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Des marches blanches qui ne servent à rien alors que les assassins perpétuent leurs crimes au quotidien.

par Eric Laugier

La solution existe : le rétablissement de la peine capitale pour les assassinats d’enfants et les crimes contre les forces de l’ordre.

Le samedi 4 juillet, Mélanie Lemée, une jeune gendarme âgée de 25 ans était tuée volontairement par un repris de justice lors d’un contrôle routier à Port-Sainte-Marie das le Lot-et-Garonne. La malheureuse a eu les deux jambes sectionnées.

Vingt quatre heures après, le dimanche 5 juillet, un chauffeur de bus à Bayonne était violemment massacré par de jeunes voyous qui l’avaient roué de coups d’une manière la plus sordide. La victime, Philippe Monguillot décédait 4 jours plus tard.

Deux drames abominables qui viennent s’ajouter à de nombreux crimes qui se produisent chaque jour ou chaque semaine, mais souvent moins connus du grand public, car ils n’ont pas fait la une des grands médias nationaux.

Ces assassinats qui touchent notre société quasiment au quotidien, doivent être stoppés dans l’urgence et si la justice était mieux adaptée au contexte sociétal, les auteurs de ces crimes seraient soumis alors à de lourdes peines plancher, sans qu’il soit nécessaire de s’engouffrer dans des jugements où viennent se greffer les sempiternelles « circonstances atténuantes » comme également les remise de peine.

Ainsi, quels châtiments encourent ces criminels ? 20 ans, 30 ans de réclusion ? Peut-être moins !

Mais, de toute manière avec la législation actuelle, ils ne feront jamais la totalité de leur condamnation et ils ressortiront un jour libres, mais toujours aussi dangereux, encore prêts à recommencer.

Depuis l’époque Mitterrand, la justice est devenue très tolérante et même beaucoup trop.

Et les drames d’aujourd’hui sont liés indirectement certes mais étroitement à l’abolition de la peine mort le 9 octobre 1981 par Robert Badinter, alors Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Pour simple rappel, il est bon de préciser que ce dernier s’était engagé contre la peine de mort suite à des affaires où les coupables avaient été condamnés par la Cour d’assises à la peine capitale. Ces affaires avaient été défendues alors par Robert Badinter alors avocat, avant de devenir le ministre de François Mitterrand. Citons en 1972, les dossiers de Roger Bontems accusé de complicité dans le meurtre d’une infirmière et d’un gardien de la centrale de Clairvaux ; de Michel Bodin coupable de l’assassinat d’un retraité le 28 novembre 1975 ; de Mohamed Yahiaoui coupable du meurtre d’un couple de boulangers le 27 décembre 1975 ; Michel Rousseau coupable d’un meurtre d’un enfant de 7 ans en janvier 1979 ; de Jean Portais en février 1979, déjà condamné deux fois aux assises pour divers faits, coupable du meurtre d’une jeune femme lors du braquage d’une bijouterie, puis du meurtre d’un policier qui l’avait interpellé ; de Norbert Garceau en mars 1980, coupable récidiviste du meurtre d’une jeune femme.

Enfin, citons aussi que Robert Badinter fut le défenseur de Patrick Henry, ignoble assassin du petit Philippe Bertrand, âgé de 8 ans enlevé en janvier 1976. Badinter réussi alors l’exploit de démontrer aux jurés de la Cour d’assises que la peine de mort n’était pas juste et c’est ainsi que le criminel échappa à la peine capitale et fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. N’oublions pas que Patrick Henry bénéficia d’une remise de peine qui lui rendit la liberté dont il fit par ailleurs, et ne l’oublions pas, mauvaise usage …

Le cas Badinter

Robert Badinter a fêté au mois de mars dernier ses 92 ans. Á l’époque, Il a œuvré pour la suppression de la peine de mort et il a réussi à l’éliminer des lourdes peines infligées aux assassins quand ils commettaient des crimes parfois odieux. Si la suppression de la peine capitale fut une avancée sociale pour certains meurtres bénéficiant de circonstances atténuantes, elle fut par contre un véritable désastre humain pour les assassinats les plus graves : enlèvement, viol et meurtres d’enfant, tuerie sauvage de personnes âgées, crimes contre les agents des force de l’ordre (police, gendarmerie), attentats contre les populations.

Aussi, à l’heure actuelle, assassiner un enfant ou un gendarme comme ce fut le cas tout dernièrement pour Mélanie Lemée, est presque entré dans un quotidien que peu de citoyens dénoncent et encore moins le gouvernement où certains ministres osent qualifier ces crimes de simple « incivilité ». ! …

Pour en revenir à Monsieur Badinter on peut constater que cet homme a toujours voulu protéger les délinquants dans leurs actions nocives, face à une société victime de la violence et du crime.

Non content d’avoir fait voter la loi supprimant la peine de mort, il soutient le 7 février 2007 devant le Sénat, le projet de loi constitutionnelle visant à inscrire l’abolition de la peine de mort au sein de la Constitution, permettant ainsi à la France de ratifier deux traités rendant entièrement impossible le rétablissement de la peine de mort en France par une simple loi.

Le rétablissement de la peine de mort ?

Bien évidemment, nous n’allons pas revenir 50 ou 60 ans en arrière. Nous n’allons pas non plus nous référer aux siècles passés. Mais il est nécessaire, voire indispensable de prévoir un grand changement en matière pénale. Ainsi, la loi Badinter doit être modifiée dans les plus brefs délais. En fait, si le principe de la suppression de la peine de mort doit rester préservé, la peine capitale devrait être rétablie pour les deux cas précis :

- l’assassinat d’enfants suite à un enlèvement ou à un viol,

- l’assassinat de policiers, de gendarmes, de pompiers et de médecins dans l’exercice de leurs fonctions.

Marches blanches et protestations

En évidence, on comprend qu’autour des familles endeuillées, s’organisent des rassemblements et des marches à la mémoire des victimes qui ont été assassinées dans des circonstances parfois atroces. Mais à quoi servent ces longues marches silencieuses ? Le passé a démontré qu’elles n’ont aucun effet au niveau pénal, mais contre qu’elles viennent conforter une réelle provocation chez les criminels qui se délectent souvent de la douleur des parents et des proches de la victime.

Ainsi, à côté de ces « marches blanches » entièrement respectables bien entendu, il est nécessaire que viennent s’ajouter des mobilisations citoyennes importantes réclamant aux pouvoirs publics et notamment à la Justice de prendre des mesures exceptionnelles et une forte augmentation des peines pour punir très sévèrement les auteurs des délits constatés.

Dès maintenant, il faut impérativement que les associations citoyennes œuvrant pour la stabilité et la paix sociétale, organisent des manifestations pour demander une modification de la Constitution afin de rétablir la peine de mort pour les crimes d’enfants et les assassinats des agents des forces de l’ordre pendant l’exercice de leurs missions.

La France meurt de ses criminels dont le nombre augmente chaque jour dans les populations. Il faut donc neutraliser ces assassins et les éliminer par tous les moyens possibles. Sans cela, les morts seront de plus en plus nombreux et les assassinats publics seront présents à chaque instant dans la vie quotidienne des Français.

Eric Laugier

MARCHE BLANCHE

 

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