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Après le massacre de Vienne, l'insécurité de l'Europe se confirme.

Après les attentats de Conflans Sainte-Honorine et de Nice, le terrorisme s'est déplacé à Vienne en Autriche. Il faut dire que l'Europe des libertés est la cible de l'islam radical et plus général de Daech qui frappe les populations, d'une manière totalement aveugle. Ces attentats ne sont pas les premiers. Ils ne seront pas les derniers, hélas ! Nous allons vivre dans l'insécurité pendant de longues années et il faudra bien admettre que la paix est désormais dernière nous, et que la guerre s'installe un peu partout, sur l'ensemble du territoire, dans les villes comme dans les campagnes. Ce problème est européen et il touche de nombreux pays .Et faut-il le préciser, rien ne pourra renverser une situation qui perdure depuis de nombreuses années, sans que les États aient eu la volonté de faire face aux dangers d'un terrorisme grandissant. L'Europe est donc l'objectif des islamistes radicaux qui espèrent bien la "coloniser" dans les années qui arrivent.

A peine le président français Emmanuel Macron a-t-il reçu les condoléances et le soutien des Emirats arabes unis face au silence des intellectuels et aux accusations de dirigeants musulmans comme le Turc Erdogan, qu'un nouveau massacre terroriste vient enfoncer le clou dans le cercueil de la même certitude : le djihadisme, interprétation radicale, absolument intolérante et criminelle de l'Islam, ne tolère pas les valeurs de l'Europe et de sa civilisation.

 

Cette fois, c'est à Vienne, l'une des capitales les plus pacifiques et les plus sûres jusqu'à présent, que le dernier attentat terroriste, contre la synagogue centrale du Stadttempel, a eu lieu en 1981. La capitale autrichienne rejoint ainsi la longue liste des villes qui ont été victimes de la haine : Madrid, Londres, Paris, Bruxelles, Barcelone, Manchester, Berlin, Nice, Lyon... L'une après l'autre, elles sont devenues le théâtre d'attentats utilisant des méthodes variées, allant des bombes artisanales à l'impitoyable égorgement de personnes identifiées ou trouvées au hasard, en passant par l'écrasement aveugle de piétons.

Au vu des attaques répétées, il semble inévitable que le terrorisme djihadiste ne soit pas seulement un problème de sécurité. La tolérance de l'Europe à l'égard du soi-disant multiculturalisme a donné naissance à de nombreuses poches de musulmans radicaux qui, nés et élevés dans une société où les libertés sont sacrées, ne l'admettent pas et, dans de nombreux cas, ne le respectent pas, invoquant les prétendues doléances de leurs propres frustrations.

 

L'ouverture de l'Europe à l'Islam ne doit pas être confondue avec l'admission, même implicite, de l'infériorité de ses propres valeurs. La grande conquête de l'Europe, après tant de siècles de luttes fratricides, a été d'établir des valeurs civiles dont le succès, outre la moralité, se traduit par sa prospérité et par le fait qu'elles servent de miroir pour se regarder soi-même. Parmi ces valeurs civiles figure celle, non moins importante, de pouvoir croire en toute religion et de pouvoir prier individuellement ou collectivement son dieu ou aucun, sans exclusivité, ce qui se traduit en fin de compte par l'élévation de la dignité de chaque personne à sa plus haute expression.  

Combler les lacunes dans la lutte contre le djihadisme 

Qu'il s'agisse de Daesh, d'Al-Qaida ou de l'une des organisations islamistes qui ont déclaré le djihad en Occident, et en particulier dans la vieille Europe, ils abhorrent les libertés qui y sont pratiquées et qu'ils cherchent à remplacer par une soumission exclusive, par degré ou par la force, à leurs propres desseins. Il est donc clair que la première condition pour combattre avec succès le terrorisme djihadiste est la conviction de la supériorité de ces valeurs incardinées dans la liberté contre celles qui sont fondées sur la soumission. Il est donc décourageant que, par exemple, l'Union européenne n'ait pas encore conclu d'accord sur la proposition de la Commission européenne de 2018 visant à lutter contre le contenu terroriste sur les réseaux.  

 

Il semble également nécessaire, une fois de plus, d'attirer l'attention des dirigeants et des intellectuels musulmans, qui pour la plupart réagissent à chacune de ces atteintes à la liberté par un silence de tonnerre. Il est clair que l'Islam a besoin d'un grand débat sur ce concept qui, du moins en Europe, a mis des siècles et beaucoup de sang à s'imposer et, aujourd'hui encore, il existe de nombreux bastions qui tentent de le remettre en question, de le limiter et, finalement, de le restreindre, simplement parce qu'accepter la grande valeur de la liberté signifie rejeter la tentation éternelle du totalitarisme.  

 

Il faut également mettre en garde contre ceux qui cherchent à justifier des attaques sur la base d'une guerre des religions inexistante. Celles-ci, dans le passé, ont couvert les luttes pour le pouvoir. Aujourd'hui, le voile de cette imposture est tombé depuis longtemps, sauf pour les djihadistes radicaux qui prônent toujours, depuis leurs mosquées, le meurtre des chrétiens et des juifs. Si cela devait se produire dans des églises ou des synagogues, cela entraînerait immédiatement le transfert vers des centres psychiatriques de toute personne qui oserait recommander le meurtre de musulmans.  

Pierre Gonzalez

VIENNE AUTRICHE

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