UNION ou DIVISION NATIONALE ?

Depuis trois ans maintenant, les Français sont pris pour des imbéciles. Plus gentiment, certains diront « gaulois » pour reprendre l’expression du président de la République dont le mépris envers les classes populaires n’a jamais été aussi égalé par aucun de ses prédécesseurs. À chaque instant, le gouvernement marque son empreinte méphitique sur la nation française, à un tel point qu’on ne distingue plus la moindre valeur démocratique ou républicaine. Que sera donc la France d’ici deux ans, à la fin du mandat présidentiel de Monsieur Macron ? Serons-nous entrés dans une seconde phase de l’autoritarisme existant, c’est-à-dire dans celle annonçant progressivement la dictature ?

Quand en 2017, le mouvement macronien nous présentait une « République en Marche », personne n’aurait pu croire qu’elle deviendrait rapidement autocratique au point de réduire l’Assemblée nationale en un parlement de députés « Playmobil ».

Alors, en toute objectivité, quel est le destin de la France et à quelle sauce seront-nous mangés ?

En clair, nous venons de connaître la crise sanitaire du coronavirus qui a fait, hélas, de nombreuses victimes. Mais le Covid-19 n’est que l’anti-chambre d’une catastrophe prochaine dont l’auteur principal n’est autre que le président Macron. Ainsi, que chacun réalise aujourd’hui, que le macronisme est la malédiction qui menace notre pays et nos territoires. Et que chacun réalise aussi que le macronisme est en train d’anéantir nos libertés publiques ou individuelles, c’est-à-dire de foudroyer la République : l’écrasement total de notre devise nationale : « liberté, égalité, fraternité ».

« Nous sommes en guerre ». À six reprises, Emmanuel Macron a utilisé la même expression lors de son allocution du 16 mars 2020. Un ton martial, visant à sonner la « mobilisation générale » contre un « ennemi (…) invisible, insaisissable », c’est-à-dire le Covid-19 dont l’épidémie semblait s’étendre sur l’ensemble du territoire français.

Cette mobilisation générale voulait dire clairement « union nationale » que l’on a pu traduire ensuite comme une mise sous cloche immédiate des populations. Le confinement du pays était instauré avec la privation entière de tous les droits fondamentaux du citoyen, sous peine de sanctions violentes allant d’une forte amende à la prison si nécessaire. Du jamais vu !

Mais, me direz-vous, n’était-il pas indispensable de prendre des mesures draconiennes afin de protéger les populations d’une pandémie aux possibles conséquences désastreuses ? À l’heure actuelle, et selon de nombreux experts reconnus, le coronavirus aura fait moins de morts que la plupart des grippes saisonnières … A vous de juger !

Il n’en reste pas moins vrai que le président Macron a agité alors le drapeau de l’« union nationale » auquel se sont joints tous les partis politiques sans formuler la moindre critique, alors que le gouvernement avait gravement fauté dans la gestion de la crise du Covid-19. Aussi, Macron n’hésite-t-il pas de continuer à berner la France, dans la mesure où il a devant lui, un immense boulevard qui le conduit directement et sans encombre, au sommet de la dictature dont il rêve depuis longtemps.

Il faut dire qu’il s’appuie toujours sur le principe de « l’union nationale » un argument qu’il reprend régulièrement dès qu’un événement grave touche le pays. C’est ainsi qu’il a réveillé cette « union nationale » au moment du mystérieux incendie de Notre-Dame de Paris dont les causes (sans doute malsaines) n’ont jamais été révélées. À ce sujet, je précise ici pour mémoire, que le drame de Notre-Dame est arrivé en pleine crise sociale des Gilets Jaunes, mettant un frein aux contestations et aux manifestations.

Et pareillement à la tragédie de Notre-Dame, le coronavirus est tombé à pic, juste au moment aussi, où la contestation sociale ne faisait que grandir partout en France, suite à la mauvaise réforme des retraites. Avec le confinement, prenaient fin définitivement, tous les rassemblements et tous les défilés, ainsi que les mouvements de grève, blocages et autres agitations susceptibles d’entraîner l’explosion sociale.

À ce jour, la France s’est arrêtée de vivre normalement. Pendant deux mois, l’économie s’est effondrée avec la fermeture des entreprises, et les administrations ont été mises également à l’arrêt, alors qu’il n’y avait pas lieu de plonger la France dans un tel désarroi. Des solutions intermédiaires étaient possibles et sur ce point, elles ne manquaient pas, sauf que le gouvernement voulait tenir la Nation, la tête sous l’eau.

Dans la crise même du coronavirus, le président Macron n’a pas hésité de monter les scientifiques les uns contre les autres, ce qui a entraîné de très violentes oppositions entre détracteurs et défenseurs de la chloroquine par exemple.

Dans un tel contexte particulièrement nauséabond, y-a-t-il donc une « union nationale » ?

À vrai dire, cette union n’existe pas et n’a jamais existé. Non pas que les Français ne soient pas disposés pour se rassembler dans le cadre d’une véritable unité citoyenne, mais en raison du comportement d’Emmanuel Macron qui s’applique depuis le début de son quinquennat à diviser les Français au lieu de mettre en œuvre un mouvement de fraternité entre les diverses classes sociales de la Nation.

Diviser pour régner … Telle est la méthode du président Macron dont le but est de créer un nouveau monde (le sien) à la manière d’un certain Nicolae Ceausescu qui, en son temps, avait voulu réformer la Roumanie.

Personne ne pourra nier la ressemblance qui existe entre les deux hommes :

Ceausescu avait eu pour ambition de réduire la Roumanie à la servilité, en détruisant les campagnes, les églises, la culture et les libertés individuelles. Le pays était entré alors dans une impressionnante récession où dominaient quelques privilégiés de l’entourage du « Conducător » face à la grande misère populaire.

Macron, à peu de choses près, poursuit les mêmes objectifs : développement des grandes métropoles au détriment des zones rurales, mise à l’écart de la religion catholique au profit de l’islam, extinction progressive de la culture française, affaiblissement du syndicalisme, restrictions des libertés, répressions policières, désinformation et mensonges d’État, etc …

Quoi qu’il en soit, la France n’est plus entre de bonnes mains. Non pas que les précédents présidents, tels que Nicolas Sarkozy et François Hollande, fussent exemplaires. Mais au moins, ils avaient encore un certain respect de la démocratie et des valeurs républicaines.

Il est temps aujourd’hui que les Français prennent leur destin en mains au lieu de faire confiance à des hommes et des femmes qui privilégient des intérêts privés aux intérêts de la Nation.

Par nature, la République française a été déclarée une et indivisible.

Avec Macron, elle est devenue le symbole de la compromission et de la division.

Pierre Reynaud

NATION

 

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