Ne soyons pas dupes : Macron veut supprimer le 14 juillet.

Sous le prétexte de la crise du coronavirus, le 14 juillet 2020 sera bien différent de celui que nous connaissons habituellement depuis de longues décennies. Aucune cérémonie sur les Champs-Élysées, mais le défilé militaire aura lieu place de la Concorde dans un format réduit et revisité. Donc, aucun public, mais seulement un hommage aux civils et militaires qui se sont engagés dans la lutte contre l’épidémie.

Dans la tribune réduite à 2.000 spectateurs, il y aura quelques caissières et quelques éboueurs, des gens qui ont permis à la France et aux Français, de continuer à survivre dans des conditions bien compliquées certes, mais indispensables pour ne pas sombrer dans le plus profond désarroi.

Selon la volonté de l’Élysée, la cérémonie devrait mettre à l’honneur la participation des armées françaises à travers l’opération « Résilience » lancée au mois de mars dernier, « consacrée à l'aide et au soutien aux populations, ainsi qu'à l'appui aux services publics pour faire face à l'épidémie, en métropole et en Outre-mer". »

Mystification ! … Si en apparence, cette opération n’a pas été véritablement un échec, elle n’a pas été non plus une réussite et les exemples sont nombreux pour prouver les dysfonctionnements constatés.

Au cours de son interview télévisé, le chef de l’État rendra hommage aux personnels soignants bien évidemment, mais aussi au général de Gaulle en raison du triple anniversaire du héros de la Seconde Guerre Mondiale : 50 ème anniversaire de sa disparition, 80 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940, 130 ème anniversaire de sa naissance.

Mais remettons les pendules à l’heure : Personne ne peut nier que Macron se fiche totalement du Général de Gaulle et les hommages qu’il va lui rendre, ne sont qu’une pure comédie grotesque destinée à récupérer les électeurs gaullistes pour les présidentielles de 2022.

Suppression du 14 juillet

Il est clair que le président Macron profite de la crise du Covid-19 pour diminuer dans un premier temps l’importance des cérémonies populaires du 14 juillet, et par la suite, les réduire de nouveau encore, pour au final, les supprimer définitivement.

Mais Macron n’est pas le premier à envisager la suppression des cérémonies du 14 juillet. Sauf qu’il est beaucoup plus discret dans ses actions que Madame Eva Joly qui voulait transformer le défilé militaire en « défilé citoyen ».

Á l’époque, en 2011, sa proposition avait été très mal accueillie par la classe politique comme apr la population : pathétique, choquante, consternante, voici les mots qui faisaient la une des journaux, et vent debout, la très grande majorité des Français s’était levée pour protéger cette incontournable tradition instaurée en 1880 et jamais supprimée depuis ; à une exception près, au cours de la période anti-républicaine mise en place par l’État de Vichy.

Mais aujourd’hui, de très nombreux Français se fichent totalement de la République, du 14 juillet, des valeurs démocratiques, comme ils se fichent du droit de vote et des élections, ainsi que chacun peut le constater facilement aux termes des derniers scrutins boudés par une grande partie de la population. Alors, conserver ou supprimer les cérémonies du 14 juillet, qu’importe pour

certains dont le patriotisme est éteint, ces derniers ne faisant donc aucun cas de la France, de ses valeurs, de son passé et de ses traditions.

Les disciples de Macron

Ce 14 juillet amputé ne pouvait avoir lieu sans que le président Macron ne s’entoure de ses fidèles journalistes et présentateurs, autant d’hommes et de femmes à la solde du chef de l’État.

Il s’agit notamment de Julian Bugier, très macroniste, de Marie-Sophie Lacarrau, anciennement « chou-chou » des socialistes du Sud-ouest, mais passée aujourd’hui au macronisme, Pierre Servent, consultant et expert en matière militaire, toujours proche du pouvoir quel qu’il soit. Aux côtés de ces derniers, Stéphane Bern, très ami du couple Macron et Michel Drucker qui n’a jamais quitté la scène, toujours très courtisan avec tous les gouvernements en place.

Aussi, cette journée du 14 juillet ne verra que des défilés militaires réduits et donc privés d’une grande partie des effectifs habituels. Dans un tel contexte, c’est la République qui est touchée dans ses fondations et ce sera sans doute un pied de nez d’Emmanuel Macron (mondialiste) au souverainisme dont l’extension actuelle agasse fortement le chef de l’État.

Le président Macron noie le poisson

Emmanuel Macron détourne le 14 juillet républicain au profit d’un autre 14 juillet clairement civil puisqu’il est consacré essentiellement aux personnels qui ont contribué à la gestion de l’épidémie du Covid-19. Certes, l’idée est plutôt bonne et ne manque d’intérêt. Inévitablement, un hommage doit être rendu à tous ceux et celles qui ont participé au combat contre le coronavirus. Mais il doit faire l’objet d’une journée toute particulière consacrée notamment aux personnels soignants des hôpitaux publics, des cliniques privées, des EPHAD et plus généralement à l’ensemble des établissements de santé des territoires français et d’Outre-Mer.

Mais cet hommage ne doit pas s’intégrer dans les cérémonies du 14 juillet qui, d’une part, commémorent depuis 1880, le 14 juillet 1790 (fête de la Fédération), et d’autre part, le rôle et la puissance des armées françaises comme l’importance de forces de l’ordre.

Il est donc parfaitement clair que le chef de l’État veut supprimer le 14 juillet au profit d’une manifestation civile, ce qui est une rupture totale avec le fondement de la République.

Conclusions avérées: Le mondialiste Macron poursuit ses idées de changement.bien engagées depuis son élection en 2017. Le président Macron veut transformer la nation républicaine en une sorte d’état oligarchique assorti d’un parlement fantoche quasiment pareil à celui d’aujourd’hui où dominent les députés « playmobil ». Ses objectifs seront certainement exaucés à court terme sans doute, aucune opposition sérieuse venant contrecarrer les intentions du président. Et quand on voit comment les Français ont réagi au moment des élections municipales en se dispensant d’aller voter, on réalise vite que la République n’intéresse plus personne. La démocratie non plus !

Alors, certains profitent largement du désintérêt que les citoyens portent à la Nation. C’est le cas de Macron qui a tout compris et une fois encore il surfe sur le crétinisme ambiant.

Jean-Pierre Guichard

14 JUILLET

 

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