Violences à Dijon : "inacceptables" et "chaos" pour la classe politique

DIJON : les émeutes constatées ressemblent aux prémices d'une révolution. D'autant plus que les insurrections se reproduisent un peu partout en France. 

Pourquoi donc considérer les faits comme un début de révolution sur le territoire ? En réalité, la France connait aujourd'hui des violences inédites où tout prend l'effet de soulèvements et de rébellions où les statues de personnalités célèbres sont déboulonnées, fracassées et démolies, une situation sans précédent sur le territoire français depuis les périodes révolutionnaires.

L'État ne gère plus rien. Il abandonne le pays aux factieux et aux bandes geurrières organisées.

Ainsi, les scènes de tension à Dijon ont vivement fait réagir la classe politique, le ministre de l’Agriculture les jugeant "inacceptables" tandis que Marine Le Pen (RN) pointait "le chaos" et Eric Ciotti (LR) "presque un théâtre de guerre".

Dijon a été de nouveau la proie de tensions lundi soir, les forces de l’ordre ayant dû disperser un upement d’hommes cagoulés et armés voulant défendre leur quartier après trois expéditions punitives menées par des membres de la communauté tchétchène au cours du week-end.

"Voir des jeunes qui brandissent des armes, voir 100 personnes qui se tapent dessus, qui s’agressent, c’est inacceptable", a affirmé le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume sur Cnews. "Voilà où nous mène le communautarisme, voilà où nous mène le séparatisme dont a parlé le président de la République", a-t-il ajouté, en assurant que "nous ne pouvons pas supporter dans la République des lieux de non-droit, des quartiers de non-droit, des bandes, des trafics, et évidemment nous ne pouvons pas supporter la juxtaposition des communautés".

A droite, les réactions ont été virulentes.

"Notre pays sombre dans le chaos ! Que fait Christophe Castaner? Des bandes se livrent une guerre ethnique, arme automatique à la main. Voilà, en toute clarté, la réalité de l’ensauvagement", a tweeté lundi soir la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

"C’est presque un théâtre de guerre", a déploré sur Europe 1 le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui a mis en cause la "politique d’immigration laxiste" car selon lui "ces Tchétchènes, en tous cas ceux qui ont été interpellés, sont quasiment tous des demandeurs d’asile".

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a de son côté pointé sur France Inter le risque "d’une dérive communautaire ou raciste". "Quand je pense que certains voudraient désarmer les policiers, y compris le ministre de l’Intérieur!", a-t-il ajouté.

"La France se balkanise, voilà le résultat de décennies de laxisme judiciaire et d’immigration massive!", a également tweeté le patron de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, en demandant «l’état d’urgence sécuritaire pour neutraliser ces voyous».

Le président des Républicains Christian Jacob a écrit ce mardi au Premier ministre pour lui demander de «réaffirmer sans ambiguïté» son soutien aux forces de l’ordre et «prendre enfin des mesures fortes» face à l’"explosion de violences dans plusieurs quartiers".

«Ces images insoutenables, à Dijon et à Nice, sur fond de communautarisme délétère, montrent des individus cagoulés, portant des armes lourdes, semant la terreur et imposant leur loi, dans la plus grande impunité», affirme M. Jacob dans cette lettre à Edouard Philippe.

«A l’heure où notre pays traverse une crise inédite, nous ne pouvons y ajouter un climat mêlant la division au chaos», ajoute-t-il.

A gauche, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a déploré sur Twitter un "inacceptable chaos à Dijon". "Les bandes armées doivent être dissoutes. Les gangs désarmés", a-t-il insisté.

Il s'est également défendu ce mardi matin face aux attaques de l'extrême droite après ses propos de samedi "de voir la police aussi désarmée que possible".

INCIDENTS DE DIJON

 

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