueille 14,9 millions de visiteurs, il est le site récréatif actuel le plus fréquenté.

Sur notre territoire, les hôtels tournent au ralenti, avec un remplissage qui ne dépasse guère les 10 % dans la plupart des cas. Mais d’autres établissements hôteliers sont fermés actuellement faute de clients et leurs propriétaires préfèrent une fermeture totale pour éviter des frais de gestion élevés, fortement disproportionnés face aux faibles réservations enregistrées depuis quelques mois.

Concernant le transport aérien, la baisse des trafics est considérable. La chute envisagée pourrait être supérieure à 66 % selon les données de l’IATA (Association du transport aérien international).

Aussi, 2020 s’annonce comme une année noire pour la quasi totalité des compagnies aériennes.

Cet été, on avait constater une certaines reprise du trafic, mais les espoirs se sont vite dissipés, face à la résurgence de la pandémie du Covid-19 qui plonge désormais le fret passager aérien dans une inquiétude croissante.

Au-delà du marasme qui sévit dans le secteur des voyages et des déplacements touristiques, tous les domaines culturels sont touchés, musées, monuments, parcs d’attraction évidemment, mais aussi les théâtres et les salles de cinéma. A quelques exceptions près, la plupart des complexes cinématographiques présente un bilan si négatif que là encore, certaines salles ont décidé de ne pas rouvrir malgré le déconfinement du 11 mai dernier.

Le cinéma est donc en grand péril, car en dehors de la très modeste fréquentation des salles constatée à ce jour, c’est toute une filière qui est touchée : techniciens, artistes, productions, distributions, et autres entreprises diverses travaillant directemet ou indirectement avec l’industrie cinématographique.

Dans ce contexte très douloureux, et dont on ne voit pas du tout la fin encore à ce jour, un certain cinéma est en train de mourir : c’est celui des salles de province ou de quartiers, qui ne pourra faire face à la paralysie d’un secteur broyé par les contraintes sanitaires qui entourent le Covid-19.

Comme me le disait voici quelques jours, le gérant d’une salle de cinéma qui a décidé la semaine dernière de fermer son établissement, la dernière séance a eu lieu et le rideau vient de descendre pour l’ultime fois. Les lumières se sont éteintes et les portes se sont fermées. Qu’adviendra-t-il des bâtiments ayant accueilli pendant de longues années la salle de spectacle ? A l’heure actuelle, personne ne le sait. Mais à cette allure, il est fort possible que ce cinéma disparaisse à jamais, pour faire la prospérité d’un promoteur immobilier.

Frédéric Garcia

LA DERNIÈRE SÉANCE

 

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