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AFFAIRE MCKINSEY : L'un des nombreux scandales de l'État macronien

 dont L'affaire McKinsey n'a pas fini de nous étonner par ses scandales.

Des scandales qui touchent toute la classe politique gravitant autour du chef de l'Êtat. Au fil des jours, on s'aperçoit que l'on n'avait connu un tel scandale sous la Vème République. Oui, du jamais vu ! Et Monsieur Macron qui vouxdrait nous donner des leçons de morale et de démocratie alors qu'il est plongé dans des affaires sordident liées à McKinsey certes, mais aussi à d'autres cabinets de conseil qui tous, ont ruiné la France et les Français. Il est clair que si cette affaire continue à prendre de l'ampleur comme ces derniers jours, il est important de se demander si le président sortant est en légitimité pour se représenter à l'élection présidentielle. le 10 avril prochain. Il faut savoir que toute la macronie est impliquée dans ces affaires. Des fonctionnaires de l'Elysée en passant par ceux de Matignon, par les députés LaREM sans oublier les hauts fonctionnaires qui ont aidé le président Macron à construire ce système mafieux. Il faut davoir aussi que les cabinets mis en cause dont MacKinsey ont géré toutes les affaires de la France, d'une manière plutôt anormale pour ne pas dire illégale, et notamment la crise sanitaire du Covid-19 dont nous connaissons les tristes conséquences sur le plan sanitaire et économique. A voir, à écouter et à suivre !

Ci-dessous l'analyse de la journaliste Iris Bridier.

Si l’entourage d’ se presse pour défendre son candidat à moins de deux semaines des élections, c’est que l’affaire des cabinets de conseil est tentaculaire.

AFFAIRE MCKINSEY

La pratique n’a pas commencé sous son quinquennat, mais elle a été croissante entre 2018 et 2021 (bien avant la pandémie donc). La direction du budget indique que les dépenses de conseil des ministères ont plus que doublé, avec une forte accélération en 2021 (+ 45 %). Largement médiatisé, le cabinet américain  ne représente réellement que 1 % des dépenses de conseil de l’Etat entre 2018 et 2020, loin derrière Eurogroup (10 %) et Capgemini (5 %). Selon le rapport du Sénat, 19 autres cabinets de conseil se sont partagés 55 %  du marché, laissant le reste du gâteau à... 2050 autres entreprises de conseil. Un vrai festin pour les consultants de tous poils !

Des consultants très discrets

Ils sont "behind the scene". Le Sénat dénonce dans son rapport l’opacité des méthodes. Interrogé devant la commission d’enquête, Olivier Véran avait déclaré « Si vous aviez voulu [les] documents estampillés  présents dans le dossier, vous auriez trouvé une feuille blanche ». Et de fait, les consultants travaillent en « équipe intégrée » et sont assimilés aux agents publics. Ils ont rédigé pendant la crise des notes administratives sous le sceau de l’administration, certains disposaient d’une adresse mail du ministère. Le Sénat (notre photo) révèle qu’aucun logo de cabinets de conseil ne doit figurer sur les documents produits ou les supports de présentation, rendant impossible la distinction entre l’apport des consultants et celui de l’administration.

Méthodes infantilisantes

Outre ce manque de transparence caractérisé, l’infantilisation des méthodes des cabinets « pour transformer l’action publique vers une république du Post-it » fait fulminer le Sénat. Ainsi, les consultants sont missionnés pour proposer des méthodes « disruptives » inspirées du privé avec un jargon qui pourrait faire sourire s’il ne coutait pas si cher aux contribuables. Un exemple parmi tant d’autres : les cabinets de conseil INOP’S et Capgemini ont mis au point les consultations sur les États généraux de la justice. Concrètement : une plateforme en ligne et « des "ateliers délibératifs" sont organisés avec 48 citoyens volontaires. Les participants doivent déposer un post-it sur un paperboard en répondant à la question : "Qu’est-ce qu’est pour vous la  idéale ?". Ils procèdent ensuite à la lecture du "nuage de mots" ainsi constitué. À la fin de la journée, ils votent avec des gommettes vertes, jaunes et rouges sur les thématiques qui leur paraissent prioritaires. » Coût de l’opération : 950 241,97 euros. Cela fait cher le post-it... D’autres ateliers aux méthodes « innovantes » sont vécus comme infantilisants par les agents qui témoignent benoîtement : « le vocabulaire de la start-up nation me semble peu approprié à notre mission de service public ». Et pour cause, ils sont initiés au jeu du « bateau pirate » (ils doivent s’identifier à un des personnages, capitaine ou marin par exemple et assumer ce rôle),  au « lego serious play » (il leur faut construire un modèle avec des pièces lego, imaginer « l’histoire qui donne du sens à son modèle et la présenter aux autres »), aux « ice breakers » : (activités ludiques et courtes pour détendre l’atmosphère), sans oublier les fameux post-it, chers à Emmanuel Macron (« nuages de mots » sur lesquels les participants doivent réagir). Ils s'occupent à mettre en scène la météo RH, fabriquent les boites à questions et manifestent leurs votes à l’aide de gommettes de couleur !

Des missions inabouties mais facturées quand même

Moins connus que la réforme des APL ou que la gestion de la pandémie, certains dossiers se sont soldés par un échec pour l'état macronniste, pas pour les cabinets de consultants qui ont bien facturé leurs prestations. Ainsi, en 2018, BCG et EY organisent, pour la somme de 558.900 euros, la convention des managers de l’État, qui doit réunir 1 821 hauts fonctionnaires au Palais des Congrès le 12 décembre 2018. Cette « intervention inspirante » préparée de longues semaines à l’avance a été reportée en raison des Gilets jaunes, puis finalement annulée à cause du Covid. Au diable l'avarice !

Autre exemple d’échec relevé par le Sénat : celui du logiciel SCRIBE, qui visait à dématérialiser les procédures de la police nationale, et notamment la rédaction des plaintes. 11,7 millions d’euros et quatre ans de développement investis, pour aboutir à ce que la chambre haute décrit comme « un exemple emblématique des échecs de chantiers informatiques de l’État ». Confié en 2017 à Capgemini, le dossier accumule les retards et les défauts majeurs (support juridique inadapté, solutions techniques mal évaluées, suivi de haut-niveau insuffisant…).

Multiplication des consultations citoyennes

Nous pourrions citer les cas où le recours aux cabinets est devenu un réflexe, conduisant le Sénat à s’interroger sur leur réelle plus-value : ainsi le rôle confié par le ministère de la Culture à Deloitte dans les dispositifs d’aide aux journalistes et aux diffuseurs de presse. Ou les nombreuses consultations citoyennes organisées depuis ces dernières années. La commission d’enquête note « au moins une quinzaine d’exemples entre 2018 et 2021, dont le montant total approche les 10 millions d’euros (9,86 millions) ». Souvenez-vous, entre autres, du Grand débat national (2,9 millions d’euros de conseils), de la Convention citoyenne pour le climat (au moins 1,9 million d’euros) et même de la concertation relative à l’avenir de l’Europe (1,72 million d’euros). La palme revient peut-être à cette prestation de 400.397 euros pour « l’organisation du collectif « vaccins » de 35 citoyens tirés au sort par le Conseil économique,  et environnemental (CESE) et chargé de faire des recommandations sur la stratégie vaccinale ».

Ces pratiques onéreuses de recours aux cabinets de conseil sont d’autant plus scandaleuses qu’il y aurait moyen de les internaliser. Par exemple, Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, à la demande de la commission d’enquête, a indiqué que le coût brut d’une journée travaillée d’un membre de la DST (structure de conseil interne : la direction de la stratégie et de la transformation) s’élevait à 365 euros en moyenne, contre... 1080 à 2400 euros TTC pour un jour de consultant des grands cabinets.

Enfin Macron, le candidat de la start-up Nation, devra assumer dans le bilan de son mandat ces quelques extraits d’évaluations de prestations de conseil rédigées par la Direction Interministérielle de la Transformation Publique : « absence de connaissance du secteur public », « manque de culture juridique », « absence de rigueur sur le fond comme sur la forme », « erreurs de comportement ». Des informations dévoilées au grand jour qu'Emmanuel Macron aurait sans doute préféré éviter de porter à la connaissance du contribuable-électeur…

Sources Iris Bridier - Auteur - journaliste

Date de dernière mise à jour : 31/03/2022

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Commentaires

  • CADOT Germain
    • 1. CADOT Germain Le 05/05/2022
    Mackinsey ? Faut plus en parler. Ces putains de journalistes de merde sont payés par l'Elysée pour se taire.

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