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ESMÉRALDA DE BELGIQUE : les confessions d’une princesse très progressiste

À 65 ans, la princesse Marie-Esméralda de Belgique, tante du roi Philippe et fille puînée du roi Léopold III et de sa seconde épouse Lilian Baels, n’hésite pas à dire ce qu’elle pense et à militer pour ses valeurs. Et quelles valeurs ! Elle s’est confiée lors d'un entretien à Paris Match, ce 20 juin. La descendante de Léopold Ier, premier roi des Belges, a l'indignation woke.

ESMERALDA DE BELGIQUE

« Il y a trop d’années que notre monde est blanc alors que le Blanc représente 12 % de la population mondiale », s'indigne cette princesse issue de la maison de Saxe-Cobourg-Gotha (tout comme la reine Élisabeth II !). Des propos qui en ont étonné plus d’un et qui révèlent le personnage : militante écologiste, doublée d’une antiraciste qui considère que la police tue, cette féministe considère que les hommes règnent encore sur les femmes dans un patriarcat qui les oppresse.

Avant son entretien à Paris Match, Marie-Esméralda de Belgique faisait déjà parler d’elle. Elle est militante depuis longtemps et manifeste notamment avec Extinction Rebellion, un mouvement écologiste qui revendique l’usage de la désobéissance civile. Et c’est à l'une de ces manifestations que la princesse fut mise en garde à vue, un soir d’octobre en 2019, pour désobéissance civile. Interpellée par la police londonienne, elle fut placée en cellule et relâchée cinq heures plus tard.En mars 2022, elle réagit sur RTL à la polémique née des déboulonnages de statues. Ses aïeux ont des statues à leur effigie, et notamment son propre arrière-grand-oncle, le très controversé Léopold II, deuxième roi des Belges et fondateur du Congo belge, qui est représenté à cheval dans Bruxelles. Pour Marie-Esméralda, qui dénonce les actes de Léopold II en Afrique, cette statue équestre doit être retirée de l’espace public ou, plutôt, « déboulonnée ». « Ces symboles de la domination coloniale sont “heurtants” pour les communautés qui subissent le racisme », explique-t-elle. Pour elle, « le  est vraiment structurel, institutionnalisé. Ce racisme et ce manque de diversité se retrouvent notamment dans la justice, la police, la politique… » Plus inquiétant encore, elle n'hésite pas à affirmer que « le plus important, c’est l’éducation, la façon dont on enseigne aux  le passé ».

Dans cet entretien à Paris Match, la princesse affirme qu’elle est sûre que d’autres Royals pensent comme elle. En clair, qu'ils partagent sa vision progressiste du monde et de la société. Ainsi, le quotidien The Times rapportait, le 11 juin dernier, que le prince Charles se disait consterné que le gouvernement britannique ait la volonté de renvoyer au Rwanda des migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni. Qui sait si l'héritier de la couronne de Grande-Bretagne n'a pas l'idée d'installer ces migrants dans son modeste duché de Cornouailles (52.000 hectares) pour y cultiver ses produits bio !

Si même les princes et princesses se mettent à faire la révolution, où va donc le monde 

Capucine Gidoin

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