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REVUE DE PRESSE

L’Obs voit un retour de Sarkozy et également plus d’immigrés que jamais auparavant en France.

 Pierre de Villiers voit la guerre civile arriver ...

Dans l'État Macron, Castex plonge d'une façon vertigineuse et Valérie Pécresse pourrait bien le remplacer après les élections de 2022.

Quant au magazine Marianne, il s’attaque fortement aux délires du film Hold Up sur le Covid

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Vers un retour de Sarkozy ?

« Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, Sarkozy est devenu un personnage historique, comme Chirac ou Mitterrand, précise Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. Depuis trois ans, toutes les enquêtes d'opinion montrent qu'il est en tête dans son camp. Chez les sympathisants, il atteint souvent les 90% d'opinions favorables. C'est énorme." l'Obs lui consacre un joli dossier (8 pages) : "Fini Nicolas le pondéré, qui jouait les pères de la Nation en semi-retraite. Le guerrier est remonté sur le ring. Il a suffi d'un entretien télévisé sur BFM TV, le 13 novembre, pour que le pays redécouvre le combattant féroce, pugnace en diable, « épouvanté » par les affaires judiciaires qui « plombent » sa vie, depuis près d'une décennie"

"Sarkozy redonne espoir à ses partisans. (...) Selon eux, cette bataille judiciaire qu'il livre, interminable et usante pour d'autres, le doperait. Les juges le regonfleraient à l'adrénaline. Celui qu'ils considèrent toujours comme « leur » président, le seul chef des conservateurs, pourrait bien, dans une forme de réaction contre les « vampires » qui ont voulu l'abattre, revenir dans le jeu politique."

Dans un deuxième article l'Obs s'intéresse au business de l'ancien président : " Sarkozy, nouveau faiseur de roi du capitalisme français ? L'hypothèse est à prendre au sérieux. « Il arrive à un moment où les grands groupes français sont bousculés par les fonds activistes, où les conseils d'administration ne peuvent plus être de simples chambres d'enregistrement. Il a toutes les cartes en main pour jouer les "consiglieri" du Cac40 », anticipe Stéphane Fouks, du groupe de communication Havas. « C'est un très bon administrateur, renchérit Alain Minc, qui le côtoie au conseil de Lov Group. Il est d'une disponibilité totale pour jouer de son nom et de son réseau au nom des boîtes dont il siège au conseil. Il est toujours prêt à prendre son téléphone ou à sauter dans un avion pour régler un problème. »

L'Obs : "Il n'y a jamais eu autant d'immigrés dans notre pays"

Dans un essai choc titré livre « Ce grand dérangement » le directeur général de l'Office français de l'Immigration et de l'Intégration Didier Leschi dresse un état des lieux alarmant et suggère des pistes pour améliorer l'acculturation des nouveaux arrivants et remédier à leur ghettoïsation. Selon lui l'immigration est devenue aujourd'hui une question dérangeante "Au point de menacer notre pacte républicain, tellement elle suscite d'antagonismes".

Selon Leschi "Depuis que les étrangers sont recensés, c'est-à-dire depuis le Second Empire, il n'y a jamais eu autant d'immigrés dans notre pays qu'aujourd'hui: entre 9 % et 11 % de notre population en fonction du mode de comptage, soit entre 6 et 7,5 millions d'immigrés sur une population de presque 68 millions d'habitants. La population immigrée est deux fois plus importante que dans les années 1930."

Leschi souligne la générosité de la France, par rapport à d'autres pays européens : "A situation comparable, les demandeurs d'asile dans notre pays reçoivent une allocation supérieure à celle qui est versée dans la plupart des pays d'Europe. En Allemagne, une personne hébergée par l'État a droit à 135 euros par mois. En France, c'est 204 euros. En Espagne, cette allocation ne dépasse pas 50 euros. En Suède, l'État s'assure qu'un demandeur d'asile n'est pas en mesure de subvenir à ses besoins avant de lui procurer un hébergement. Ce type de vérification n'existe pas en France."

Le général de Villiers et le risque d'une guerre civile

Dans une interview à Valeurs Actuelles (6 pages), le général Pierre de Villiers évoque le risque d'une guerre civile dans notre pays : " Une guerre civile, c’est une guerre entre Français. Or, ces dernières années des Français ont assassiné d’autres Français. (...) Aujourd'hui, à la crise sécuritaire s'ajoute la pandémie, le tout sur fond de crise économique, sociale et politique avec une confiance qui n'existe plus dans les dirigeants. Quand on additionne ces menaces, il y a tout lieu d'être inquiet à court terme. Je crains que ces colères rentrées explosent en même temps."

Sondage : Castex plonge

Selon le baromètre Ipsos-Le Point le Premier ministre est désavoué par 60% des Français, et 58% de sondés sont défavorables à Emmanuel Macron. Ceci alors qu'Édouard Philippe caracole en tête de classement.

Pécresse Premier ministre ?

Si Emmanuel Macron est réélu en 2022, et qu'il n'a pas de majorité au Parlement, il sera peut-être obligé de gouverner avec la droite. Selon "un intime du chef de l'État," cité par Le Point, il pourrait alors faire appel à Valérie Pécresse bien qu'il "ne l'apprécie pas beaucoup" mais "elle est sérieuse et il est temps qu’une femme entre à Matignon". 

Précresse citée par l'Obs évoque, par ailleurs, les prochaines élections régionales : ": « La gauche [sociale-démocrate] sera obligée de s'allier aux islamo-gauchistes pour espérer gagner. Le PS sera donc contraint de sortir de l'ambiguïté qu'il cultive depuis des années en Ile-de-France et d'expliquer pourquoi il s'était si courageusement abstenu lors du vote sur la charte de la laïcité. Quant à tous les autres à gauche, le Front de gauche [La France insoumise et le Parti communiste qui avaient fait liste commune], les Verts et Génération·s de Benoît Hamon, ils devront nous dire pourquoi, à chaque séance plénière du conseil régional, ils proposent systématiquement sa suppression. »

Marianne et le complotisme de Hold-Up

"Ce n’est pas un documentaire , c’est un symptôme. La démonstration  criante d’une maladie profonde de la démocratie, particulièrement de la démocratie française. Hold-Up affole les compteurs depuis dix jours. Celui du nombre de vues et celui des réactions." constate Marianne.

L'hebdo ajoute que ce documentaire n'est pas seulement le reflet d'une défiance hexagonale : "Le coronavirus n’a pas créé par enchantement cette défiance envers toute parole publique, envers chaque instance officielle, mais il l’a démultipliée. Parce que le traitement de cette crise a mis au jour les travers de chaque gouvernant et les faiblesses de chaque pays. Un Donald Trump ou un Jair Bolsonaro enferrés dans leurs mensonges et leurs dénis, un Boris Johnson erratique, une Espagne brisée, une Italie traumatisée."

Darmanin prétend naturaliser moins

"Depuis le début du quinquennat, nous menons une politique migratoire plus ferme. Si je prends l'exemple des naturalisations, entre 2005 et 2012, c'était environ 85 000 par an. Nous en sommes à 55 000 par an depuis 2017. Nous naturalisons nettement moins." déclarait Gérald Darmanin  dans Paris Match, le 5 novembre.

L'Express rectifie : " La déclaration du ministère de l'Intérieur donne le sentiment que le mandat d'Emmanuel Macron a permis une diminution de 30 000 naturalisations par an, soit près de 35 %. Or ce recul n'a que peu à voir avec l'action du gouvernement actuel mais beaucoup avec celle de ses anciens amis de droite, en particulier celle d'un certain Nicolas Sarkozy."

L'hebdo précise : " En 2011, en effet, à la fin de son quinquennat, le président Les Républicains fait adopter une loi relative à "l'immigration, à l'intégration et à la nationalité" qui resserre drastiquement les conditions d'octroi de la nationalité.

Régionales : Hervé Morin en mauvaise posture

Pour les Régionales en Normandie Hervé Morin n'est pas bien parti pour les prochaines régionales. Il avait gagné en 2015 avec moins de 5 000 voix d'avance. Et selon un sondage Opinion Way (cité par  l'Obs) commandé par le PS et réalisé en octobre 2020, sa liste avec LR serait, au premier tour, à 22 % derrière celle du RN à 25 %. LREM obtiendrait 15 %, une liste PS-PCF 12 %, juste devant EELV à 11%.

Carlos Ghosn entendu par des juges français

Carlos Ghosn, réfugié au Liban, sera entendu à Beyrouth par cinq juges français selon Le Point. Trois juges du pôle financier enquêtent sur des dépenses de la holding Renault-Nissan, sur la réalité des prestations d’Alain Bauer, et de Rachida Dati, qui a touché 900 000 euros entre 2010 et 2012. Deux autres juges de Nanterre l'interrogeront, entre autres, sur deux soirées au château de Versailles, en 2014 et 2016.

Coronavirus : l'exécutif dans le casse-tête des fêtes de fin d'année

L'exécutif hésite entre coercition et responsabilisation pour que les fêtes de fin d'année ne relancent pas l'épidémie. estime l'Express (2 pages). " Voici l'exécutif condamné à avancer sur une ligne de crête. D'un côté, une période cruciale pour l'économie et des Français "entre dépression et transgression", selon le titre d'une étude publiée par l'Ifop le 12 novembre. De l'autre, la nécessité absolue d'éviter que les regroupements intergénérationnels ne pavent la voie à une troisième vague et à un reconfinement en 2021.

Les Français  ne savent toujours pas comment vont se passer les fêtes de fin d'année: "Ils pourraient être tentés d'en vouloir au gouvernement de les maintenir dans le flou". Mais le directeur général adjoint de l'Ifop Frédéric Dabi souligne au contraire les vertus de cette humilité. "Jean Castex fait du Édouard Philippe, qui reconnaissait souvent ne pas savoir pendant la première vague. Dans nos enquêtes de l'époque, c'était un élément de réassurance : il n'en sait pas plus que nous, donc il ne nous ment pas." Un

Le casse-tête de la vaccination

Après l'arrivée des vaccins, Le Point évoque, en Une, "un retour à la vie normale" mais le dossier (10 pages) est plus prudent : "Il ne faut pas s’attendre à un miracle dans l’année qui vient. La vaccination ne pourra pas assurer à elle seule un retour à la vie normale, elle ne sera qu’une partie de la solution".

Le Point est même pessimiste quand il estime qu'il sera impossible de comparer l'efficacité des différents vaccins : "  Quand plusieurs vaccins auront franchi la ligne d’arrivée, lequel sera le plus efficace ? « Les laboratoires n’ayant pas adopté de critères communs pour leurs essais, rien ne permettra réellement de les comparer, pointe Els Torreele, ex-directrice de la campagne Accès aux médicaments de Médecins sans frontières. Chaque laboratoire a conçu ses essais cliniques pour qu’ils donnent les meilleurs résultats possible, le plus tôt possible. Les placebos, les populations vaccinées ne sont pas identiques et, surtout, l’efficacité des vaccins n’est pas mesurée de manière homogène. » 

L'hebdo parle aussi du rythme des vaccinations et sur les choix des populations qui devront être vaccinées en premier : " En France, les agences tablent sur au moins 13 millions de personnes vaccinées au premier trimestre 2021 et 30 autres au deuxième. Aurons-nous les stocks pour lancer des campagnes pour tous les plus de 65 ans ? Faudra-t-il un temps se limiter à ceux présentant des comorbidités ?"

Et enfin " il faudra encore affronter un dernier défi de taille : celui de l’acceptabilité. Le meilleur des vaccins n’est d’aucune utilité si personne n’en veut. La défiance envers les vaccins fait rage en Pologne ou en Italie, mais la France est championne… du monde !" rappelle Le Point.

Même sujet pour le dossier de l'Express ( 7 pages) "L'annonce coup sur coup de résultats positifs de deux laboratoires différents laisse espérer que le monde pourra vaincre le virus, même si de nombreuses questions restent encore en suspens". Un chiffre étonnant : on note qu'il y a 164 vaccins en évaluation préclinique (dont 12 sont en "phase 3" c'est à dire qu'ils sont testés sur des dizaines de milliers de personnes".

L'Express rappelle que " Pour sortir de la crise à laquelle le monde est confronté, il faudra aussi résoudre la question de l'accès des pays pauvres aux injections." car " pour l'instant, les pays riches ont préempté la majorité des doses".

La virologue Marie-Paule Kieny, présidente du Comité Vaccin Covid-19, ex-directrice de recherche à l'Inserm explique : il paraît certain que l'on n'éradiquera pas ce virus. Avec le niveau de transmissibilité qu'on lui connaît, il faudrait pour cela couvrir toute la population, y compris les enfants, avec des vaccins qui soient très efficaces et qui auraient une durée de protection très longue. Cela ne semble pas une perspective réaliste à ce stade, et il est tout à fait vraisemblable que le Sars-Cov-2 devienne plutôt endémique, c'est-à-dire qu'il continue à circuler dans la population humaine." 

L'ombre de Macron sur Lagardère

Selon Marianne (4 pages), derrière Arnault et Bolloré, l'ombre de Macron pèse dans la négociation sur le dépeçage de Lagardère : ""Le groupe Lagardère allait partir, sous le poids des dettes et de la crise économique, à la casse. Bernard Arnault et Vincent Bolloré auraient pu s’en emparer à bas prix, mais ils ont préféré se livrer à une guerre fratricide qui leur a coûté fort cher. Déjà lourdement touché par la crise sanitaire, le groupe convoité par les deux hommes d’affaires paie aussi fort cher cette guéguerre d’actionnaires".

Ceci alors que l’Élysée "ne veut pas que Paris Match, Europe 1 ou le JDD tombent dans le giron de Vincent Bolloré. En faisant de CNews une chaîne à la grille parfois néo-réac puisant son inspiration chez Fox News, le patron breton roulerait trop à droite aux yeux de Macron. Les œillades adressées à Zemmour, le succès de certaines émissions auprès des électeurs du Rassemblement national commencent sérieusement à agacer. Le couplage d’Europe 1 et de la chaîne d’information leur conférerait une importante force médiatique..."

Alstom, n°2 mondial du ferroviaire

Le Français Alstom renforce sa position avec le rachat du canadien Bombardier Transport. Le Point (4 pages) note que quand l'opération sera bouclée Alstom "deviendra le numéro 2 mondial du train (15 milliards d’euros de chiffre d’affaires) derrière le mastodonte chinois CRRC (28 milliards), mais devant le rival allemand Siemens (8 milliards). Alstom et Bombardier se lancent avec un épais carnet de commandes de plus de 70 milliards d’euros". 

Le lycée de la peur dans l'Oise

Marianne s'intéresse au lycée André-Malraux, à Montataire, près de Creil : "Ancien établissement chaud devenu l’un des meilleurs du département, le connaît depuis 2018 de graves incidents. Il est pris d’assaut par une horde d’individus, à la manière des black blocs.." Après des heurts le 5 novembre, les professeurs du lycée ont décidé de faire usage de leur droit de retrait. Ce jour-là" des individus ont mis le feu dans les toilettes du quatrième étage." puis perturbateurs venus de l'extérieur et élèves se sont battus dans la cour, et la police est intervenue.

 

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