GRIPPE ET CORONAVIRUS

CORONAVIRUS : une mauvaise blague ?

La France est effrayée par le coronavirus ou, tout au moins, le gouvernement profite de ce virus pour affoler les Français.

Soyons logiques : même si le coronavirus doit être pris au sérieux, il est inutile de semer la psychose parmi les populations. Pour l'instant, il reste assez bénin et le déploiement médiatique est vraiment ridicule quand on sait que la grippe fait de très nombreuses victimes chaque année en France et dans le Monde.

Ainsi, selon l'OMS, la grippe provoque de 290 000 à 650 000 décès par an dans le monde entier.

En France, pour la saison 2018-2019, elle a fait 8 100 morts. La létalité (le nombre de morts par rapport à la population infectée) de la grippe saisonnière est de 0,2 à 0,5% selon Santé publique France.(sources : 27 févr. 2020).

La grippe asiatique

La grippe asiatique est une pandémie de grippe A (H2N2) qui a duré de 1956 à 1958.

Pandémie

En 1957, la surveillance mondiale des virus grippaux était encore peu développée (25 centres nationaux en 1952) Cependant, peu après la reconnaissance d'un début d'épidémie sévère de grippe, dans les provinces du Guizhou et du Yunnan, un nouveau virus est identifié par les chercheurs des laboratoires de Melbourne, Londres et Washington. C'est la première pandémie de grippe à être suivie en temps réel par des laboratoires de virologie.

L'épidémie s'étend à Singapour en , pour atteindre Hong Kong en avril avec 250 000 malades en peu de temps3. Elle touche les États-Unis en juin, provoquant environ 69 800 décès. Le virus suit les routes terrestres et maritimes et gagne la totalité du monde en six mois.

À l'exception des personnes âgées de plus de 70 ans, la population mondiale n'avait aucune immunité contre ce virus. Il fut démontré que le virus seul, sans surinfection bactérienne, pouvait être mortel par pneumonie et œdème pulmonaire. Les sujets les plus à risques furent les patients cardiaques et les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse.

Une étude sur des cas hospitalisés confirmés montre le large spectre de gravité des cas, qui va d'une fièvre de 3 jours sans complications, jusqu'à la pneumonie mortelle. Les virus isolés des poumons des patients décédés n'ont montré aucune différence discernable avec ceux isolés de la gorge des cas bénins.

Les estimations de décès dans le monde entier par cette pandémie sont très variables en fonction de la source, allant de 1 à 4 millions. L’OMS les estime à 2 millions.

Type du virus

Le virus pandémique de 1957 est rapidement reconnu comme un virus grippal de type A par des tests immunologiques (test de fixation du complément), cependant ces test montrent aussi que les antigènes (hémaglutinines et neuraminidases) étaient différents de ceux déjà connus chez les humains

Il fut démontré par la suite que le virus grippal de 1957 était du sous-type A (H2N2). Ces nouveaux virus sont des réassortants, combinant 5 segments de la souche H1N1 avec 3 segments d'un virus grippal aviaire. La grippe aurait trouvé son origine en Chine5 par une mutation du virus provenant des canards sauvages, se combinant avec une souche humaine de grippe.

Le nouveau virus A (H2N2) remplace le précédent virus de type A (H1N1) qui disparaît alors pour réapparaître en 1977.

Conséquences

La pandémie de 1957 a été l'occasion d'observer la réponse immunitaire collective (niveaux d'anticorps) à des vaccinations antigrippales dans les années 1958-1960, et aussi d'observer l'évolution de l'immunité naturelle de diverses populations. Ces études montrent qu'au cours des trois années post-pandémiques, l'incidence des cas cliniques décroit, ce qui peut être attribué soit à l'augmentation du niveau d'anticorps, soit à une baisse de virulence du virus.

La pandémie de 1957 a permis de reconnaître la valeur d'un réseau de surveillance, basé sur des laboratoires de référence ou de recherches hautement qualifiés. Ce qui a conduit l'OMS à étendre ce réseau à l'échelle mondiale, sur tous les continents, alors qu'il se limitait pour l'essentiel à l'Europe et l'Amérique du nord (21 laboratoires sur 25 en 1952).

Le virus A (H2N2) circule durant onze ans, avant d'être supplanté par un nouveau transfert antigénique en H3N2, qui a entraîné une pandémie moins sévère de 1968 à 1969.

En conclusion ...

Si nous devons restés vigilants, nous n'avons pas le droit de céder à la panique.

Le coronavirus n'est pas une catastrophe pour le Monde. Bien évidemment, il doit faire l'objet d'études et de prises de conscience par le monde médical. Mais il n'est pas dramatique pour autant. Espérons d'ailleurs, que la planète ne subisse pas d'autres fléaux plus importants qui, du reste, pourraient alors compromettre la survie des populations. Et à ce sujet, n'oublions pas les très graves maladies qui ont décimé la planète, et surtout les guerres qui ont fait au cours des siècles des millions de morts. Alors, parmi toutes ces débâcles qui ont jalonné le temps, que restera-t-il du coronavirus ? une épidémie meutrière ou une énorme mystification commanditée par un système politique ?  L'avenir nous le dira ...

 

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