L'ANNÉE DE GAULLE

Cette année est toute particulière. Elle est dédiée à Charles de Gaulle en raison d’un triple anniversaire : celui de sa naissance et celui de sa mort en novembre prochain, et tout prochainement l’appel du 18 juin 1940. Héros de la Seconde Guerre mondiale, lié infiniment à la Frace Libre et à la Résistance, fondateur de la Vème République, il est entré dans l’Histoire depuis fort longtemps, et particulièrement le 8 mai 1945 au jour de la fin de la guerre en Europe.

Nous retiendrons de cette date l’allocution très solennelle à la radio du général de Gaulle, un discours qui a marqué toutes les générations.

Allocution à la radio le 8 mai 1945

Les Mémoires de guerre du général de Gaulle se composent de trois tomes chronologiquement disposés entre 1940 et 1946.

« L’appel » occupe les deux premières années de guerre poursuivies pour la période 1942-1944 d’un tome intitulé « L’unité ».

Dans une approche militaire, politique mais aussi profondément inscrite dans la foi qui anime le grand homme, le troisième volet de ces mémoires de guerre porte comme titre : « Le Salut ».

Ce dernier tome se décompose en chapitres tournant autour des thèmes clefs des relations internationales et de la situation nationale. La libération, le rang, la victoire…

Quelle place donner à la France à la fin de la guerre qui se profile sans être encore acquise ? Tel est le fil conducteur d’un récit qui mêle tous les aspects mais qui souligne la construction d’une France actrice de la victoire.

C’est dans ce troisième tome que figure le document étudié ci-dessous.

Lors de la signature de l’acte final de la capitulation allemande le 9 mai, le feldmarschall Keitel ne put retenir cette phrase lourde de sens : « Quoi ? Les Français aussi ! » (Traduction tirée des Mémoires de guerre du général de Gaulle).

« Les Français ici ! C’est un comble » ou encore « Les Français sont là ! Nous sommes bien bas… » sont d’autres traductions proposées par François Broche, Georges Caïtucoli et Jean-François Muracciole dans leur ouvrage La France au combat.

Comment la France put-elle être actrice de ces événements du 8 mai 1845 qui la rangeaient parmi les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale au prix d’un redressement militaire surprenant et d’une insertion dans les relations entre les Alliés ?

Voulue dès la défaite de juin 1940 et l’entrée en résistance inaugurée par l’appel du 18 Juin – d’autant plus que la France fut absente des rencontres de fin de guerre entre Alliés dont Yalta au début de l’année 1945, mais aussi plus tard celles de Potsdam –, la présence française à Reims et à Berlin, même au titre de témoin signataire assure au pays une place de choix dans le camp des vainqueurs, reconnaissant par là même la participation de l’armée française en reconstruction à la libération de l’Europe occidentale.

Signataire à Reims et Berlin, la France est également présente dans le groupe des neuf États qui reçoivent sur le navire Missouri la reddition du Japon le 2 septembre 1945.

Cette fois, de Gaulle a demandé au général Leclerc de représenter la France.

De Gaulle rappelle combien certains dignitaires nazis tentèrent de négocier dans les derniers jours d’avril 1945. Himmler prend ainsi contact avec le comte Bernadotte, président de la Croix-Rouge suédoise pour transmettre aux occidentaux une proposition d’armistice.

Profiter de la fin d’une guerre à l’ouest pour ceindre les Alliés en maintenant la guerre contre l’URSS.

Dernier baroud (honneur ne convient guère) pour sauver des apparences dans l’illusion d’une négociation possible d’État à État. Himmler va même jusqu’à autoriser la distribution de vivres aux déportés. Il fait envoyer au général de Gaulle un mémoire sur l’avenir de ce dernier entre des Américains qui le rangerait dans la catégorie des satellites et des Soviétiques qui le réduirait.

Il propose donc une alliance de la France avec une Allemagne vaincue mais en mutation pour construire « un ordre nouveau ».

Les occidentaux ne répondent à aucune des propositions allemandes.

Au début du mois de mai les premières redditions allemandes se font et le 7 Jodl, envoyé par Doenitz, signe la capitulation à Reims avec la réciprocité attendue à Berlin par les Soviétiques. Les autorités françaises organisent la présence de la France lors de ces deux événements.

À Reims, le général Bedell Smith, chef d’état-major d’Eisenhower, préside la séance et signe le texte puis pour les Russes, le général Sousloparov et pour les Français le général Sevez, sous-chef d’état-major de la défense nationale (Juin étant à San Francisco).

La cérémonie de Berlin est plus solennelle même si le texte est identique. De Gaulle y envoie le général de Lattre de Tassigny pour représenter la France.

De Gaulle évoque dans ses mémoires l’incident d’une double représentation occidentale, anglaise avec l’air marshall Tedder et américaine avec le général Spaatz.

Ainsi la France est signataire de l’acte final de capitulation au même titre que l’URSS, les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Télégramme du général de Gaulle au général de Lattre de Tassigny

« Paris, le 7 mai 1945.

Je vous ai désigné pour participer à l’acte solennel de la capitulation de Berlin. Il est prévu que seuls le général Eisenhower et le représentant du commandement russe signeront comme parties contractantes. Mais vous signerez comme témoin. Vous devrez, en tout cas, exiger des conditions équivalentes à celles qui seront faites au représentant britannique, à moins que celui-ci signe pour Eisenhower. »

Source : Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, t. III : Le Salut : 1944-1946, Paris, Pocket Plon, 1959, 531 p.

La présence française lors de la signature de la capitulation à Reims ne soulève pas de difficulté. Cependant pour le lendemain à Berlin celle-ci ne paraît pas évidente.

Joukov représentant l’Union soviétique, puissance invitante, feint de ne pas être au courant. Un petit drapeau français est préparé dans l’urgence pour figurer sur la table.

Cependant Vichinsky, conseiller politique soviétique, cherche à empêcher la présence française, sans succès.

La réaction de Keitel souligne combien la présence française n’était pas attendue et combien elle reste une victoire diplomatique du général de Gaulle.

Le chef du gouvernement provisoire de la République décide en son nom et conduit pratiquement seul une grande partie des opérations, notamment les relations avec les Alliés.

Dans l’incapacité d’exiger d’être signataire contractant, comme auraient pu aussi le revendiquer d’autres pays actifs dans la lutte contre le nazisme, de Gaulle obsédé par la nécessité d’être présent accepte la signature au titre de témoin.

Il revendique une place comme État au même titre que le Royaume-Uni.

« La guerre est gagnée ! Voici la victoire ! C’est la victoire des Nations unies et c’est la victoire de la France !

L’ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l’ouest et de l’est.

Le commandement français était présent et partie à l’acte de capitulation.

Dans l’état de désorganisation où se trouvent les pouvoirs publics et le commandement militaire allemand, il est possible que certains groupes ennemis veuillent, çà et là, prolonger pour leur propre compte une résistance sans issue. Mais l’Allemagne est abattue et elle a signé son désastre !
Tandis que les rayons de la gloire font, une fois de plus, resplendir nos drapeaux, la patrie porte sa pensée et son amour, d’abord vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert !

Pas un effort de ses soldats, de ses marins, de ses aviateurs, pas un acte de courage ou d’abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ses hommes et de ses femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme n’auront donc été perdus !
Dans la joie de la fierté nationale, le peuple français adresse son fraternel salut à ses vaillants alliés, qui, comme lui, pour la même cause que lui, ont durement, longuement prodigué leurs peines, à leurs héroïques armées et aux chefs qui les commandent, à tous ces hommes et à toutes ces femmes, qui, dans le monde, ont lutté, pâti, travaillé, pour que l’emportent, à la fin des fins ! La justice et la liberté.

Honneur ! Honneur pour toujours ! À nos armées et à leurs chefs ! Honneur à notre peuple, que des épreuves terribles n’ont pu réduire, ni fléchir ! Honneur aux Nations unies qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd’hui, triomphent avec nous !

Ah ! Vive la France ! »

Débarquées le 6 juin 1944, près d’un an plus tôt, les troupes alliées occidentales ont libéré le territoire français à la fin de cette même année.

Le chef de la France libre, lui-même présent en France depuis juin 1944, commande aux destinées du pays à travers le gouvernement provisoire de la République. Quelques grandes manifestations ont scandé la reconquête dont la descente des Champs-Élysées dans un Paris libéré à la fin du mois d’août 1944. La guerre n’est cependant pas terminée à cette date. Aussi l’allocution radiodiffusée prononcée dans l’après-midi du 8 mai 1945 annonce-t-elle à la Nation la fin des combats. Le discours bref, inscrit dans un moment de liesse populaire, ne porte pas de contenu politique partisan.

Ce qui matérialise la fin du conflit est la reconnaissance de sa défaite par l’Allemagne par la signature de Reims le 7 mai et la préparation de la signature de Berlin.

Le général de Gaulle insiste sur l’état dans lequel se trouve l’ennemi (destruction, décomposition). Il ne présente pas un armistice. Il insiste logiquement, dans sa démarche et dans le cadre de l’allocution, sur le rôle et la place de la France en cette journée du 8 mai 1945.

Être rangée parmi les vainqueurs, chose inespérée en 1940, n’a été possible que grâce à la mobilisation de la Résistance, au sens du sacrifice qui renvoie à la « France éternelle » du discours de la libération de Paris.

Il est clair qu’une victoire collective : comme la guerre pressentie dans l’appel du 18 Juin est une guerre mondiale, le terme de cette guerre ne peut passer sous silence le caractère international des acteurs, peuples martyrisés, peuples des soldats libérateurs.

Vers 15 heures, le général de Gaulle fait un discours sur les ondes au même moment que W. Churchill et H. Truman au à Londres et Washington : destins communs aux peuples occidentaux dans cette guerre de libération.

Puis visite sur la place l’Étoile, déjà bondée. Recueillement devant la tombe du soldat inconnu.

De Gaulle estime la foule « grave et contenue ».

Manifestation mi-spontanée, mi-organisée (cortège, salves d’artillerie, son de cloches, les discours officiels…).

La cérémonie n’est pas une surprise car la fin du conflit est attendue depuis plusieurs semaines. De plus, les manifestations de liesse plus spontanée ont déjà marqué l’année 1944 lors des étapes de la libération.

Le général de Gaulle note aussi cette situation particulière d’une population marquée par des sacrifices, des dons de soi, des douleurs vives, des disparitions mais aussi des compromissions, des collaborations, « des défaillances désastreuses », « une douleur sourde au fond de la conscience nationale »… « La guerre qui enfante tout n’ait pas enfanté la paix. »

CHARLES DE GAULLE

 

16 juin 1940 : Pétain prend les rênes de la France

Le 16 juin 1940 au matin, la France se réveille avec un gouvernement de combat. Le chef du gouvernement, Paul Reynaud, veut encore croire à un sursaut. Même le général Weygand qui, la veille, soufflait à ce même Reynaud que l’armistice était inévitable s’y oppose totalement.  est parti la veille, d’abord en voiture jusqu’à Brest, puis à bord du contre-torpilleur Milan jusqu’en Angleterre pour rencontrer Churchill.

PHILIPPE PÉTAIN

À Londres, Jean Monnet (1888-1979) demande à rencontrer de Gaulle, qui loge à Hyde Park. Lors de leur échange, Monnet lui propose une idée à la fois saugrenue et ambitieuse : fusionner la France et le Royaume-Uni, les deux pays n’en faisant alors plus qu’un, avec des institutions communes, un seul gouvernement, une seule armée, une seule nationalité. L’idée ne plaît guère à Churchill, mais sous la pression de Charles de Gaulle, il finit par accepter le projet, « car il faut tenir », dit le Premier ministre anglais à son homologue français au téléphone. « Reynaud était transfiguré », note le général Edward Spears (1886-1974), officier de liaison, représentant personnel de Churchill en France et témoin direct de la scène.

À 17 heures, un Conseil des ministres réunit les 24 membres du gouvernement présents. De Gaulle n’y assiste pas, car il est toujours à Londres, d’où il repart à 18 h 30 dans un avion prêté par Churchill. Les ministres vont devoir répondre à deux questions : pour ou contre l’union avec le Royaume-Uni ? Pour ou contre l’armistice ?

Quand Paul Reynaud fait état du projet d’union franco-britannique ratifié par le cabinet de Sa Majesté, les visages se crispent. Le maréchal Pétain, vice-président du Conseil, lâche : « C’est un mariage avec un cadavre. » Aucun des ministres présents n’entend que la France devienne un Dominion britannique. Le ministre d’État, Jean Ybarnégaray (1883-1956), aurait même lâché : « Plutôt devenir une province nazie, au moins nous saurions ce qui nous attend. » Ce à quoi Paul Reynaud aurait répondu : « Je préfère collaborer avec mes amis qu’avec mes ennemis… »

Pour Paul Reynaud, c’est la douche froide qui se transforme en douche écossaise quand Camille Chautemps (1885-1963), vice-président du Conseil, lui demande quelles sont les conditions que l’ennemi accepterait pour discuter d’un armistice, sans exclure pour autant de se replier à Alger et d’y poursuivre le combat.

En son for intérieur, Reynaud sait qu’il a perdu la partie. Même si aucun vote ne vient confirmer son analyse, il sait que le Conseil des ministres est divisé en trois camps : celui des combattants-résistants, celui des liquidateurs, celui des hésitants qui, chaque heure passant, se rangent dans le deuxième camp… Comment gouverner quand les deux vice-présidents pensent déjà à l’armistice.

À 20 heures, Paul Reynaud présente sa démission au président de la République, Albert Lebrun, et la confirme pendant la suspension de séance d’un ultime Conseil des ministres. Lebrun, qui l’avait refusée trois jours plus tôt, l’accepte. Quand il atterrit à Mérignac, le 16 juin à 22 h 00, Charles de Gaulle apprend par son chef de cabinet militaire, le colonel Humbert, qu’il n’est plus membre du gouvernement. Lebrun a nommé le maréchal Pétain nouveau président du Conseil. À 22 h 30, ce dernier sort de sa poche la liste de son gouvernement, en très grande majorité favorable à l’armistice : Pierre Laval devient ministre des Affaires étrangères, le général Weygand ministre de la Défense, l’amiral Darlan ministre de la Marine… Robert Schuman (1886-1963), sans être consulté, est reconduit à son poste de sous-secrétaire d’État aux Réfugiés. Il ne siégera pas et donnera sa démission quelques jours plus tard.

À 23 h 00, Philippe Pétain charge son ministre des Affaires étrangères, Paul Baudoin (1894-1964), de contacter les Allemands et les Italiens pour entamer les négociations en vue de la capitulation française.

Henri Saint-Amand

L'appel du 18 juin 1940 par le général De Gaulle

Le 18 juin 1940, à Londres, dans les studios de la BBC, le général Charles de Gaulle lance un Appel à ses compatriotes.

Cet Appel est rediffusé le lendemain et publié dans la presse encore libre du sud de la France, notamment «La Dépêche de Toulouse».

Immense détresse

Il survient dans un moment d'immense détresse nationale. Suite à une offensive des armées allemandes, les troupes franco-anglaises se débandent ou gagnent l'Angleterre. Huit millions de civils fuient sur les routes de l'exode

Charles de Gaulle (49 ans), sous-secrétaire d'État à la Défense, a tenté de convaincre son gouvernement de résister jusqu'au bout.

De retour d'une visite à Londres auprès du Premier ministre Winston Churchill, il a appris le 16 juin que le maréchal Philippe Pétain (84 ans), partisan de l'armistice, était le nouveau chef du gouvernement.

Le 17 juin, il a repris l'avion pour Londres cependant que Pétain annonçait à la radio sa décision de cesser le combat.

De Gaulle entre en résistance

De Gaulle place ses espoirs dans la mondialisation du conflit, plus lucide en cela que la plupart de ses contemporains, qui croient à une victoire inéluctable de l'Allemagne.

A Churchill, il fait part de son intention de lancer un appel à la résistance mais il n'a accès que le lendemain aux studios de la BBC.

C'est que le cabinet britannique reste hésitant. Il veut éviter une rupture avec le gouvernement de Pétain, dans la crainte que la flotte française ne soit livrée à l'ennemi.

L'Appel arrive trop tard pour enrayer la ferveur des Français envers celui qui ne sera bientôt plus appelé que «Le Maréchal».

Mais jour après jour, à la radio de Londres, de Gaulle va bâtir sa légitimité contre les «traîtres de Vichy». Par son verbe, il lavera la honte de la défaite.

L'APPEL DU 18 JUIN 1940 : TEXTE INTÉGRAL

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer.

Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France.

Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire de notre malheureux pays.

Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis.

Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure.

Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres. »

APPEL DU 18 JUIN 1940

 

 

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