LE CONVOI DE LA LIBERTÉ : après les Canadiens, il s'organise en France et en Europe.

Le mouvement a démarré au Canada. Suite au ras-le-bol des Canadiens. De jour en jour, il s'est amplifié et maintenant, il gagne la France et peu à peu toute l'Europe. Le Convoi de la Liberté, c'est avant tout la défense des principes de liberté, mais aussi de tous les droits que revendiquent les citoyens. Ce nouveau mouvement qui s'inscrit dans la lignée des 'Gilets Jaunes" obtiendra-t-il une telle puissance qui pourrait au fil des jours faire trembler le pouvoir en place ? C'est à court terme que nous pourrons voir les effets réels de cette révolution populaire.

Article de la journaliste Iris Bridier

Ils refusent la société de restrictions imposées depuis deux ans et comptent bien se faire entendre pour défendre leur liberté, mais aussi leurs « droits fondamentaux, le respect du référendum, l'accès inconditionnel aux soins, à l'éducation, à la culture, le respect des valeurs essentielles de notre Constitution », explique à Putsch Media Marisa, porte-parole de European Freedom Convoy. Maria, porte-parole de Freedom Convoy France, ajoute, quant à elle, combien les images du Canada leur ont ouvert la voie, elles ont ramené « de la joie et de l’espoir dans un convoi qui se veut extrêmement pacifique ».

LE CONVOI DE LA LIBERTÉ

Et à ceux qui tenteraient de réduire la mobilisation à une lutte entre personnes vaccinées ou non vaccinées, elle répond qu’« on est tous perdants : les services publics sont atteints, les démocraties sont atteintes, les libertés sont atteintes, la jeunesse n’est pas très en forme »...

Alors, par l’intermédiaire des réseaux sociaux, la résistance s’organise. Le convoi de la  compte plus de 271.000 membres sur Facebook. Rémi Monde, coorganisateur du mouvement, insiste sur l’aspect apolitique de ce mouvement citoyen et invite Florian Philippot à « envoyer ses partisans vers le convoi » et non l’inverse. « Ce mouvement est neutre et le restera. » Parmi leurs revendications : le « sacrifice des enfants et de la jeunesse ». Il s'agit de manifester pour cesser « la maltraitance subie quotidiennement ». Sur Facebook, Nath, cette mère de famille, insiste : « Nos enfants sont notre plus grande force, il n’y aura jamais plus fort qu’un parent. »

À pied, à cheval, à vélo ou en voiture, le mouvement n’empruntera que le réseau routier secondaire et partira sous forme de trois convois : dès le 9 février de Nice, Perpignan et Bayonne, le 10 de Brest et Quimper et, enfin, le 11 de Strasbourg, Charleville-Mézières, Lille, Cherbourg. Arrivée prévue en région parisienne le vendredi à 20 heures pour une « soirée de partage et de convivialité avec la solidarité citoyenne ». Ce samedi 12, la journée sera consacrée à une grande manifestation anti-passe et le convoi repartira, dimanche 13, en direction de Bruxelles pour faire remonter ses revendications au Parlement. Les porte-parole de l’organisation d’appeler à deux démarches : écrire des lettres qu’ils porteront directement aux élus d’une part, et proposer des hébergements aux manifestants d'autre part. D’autres convois partiront d’Allemagne, Finlande, Danemark, Suède, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, Hongrie, Croatie, Roumanie pour converger aussi vers Bruxelles. « Par l’intermédiaire des réseaux sociaux, on s’est rendu compte qu’on vivait tous les mêmes problématiques sociales ou sanitaires », ajoute Maria.

À la différence du Canada, le mouvement initié en France et en  ne sera pas porté par des routiers. D’ailleurs, Christophe Denizot, secrétaire général de la Fédération SUD Solidaires des transports routiers, s’est désolidarisé de ce mouvement. Il s’explique dans  du 7 février : « On nous inclut dans un mouvement qui ne nous concerne donc pas. Ils se servent de l’imaginaire de la puissance d’un convoi pour bloquer je-ne-sais-qui ou je-ne-sais-quoi. » En revanche, des internautes se joignent à l’opération en proposant un café, un repas, un bol de soupe ou une douche. Les organisateurs mettent l’accent sur le lien social et la convivialité. Chassez le naturel, il revient au galop, enseignait Horace. Ce mouvement de contestation populaire qui est en train de naître à l’échelle (presque) planétaire revient comme un boomerang à la face de ces élites technocratiques mondialisées qui imposent, depuis deux ans, aux populations des restrictions de  qu’elles ne souhaitent plus endurer.

Iris Bridier Journaliste - Auteur

 

 

Date de dernière mise à jour : 09/02/2022

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