Macron en 2023, du Stalingrad de la vaccination au Berlin de l’euro numérique ?

À l'approche de 2023, un petit point de situation sur le putsch institutionnel tenté par Macron durant l'été 2021 et sur ses résultats concrets s'impose. Ceux qui suivent le Courrier savent que j'ai beaucoup écrit, durant l'été 2021, que la vaccination serait le Stalingrad de Macron, ce que, de mon point de vue, elle a été. J'écris aujourd'hui que l'euro numérique, qui se prépare en coulisses sera sa bataille de Berlin. Entretemps, la France sera sans doute passée par une tentative de passe carbone pour juguler la consommation de la population et tenir les objectifs de profits colossaux fixés par les Accords de Paris. Je profite de ce début de trêve hivernale pour tenter un "panorama" des vingt derniers mois... et pour entamer une série sur les perspectives de la Résistance pour les mois à venir (ce deuxième point fera l'objet d'un article spécifique).

BERLIN 1945

Pour dresser ce panorama quasiment historique, je n’ai pas trouvé mieux que le graphique de CovidTracker récapitulant l’historique de la vaccination contre le COVID en France. Le Stalingrad de Macron y est tout entier décrit, et les chiffres qu’on y trouve expliquent le recul de la politique du Great Reset depuis près d’un an, imposée par la résistance populaire passive sur laquelle nous allons revenir. 

D’ici là, vous aurez tous noté que Guillaume Rozier, qui a créé ces sites très Great Reset compatibles de Covid Tracking, devrait rejoindre ce qu’on appelle officiellement l’équipe de communication de l’Elysée, et que je préfère appeler le cabinet gris du Président, pour y réaliser des “missions” de recherche sur Internet. On a là la parfaite illustration du rôle politique central joué par les statistiques dans le narratif officiel. 

Pourquoi je parle d’un putsch institutionnel de Macron

Certains lecteurs trouveront peut-être excessive l’idée que le discours du 12 juillet annonçant le passe sanitaire, puis la loi du 5 août 2021, aient constitué une tentative de putsch institutionnel de la part d’Emmanuel Macron. La qualification des actes posés par le Président cet été-là est évidemment au coeur de la fracture entre vaccinés et non-vaccinés (ou vaccinés de force) dans notre pays. 

Pour ceux qui, aujourd’hui, se reconnaissent dans le terme de “résistants”, la crispation présidentielle sur une stratégie vaccinale (probablement inspirée par Mc Kinsey et Accenture) a constitué une discrimination majeure en rupture avec la tradition démocratique française. Le commun du “non-vax” s’est brutalement trouvé exclu de la vie sociale. Les soignants qui ont refusé la vaccination ont subi un sort d’exclusion moins favorable que celui des Juifs dans le décret d’octobre 1940 (qui prévoyait des indemnisations pour les interdictions d’exercer). Le refus du vaccin a par ailleurs donné lieu à une chasse aux sorcières systématique, à une diabolisation qui a montré comment le macronisme et sa bourgeoisie godillot et bornée ont rapidement basculé dans une logique totalitaire, dans un fascisme gris qui mérite une réflexion à froid. 

Dans tous les cas, je considère que, si l’on admet l’hypothèse que la démocratie est d’abord le respect des libertés et des droits naturels bien avant l’exercice du droit de vote, alors, les lois scélérates de l’été 2021 et le consensus de la bureaucratie pour les faire appliquer ont bel et bien constitué un putsch institutionnel. 

Le Stalingrad de Macron vu par CovidTracker

Ce putsch a-t-il fonctionné ou bien a-t-il constitué un Stalingrad pour Macron comme je le prétends ? Revenons à notre graphique CovidTracker pour le comprendre. 

Ce qui frappe dans ce diagramme statistique, c’est évidemment l’existence de quatre étapes majeures, qui sont allées decrescendo, dans la vaccination voulue par Macron et ses thuriféraires en 2021. 

Une première vague, celle de la première dose de vaccins, a commencé en mars 2021. Elle a beaucoup ralenti au pivot des 50 millions de doses, atteint vers septembre 2021. On peut considérer qu’à cette date, plus aucune vaccination nouvelle n’aura lieu. 

Une deuxième vague commence un mois plus tard, en avril 2021. Elle correspond à la logique du schéma vaccinal : la recommandation officielle était de ne pas laisser passer plus de 42 jours entre les deux injections

Durant le printemps et l’été 2021, la Wehrmacht sanitaire macroniste réalise une opération Barbarossa qui culminera, le 18 juillet 2021, avec 700.000 doses injectées quotidiennement (qu’il s’agisse de la première ou de la deuxième dose). Assez rapidement, toutefois, cette stratégie s’essouffle : elle tiendra 6 mois, pas plus. Il faudra trois mois seulement pour retomber à un étiage de vaccination quotidienne. 

Une troisième vague commence, en trompe l’oeil, en novembre 2021 : c’est celle du “boost” ou de la troisième dose. L’intérêt de cette vague très intense qu’elle va durer moins de trois mois. Elle est essentiellement portée par la mise en scène d’une vague hivernale de COVID et par la mise en place du passe vaccinal jusqu’au début du mois de mars

Le booster, ou le Stalingrad de Macron

L’analyse chiffrée de cette vague de troisième dose montre toutefois combien la stratégie vaccinale, fondée sur “l’incitation” et non l’obligation, a échoué en rase campagne. Seuls 40 millions de Français vont subir la troisième injection, soit 10 millions de moins que les deux premières doses. Dès le début du mois de janvier, le nombre quotidien d’injections s’effondre. Les pouvoirs publics comprennent que l’opinion est fatiguée et que l’efficacité de la manipulation diminue. 

Il faut donc battre en retraite : le gouvernement renonce au passe vaccinal quelques jours après l’entrée en guerre de la Russie en Ukraine. Le “moment vaccin” est passé, la population n’obéit plus. 

Quant à la quatrième vague, celle du second booster, elle est quasiment confidentielle : moins de 10 millions d’injections ont été pratiquées à ce stade. Autrement dit, la confiance dans le vaccin, y compris parmi les “durs”, a disparu. 

Mais qui a tué la confiance dans le vaccin ?

La précision accordée aux dates est ici essentielle pour bien analyser les raisons du recul macroniste, et même de l’abandon en rase campagne du projet d’obligation vaccinale qui occupait un certain nombre d’esprits au printemps 2021. 

Premier point : la campagne initiale de vaccination (le Barbarossa vaccinal) dure un peu moins de 6 mois. Le pic “historique est atteint le 18 juillet. Le seuil des 100.000 doses quotidiennes avait été franchi le 5 février. Dès la mi-juillet, donc, la vaccination est en repli, réalité que les chiffres officiels ont beaucoup travesti. 

Deuxième point : l’injection de la troisième dose marque le pas dès les tout premiers jours de janvier 2022. Loin des “85% de vaccinés” qui trottent dans les esprits, le chiffre réel descend sous la barre des 70% en février. Le graphique de CovidTracker est là encore particulièrement parlant :

Sous les 50 ans, le taux de rappel ne dépasse la barre des 60% que le 23 février 2022. Autrement dit, lorsque le gouvernement renonce au passe vaccinal, il se range à une évidence : plus de 10 millions de Français rejoignent le groupe des 5 ou 6 millions qui ont refusé le vaccin. 

Cette inflexion a commencé dès le début du mois de janvier. 

Plusieurs causes dont il est difficile de mesurer le poids respectif expliquent cette désaffection, qui signe la défaite du macronisme vaccinal. 

Première cause : la bataille de l’information, très probablement qui a vu les “complotistes” tenir. Deuxième cause : la résistance passive grandissante de la population, face à un vaccin dont la toxicité est devenue de plus en plus évidente. Troisième cause : l’ouverture d’une séquence internationale radicalement nouvelle. 

La victoire par les effets secondaires du vaccin

J’adorerais faire plaisir aux grandes figures de la résistance en leur attribuant les mérites de cette victoire de l’ombre. Mais ma conviction est que la toxicité du vaccin est la première cause de son rejet, bien avant la “désinformation” propagée par la prétendue complosphère. 

Partout, des Français ordinaire qui ont été bombardés pendant plusieurs mois par une propagande excessive, déraisonnable, étouffante, ont vu autour d’eux les effets secondaires du vaccin. Ceux-ci, on l’a abondamment dit, ont été maladroitement niés par la propagande officielle. Ce décalage entre le discours autorisé et l’expérience quotidienne des Français a fortement nourri la défiance ordinaire vis-à-vis d’une injection de plus en plus anxiogène. 

Qui plus est, les Français n’ont pas tardé à constater qu’être vacciné ne les protégeait en rien contre des formes violentes de la maladie. Tout le monde connaît, dans son entourage, un triple vacciné qui a fait un effet secondaire parfois grave après l’injection, puis qui a contracté un COVID suffisamment violent pour rester alité une semaine. 

De mon point de vue, le Stalingrad de Macron vient d’abord de cette réalité ordinaire, n’en déplaise à ceux qui adoreraient prêter des vertus magiques à leurs tweets. 

Quelle a été le poids réel de la “complosphère” ?

Je ne voudrais pas ici nier l’utilité de la bataille que nous avons menée pour apporter une autre information que la propagande officielle cornaquée par quelques fact-checkers commissaires politiques. Mais il est en réalité très difficile d’en qualifier le poids réel, d’en mesurer l’utilité. 

Si le vaccin avait été efficace et sûr, incontestablement, l’audience de la complosphère aurait été réduite à néant. Si le “système” avait mis moins de moyens pour “shadow-banner” la complosphère, elle aurait peut-être eu plus d’impact. Mais on peut se demander dans quelle mesure la victimisation de la dissidence par le gouvernement et ses pratiques parfois très rustiques n’a pas joué en notre faveur : plus ils nous ont dénigré, plus nous avons suscité l’intérêt. 

J’ajoute que, de mon point de vue, l’industrialisation de la contre-influence dont le Courrier a parlé cet été et cet automne, a permis d’infiltrer une partie de l’opposition pour la stériliser. Cette logique de “bulles de filtre” a visé à saper toute action politique construite pour stériliser la résistance soit dans une logique passive de critique sans espoir, soit dans une sorte de réformisme refusant toute confrontation avec le pouvoir sous des motifs divers. 

Je pense que cette industrialisation du contrôle a largement réussi et qu’elle est la première cause du retard que la résistance a pris pour contrer le narratif et le projet de la caste. 

Comment l’Ukraine a chamboulé l’échiquier vaccinal

Qu’aurait été la politique vaccinale sans l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe ? Il est évidemment impossible de le deviner. Une chose est sûre : l’irruption de la guerre a profondément changé la donne et rebattu les cartes. Certains, parmi ceux qui s’étaient insurgé contre la politique vaccinale pour des raisons libérales, ont fait bloc avec les USA contre les “communistes” ou les “soviétiques” russes. D’autres, parmi ceux qui avaient adopté le vaccin comme une nouvelle religion infaillible, ont rejoint la cause russe, souvent par nostalgie du communisme. 

Dans les rangs de la résistance, certains ont simplement perdu le fil. Ils ont “arrêté” l’histoire en février 2022 et ont prudemment évité de prendre position sur la guerre en Ukraine. 

Mais le désarroi fut le même du côté macroniste. En dehors d’un noyau dur de plus en plus restreint de convaincus aveugles, beaucoup vivent de façon de plus en plus méfiante l’enchaînement de “narratifs” qui, après avoir justifié la pénurie de soins, justifie désormais la pénurie d’électricité, non sans avoir justifié la pénurie de carburants, de moutarde, de Doliprane. Ces mise en scène successives sapent profondément ce qui restait de confiance publique dans la caste… y compris au seins de la caste elle-même, de plus en plus saisie par le doute. 

Le Stalingrad de Macron …

Au total, les choses ne se sont donc pas passées comme elles le devaient, et Macron ne cesse de subir des défaites tactiques sur le front de la propagande, qui expliquent largement sa fébrilité, et tout particulièrement sa hargne contre la désinformation et la prétendue “complosphère”. Alors que la vaccination obligatoire avait tout lieu d’être une fin en soi, le pouvoir a enchaîné les retraites en plus ou moins bon ordre sur le sujet. 

Si, en bout de course, Macron est parvenu à assurer sa réélection au terme d’un processus électoral qui appellera un jour un certain nombre de remarques, les élections législatives ne lui ont donné qu’une fragile majorité relative qui rend le pays difficilement gouvernable. 

Fors l’honneur, il s’oppose obstinément à la réintégration des soignants suspendus, comme s’il s’agissait d’un marqueur chimique de son propre système. Cette ligne de front lui coûte cher et se traduit par de fortes pertes de légitimité par ailleurs. 

Au vu de ce rapport de force, quelle ligne politique choisir ? Je vous propose que nous nous retrouvions cette semaine pour un autre post sur le sujet. 

Éric Verhaeghe

 

Date de dernière mise à jour : 19/12/2022

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Commentaires

  • Dedieu
    • 1. Dedieu Le 11/01/2023
    Quelle ligne politique choisir?
    Ce n'est pas sorcier!
    Sortie de l'europe et mise au banc des accusés (ad nominem) de tous les responsables du genocide. Maitre Valerie Bugault et prof Christian Perrone sauront vous montrer le chemin si vous avez le courage de prendre vos responsabilités d'enarque informé.

    Bien à vous

    Laurent Dedieu (le soleil de caledonie qui mijote dans une marmite d'excréments)

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