BRIGITTE MACRON

Madame Macron, une dame très particulière à l’Élysée

Sous la Vième République, les épouses des présidents ont joué toutes, un rôle très différent selon leur personnalité et sur ce point, il faut dire qu’il n’y avait aucune ressemblance entre elles. Il faut préciser aussi que les époques n’avaient rien à voir avec notre temps d’aujourd’hui et donc, avec d’autres mentalités et d’autres traditions bien ancrées dans l’ancien monde.

Ainsi, Yvonne de Gaulle était une épouse effacée, même si elle était capable en secret d’influencer le général sur ses engagements politiques ou simplement sur le choix de ses ministres.

Claude Pompidou affichait un nouveau style de femme, moderne et libérée, alors qu’Anne-Aymone Giscard d’Estaing resta toujours dans l’ombre de son mari.

Quant à Danielle Mitterrand, elle s’afficha comme une activiste de gauche, militante engagée pour la révolution cubaine, peu disposée aux mondanités, laissant son président d’époux courir la prétentaine.

Par contre, Bernadette Chirac fut très discrète pendant la première mandature de Jacques dont les conquêtes féminines ne se comptaient plus à une certaine époque. Sous le second mandat, l’épouse bafouée se prit en main, garda la tête droite et joua un rôle de présidente digne et distinguée.

Après la règne chiraquien où le président-roi s’accordait les faveurs de quelques favorites, ce but la grande débandade du côté de l’Élysée. Après un rapide divorce, Nicolas Sarkozy mit à nu ses nouvelles amours avec « Carla, c’est du sérieux » une chanteuse auparavant mannequin, qui fit en son temps, les beaux jours ou plutôt les belles nuits de quelques artistes bien connus.

Et puis, ce fut les femmes de François Hollande, Valérie Trierwiller restée célèbre pour « Merci pour ce moment » et Julie Gayet, l’actrice qu’il rejoignait régulièrement en scooter, rue du Cirque.

La vie agitée de ces femmes firent les grandes pages des magazines et journaux people en tous genres, mais au final rien de bien dangereux pour la République qui ne sortit pas grandie de ces affaires amoureuses.

Enfin, l’élection d’Emmanuel Macron apporta un nouveau style dans le couple présidentiel, le nouveau chef de l’État tenant Brigitte par la main, une innovation dans les rapports publics d’un président et de son épouse, surtout quand celle-ci a 24 ans de plus que lui.

Le couple est totalement fusionnel si l’on n’en croit Brigitte Macron qui affirme : « Il n’y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous ».

Promue Madame Pièces Jaunes en remplacement de Bernadette Chirac, la première Dame de France a entrepris un tour de France … politique : à Lyon chez Gérard Collomb où le pouvoir en place souhaiterait bien remplacer le maire actuel par un vrai militant de LaRem ; à Marseille chez Jean-Claude Gaudin qui voti déjà une union LR-LAREM.

Mais Brigitte Macron assure ne pas avoir d’arrière-pensées : « Je n’ai ni goût ni compétence pour la politique ». Mais qui pourrait le croire ?

En réalité, on sait parfaitement que la femme du président s’implique de plus en plus dans la politique et devient un véritable conseiller pour son époux. Il paraît même qu’elle interviendrait pour de grandes décisions et dans certaines réformes du pays.

Alors Brigitte Macron co-présidente officieuse de la République ? Il n’y a qu’un pas à franchir. Et cette situation n’est pas sans rappeler certains de l’Histoire du monde, où certains pouvoirs autoritaires ou dictatoriaux étaient conduits par un couple présidentiel … fusionnel.

Pierre Reynaud

EMMANUEL ET BRIGITTE MACRON