LE MONDE DEVIENT FOU

Il suffit de parcourir chaque jour l’information, que ce soit à la télévision, à la radio, dans la presse écrite et surtout sur les réseaux sociaux : on y découvre des faits surprenants, insolites, tragiques et si déstabilisants que l’on ne peut en conclure que le monde devient fou et qu’au final, c’est la folie qui mène le monde.

Ces faits d’actualités sont extrêmement nombreux : un père de famille qui séquestre ses enfants ou qui viole sa fille, un octogénaire qui tue sa femme par jalousie ou simplement parce qu’il ne l’a supporte plus, l’adolescent qui tente d’assassiner sa grand-mère pour lui voler des économies, l’exhibitionniste qui surgit à la sortie des écoles pour montrer ses attributs sexuels, le couple dépravé qui fornique sur la plage devant des gamins ahuris, l’homme qui profite d’un métro bondé, pour se frotter sur une femme, le détraqué qui agresse un passant dans la rue ou qui tire sur la foule par un pur hasard, l’automobiliste furieux qui en tue un autre pour une place de parking, voilà quelques actes parmi tant d’autres qui se renouvellent chaque jour partout en France et dans le monde et qui rentrent désormais dans le quotidien des citoyens.

Aussi, si les médias signalent ces faits par de courts articles, ils ne les commentent même plus, en raison de leur banalité et de leur fréquence.

En moins de 20 ans, cette folie collective s’est incrustée dans le paysage citoyen et à chaque instant, elle se développe dans tous les milieux sociaux avec toutefois une nette progression dans les communautés défavorisées.

Mais le pire n’est pas uniquement là. Le délire s’est installé également dans ce que nous appelons communément les élites, à savoir les classes sociales où dominent des personnes qui, du fait de leur naissance et de leurs mérites, de leur culture et de leur capacité sont reconnus (ou simplement se reconnaissent) comme les plus aptes à occuper les premières places de la société à laquelle elles appartiennent.

Si le monde des arts et du spectacle a démontré depuis très longtemps que ses membres étaient quelque peu différents du citoyen lambda par un brin d’extravagance et de petite folie, il n’en été pas de même de la classe politique qui présentait ses défauts certes, mais qui jouissait en apparence d’un certain bon sens.

Mais aujourd’hui, tout à changé. Nos politiques sont peut-être devenus fous ou plutôt, depuis quelques années, des fous se sont-ils introduits dans le monde politique.

Et c’est là où se situe le vrai problème de notre époque. Si l’absurde envahit les hémicycles des assemblées d’élus ou les ministères, comment peut-on faire avancer un pays dans une ligne de progrès économique et social ?

À l’heure actuelle, il suffit de survoler la planète pour comprendre la catastrophe qui nous guette. Que ce soit aux États-Unis, en Chine, en Russie, en Asie ou tout simplement en Europe, la déraison envahit en partie nos représentants politiques avec les fautes qui peuvent s’y rattacher : l’absurdité, l’aberration, l’égarement, l’imprudence, l’inconscience, l’inconduite, la perversion, la sottise, pour ne citer ici que quelques défauts parmi tant d’autres. La France, comme d’autres pays, n’est pas exempte de tous ces problèmes où viennent s’ajouter le laxisme, la corruption comme l’incapacité à gérer une nation.

S’il existe encore certains politiques qui font toujours preuve de bon sens, d’équilibre et d’engagement démocratique, d’autres se référant au nouveau monde, entraînent les populations dans un cercle infernal d’où les générations futures risquent de ne pas se relever.

Aussi, partout sur la Terre, les politiques de ce nouveau monde se frottent les mains face aux sociétés qui se vautrent dans la folie et l’hallucination, sachant que les citoyens qui en sont les adeptes sont des populations faciles à manipuler à convaincre.

Pierre Reynaud

LE MONDE EST FOU