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Stop aux licenciements !

Peu à peu, la France se réveille et la peur gagne évidemment les plus fragiles de nos concitoyens.

A la veille d'un troisième confinement qui, espérons-le, n'aura pas lieu, ce serait un catastrophe pour toute la Nation qui, de toute manière, aura beaucoup de mal à se redresser.

Les petites entreprises ferment  faute de moyens et celles qui subsistent, ont du mal à surmonter cette double crise : la crise sanitaire due au Covid-19 et la crise économique qui existait déjà voici plus de deux ans et qui n'a fait que s'amplifier au cours des mois passés en raison du marasme provoqué par l'épidémie du coronavirus;

Quant aux grandes entreprises, elles sont moins touchées en apparence, mais un jour ou l'autre, elles vont se restructurer et donc licencier une grande partie de leurs effectifs. Il faut admettre que certaines d'entre-elles subissent de vrais dommages qui nécessitent une réorganisation profonde et souvent une autre orientation.

Celles-ci n'ont pas d'autre choix que de se séparer d'une partie de leur personnel, malgré leurs efforts et leur volonté de maintenir l'emploi au sein de leur établissement. Mais d'autres entreprises, moins scrupuleuses, profitent de ces moments difficiles pour dresser des plans de licenciements, bien qu'elles soient solides et dégagent de gros bénéficies pour leurs actionnaires Ainsi, lutter contre les licenciements devient une nécessité, voire une obligation si l'on ne veut pas accentuer la faillite de la France et éviter la mort sociale de nombreux de nos concitoyens et de leur famille. Dans les semaines et les mois qui arrivent, combien donc de chômeurs viendront s'ajouter aux longues listes de ceux et celles qui ont perdu leur emploi, sombrant pour la plupart dans une grande précarité.

Le rôle de l'État est d'intervenir immédiatement pour créer une urgence sociale provisoire afin d'empêcher le plus grand nombre de licenciements. Il suffit d'une loi prioritaire pour arrêter ou au moins ralentir une hémorragie  aux effets désastreux. Aussi, les Français doivent se mobiliser pour bloquer les licenciements : c'est un devoir citoyen pour défendre les intérêts du Pays et l'avenir de nos compatriotes.

Gabriel Laugier

MANIFESTATIONS CONTRE LES LICENCIEMENTS

A Paris, une manifestation contre les licenciements ...

Ce samedi 23 janvier, une manifestation à l'initiative de la CGT du voyagiste TUI a eu lieu à Paris, entre l'Assemblée nationale et le Medef, contre les licenciements.

Entre 1000 et 2000 personnes, selon un journaliste de l’AFP, ont défilé ce samedi 23 janvier 2021 à Paris pour réclamer « l’interdiction des licenciements », une initiative de la CGT du voyagiste TUI, rejointe par d’autres syndicats et soutenue par des politiques de gauche, dont des députés LFI.

600 suppressions de postes chez TUI

« 66 millions de procureurs anti-licenciement », pouvait-on lire sur une pancarte dans ce cortège parti de l’Assemblée nationale, en direction du siège du Medef, dans le VIIe arrondissement.

« Les salariés licenciés s’invitent dans les beaux quartiers », a tweeté la CGT Tui France, tandis que les manifestants clamaient: « De l’argent il y en a, dans les caisses du patronat » ou « Dehors Macron et son gouvernement ».

Alors que TUI, numéro un mondial du tourisme, prévoit de supprimer jusqu’à 601 postes sur 900 au sein de sa branche française, les élus CGT de l’entreprise avaient lancé cet appel à manifester.

Des dizaines de sections CGT mais aussi SUD/Solidaires de branches ou d’entreprises touchées par des plans sociaux comme Sanofi, Cargill, SKF ou General Electric se sont joints à l’initiative.

« Il faut la convergence des luttes », a expliqué Serge Paolozzi, délégué syndical central CGT pour GE Grid Solutions. 

Des militants CGT de l’usine Cargill d’Haubourdin, près de Lille, qui viennent d’échouer à obtenir l’annulation d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) supprimant 170 postes, étaient également présents. « Pour nous, les premières lettres de licenciements sont déjà arrivées mais on se bat pour que l’hécatombe de PSE s’arrête en France », a témoigné Morgan, opérateur chez le géant américain du négoce et de la transformation des matières premières.

Mélenchon réclame « l’état d’urgence sociale »

Selon le ministère du Travail, environ 800 PSE ont été initiés depuis le début de la crise du Covid en mars, contre 428 sur la même période un an auparavant.

Quelques dizaines de « gilets jaunes » et plusieurs élus de la gauche radicale participaient à la manifestation, dont les députés de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain, Adrien Quatennens et Eric Coquerel, ainsi que Philippe Poutou (NPA).

Evoquant devant les manifestants les conséquences économiques et sociales de la crise de la Covid-19, le président du groupe LFI à l’Assemblée nationale a relevé que « beaucoup de gens croyaient que dans le malheur commun, chacun prendrait sa part ».

Or « tandis que les riches se sont enrichis », « nous avons marché à 80 plans de licenciements par mois, un million de personnes sont devenues pauvres » et « des centaines de milliers » de Français n’ont plus accès à l’eau, à l’électricité voire à la nourriture, a énuméré M. Mélenchon. Il a redit son souhait que soit décrété « l’état d’urgence sociale », assorti d’une « interdiction des licenciements pendant toute la période de pandémie ».

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