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LA DOMINATION GERMANIQUE

Le plan européen qui confirme la domination de l’Allemagne

Voici longtemps que l’Allemagne domine l’Europe. Voici longtemps aussi que l’Allemagne domine la France. Et dans la plupart des cas, ce n’est pas à notre avantage, bien évidemment. Ici encore, dans cette crise du Covid-19 qui met à mal le système économique de chaque pays, le contrôle de Berlin est plus que jamais présent par la mise en place du plan de sauvetage européen qui profite largement au pouvoir germanique.

Voici à nouveau une politique pernicieuse pour notre Nation qui perdure depuis longtemps et qui vient corroborer à l’heure actuelle celle que nos gouvernements de droite comme de gauche ont accepté passivement ces dernières décennies. C’est ainsi qu’Arnaud Montebourg, jugeant l’impuissance du président Sarkozy face à la chancelière Angela Merkel, disait en 2011 que ce dernier était « assis sur le porte-bagage de l’Allemagne ».

Depuis, rien n’a changé. Bien au contraire. La situation n’a fait que se dégrader fortement sous la présidence de François Hollande et aujourd’hui de celle d’Emmanuel Macron qui fut lui-même conseiller et ministre du précédent pendant 5 ans.

Que peut-on espérer ? En ce qui concerne la France, il faudrait désormais un gouvernement capable de s’imposer face à l’Allemagne. S’imposer, ne veut pas dire être en conflit avec ce pays voisin. Mais se faire respecter et faire valoir nos droits dans l’Union européenne. Ce qui n’est pas du tout le cas à l’heure d’aujourd’hui. En clair, ce n’est pas avec la politique du président Macron, que nous pourrons jouer d’égal à égal avec l’Allemagne. Il serait temps qu’un changement arrive en faveur de notre Pays, mais il est à craindre que cet espoir soit simplement illusoire.

Dans les faits, la France a gagné (tant bien que mal) deux grandes guerres militaires face à l’Allemagne : l’une en 1918 et l’autre en 1945. Mais depuis plusieurs années, les Allemands ont pris leur revanche. C’est ainsi que l’Allemagne a gagné la grande guerre économique européenne et notamment au détriment de la France qui, à ce niveau, est battue à plate couture.

Vous trouverez ci-après un article de Jean-Luc Tari, essayiste (auteur de « La France peut disparaître » éditions Godefroy de Bouillon)

« Un plan européen qui confirme la domination germanique

Un plan de lutte contre la crise du coronavirus a été validé par les ministres des Finances de la zone euro : 540 milliards d’euros pourront être injectés pour soutenir l’économie. Trois moyens de financement sont mis en œuvre.

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) est activé pour un montant de 240 milliards d’euros. Ensuite, la Banque européenne d’investissement (BEI) prévoit d’accorder 200 milliards d’euros de prêts aux entreprises.

Enfin, la Commission européenne prévoit 100 milliards d’euros pour le financement du chômage partiel, comme le rappelle Le magazine Capital.

Les divergences ont été surmontées. Les Pays-Bas souhaitaient, en contrepartie de l’aide du MES, que les pays bénéficiaires réalisent des réformes.

Cette exigence n’a pas été maintenue.

Par ailleurs, les corona bonds n’ont pas été acceptés malgré les demandes de la France, de l’Italie et de l’Espagne. Ces obligations mutualisées entre pays européens ont été refusées par les Pays-Bas, l’Allemagne et des pays scandinaves.

Les fonds du MES sont des prêts que les États bénéficiaires devront rembourser avec intérêts.

Il faut savoir que les pays membres de la zone euro ont financé le MES.

Ainsi, la France a été contributrice pour un montant de 142,7 milliards d’euros versés à partir de 2012.

Le conseil d’administration du MES est présidé par l’Allemand Klaus Regling. Les autres membres décisionnaires sont l’Allemand Rolf Strauch, le Hollandais Kalin Anev Janse, l’Anglais David Eatough et le Français Christophe Frankel.

Les fonds propres de la BEI ont été apportés par les pays européens. Ainsi, la BEI a été capitalisée à hauteur de 47 milliards d’euros par la France. Le comité de direction de la BEI est présidé par l’Allemand Werner Hoyer.

Les dépenses habituelles de la Commission de Bruxelles sont de l’ordre de 140 milliards par an. L’annonce d’un engagement de 100 milliards correspond environ à ce qu’il reste à engager au mois d’avril après trois mois de dépenses.

La Commission européenne est présidée par l’Allemande Ursula von der Leyen. On peut constater que l’Allemagne a bien verrouillé les instances décisionnaires européennes.

En résumé, la France a investi 143 milliards dans un « machin » et 47 milliards dans une banque, soit au total 190 milliards d’euros. On a certainement une cause du manque d’investissement en France pour les hôpitaux, les prisons, les commissariats, l’armée, etc...

Il a fallu financer la technostructure européenne.

De plus, le Centre de politique européenne a publié, en 2019, une étude sur les gagnants et les perdants de l’Union européenne.

La France aurait perdu 3.591 milliards d’euros, sur la période 1999-2017, et l’Italie 4.325 milliards ; tandis que l’Allemagne aurait gagné 1.893 milliards d’euros et les Pays-Bas 346 milliards.

Mais le pire est qu’il faudra quémander auprès des Allemands pour obtenir éventuellement des prêts. Le temps de la grande Allemagne est revenu. Ce déclassement est une honte pour les Français ! »

URSULA VON DER LEYEN

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