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LE MINISTRE DUPOND-MORETTI mis den cause dans une affaire d'escroquerie

Des questions sérieuses sur la Maserati achetée par Éric Dupond-Moretti lorsqu’il était avocat

Mediapart lève, ce lundi, le voile sur une vaste affaire d'escroquerie dans laquelle serait impliqué l'actuel ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti. L'histoire remonte à l'année 2013, lors de laquelle l'avocat aurait mystérieusement perçu la somme de 100.000 euros de la part d'une société.

Le 23 janvier 2013, le compte professionnel du cabinet de Me Dupond-Moretti était crédité d'une somme de 100.000 euros. La provenance : une  offshore baptisée Exelyum, domiciliée aux Seychelles et dirigée par un certain Jean-Pierre Nitkowski. Immédiatement, l'essentiel des honoraires a été dépensé à Monaco afin d'acheter une Maserati cabriolet. Celle-ci a été payée en partie en espèces.

DUPOND-MORETTI

L'histoire se gâte lorsqu'on apprend que Nitkowski et Exelyum n'ont jamais été les clients de Me Dupond-Moretti, mais en revanche, leurs noms sont bien connus de la  pour des escroqueries de grande envergure.

L'affaire s'éclaircit peu à peu

Les investigations du juge d'instruction ont permis de découvrir qu'en décembre 2012, Jean-Pierre Nitkowski avait été placé en détention à Monaco, en même temps qu'un autre escroc présumé, Immanuel di Agrella, qui avait quant à lui déjà fait appel aux services de Me Dupond-Moretti. Nitkowski et Agrella auraient passé un accord en cellule : Agrella communiquant des informations et Nitkowski lui payant les frais de son avocat, Me Dupond-Moretti. Les frais paraissent tout de même extrêmement élevés, et au juge qui lui demandait quels types de services pouvaient mériter 100.000 euros, Agrella a répondu : « En réalité, malheureusement rien. Il est venu me voir deux fois en prison. Finalement, il m’a représenté pour un fait d’outrage à Monaco, et il m’a représenté aussi pour une demande de sortie de prison anticipée de  où j’avais été transféré […] Comme j’estimais qu’il n’avait pas fait grand-chose pour moi, je lui ai demandé de me rembourser mais il a refusé en me disant que j’avais de l’argent. »

Le cabinet du ministre de la Justice, interrogé par Mediapart sur les accusations portées par Agrella contre son ancien avocat, a répondu laconiquement : «  a défendu les intérêts de Monsieur Immanuel di Agrella, ce qui a fait l’objet d’une facturation et d’une perception d'honoraires. » Plusieurs questions demeurent donc en suspens.

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