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Explosion sociale à l'horizon ?

Voilà des années que l'on s'attend à une révolution dans la société française comme également et plus généralement dans le Monde.

Cette révolution, elle se prépare depuis 2010 notamment, et au fil du temps, son spectre n'a fait que s'amplifier suite à de multiples évènements et de situations créant la désespérance. 

Et pourtant, rien ne se passe vraiment. On aurait pu croire qu'au moment des manifestations des Gilets Jaunes, il y ait un déclenchement de la contestation populaire conduisant ainsi la Nation française à un bouleversement en profondeur, que ce soit au niveau politique, économique ou social.

Dans les faits, les insurgés de novembre 2018 ont perdu leur bataille, quoi qu'en dit la plupart des médias qui considérent que les Gilets Jaunes sont toujours présents dans la contestation actuelle. Faux. Les Gilets Jaunes ont bel et bien décroché depuis longtemps, les rassemblements étant même devenus impopulaires au fil des mois si l'on en croit les sondages d'opinion à ce sujet.

En évidence aussi, la révolte sociale s'est révélée au moment de la réforme des retraites, mais elle est vite retombée tout d'abord, en raison de son impopularité, ensuite du fait de la crise sanitaire du Covid-19. 

En vérité, on parle très souvent des colères populaires, de l'explosiion de la société, voire de la guerre civile, mais au final la situation se dégrade toujours plus, sans pour autant qu'une solution apparaisse au bout du chemin.

Le gouvernement en a bien conscience et il sait que la révolution n'arrive pas, ni aujourd'hui, ni demain.

EXPLOSION SOCIALE

Malgré l'effondrement de l'économie, le chômage qui augmente à vu d'oeil,  la misère qui grandit chaque jour, les Français ne veulent pas un mouvement qui déboucherait sur des révoltes populaires. Non pas que la révolution apporte une solution réelle, car elle tourne souvent au drame si l'on en croit les expériences passées. Mais son effet peut avoir un petit côté positif, si à un moment donné, elle permet de faire "sauter un bouchon" qui obstrue le bon fonctionnement du système démocratique.

Cependant, il apparaît que les Français préfèrent le suicide à la révolution. C'est ce qui se passe aujourd'hui chez certaines personnes qui ont perdu tout espoir dans l'avenir et qui mettent fin à leurs jours au lieu d'engager une lutte pour leur survie.

La certitude réside dans la déconfiture de notre société qui va disparaître peu à peu pour laisser la place à un autre ordre mondial. La transition sera courte quand on constate l'évolution rapide des changements survenus en quelques années. Ainsi, la révolution se fera par une sorte de remplacement général où un monde effacera l'autre. 

Christian Vanneste, homme politique connu et ancien député, a posé cette question dans un article qu'il vient de signer : Explosion sociale en vue ? 

A dire vrai, comme je le disais plus haut, elle n'aura pas lieu dans les jours prochains contrairement aux pronostics de certains sondages.

En réalité, elle n'aura sans doute jamais lieu. Emmanuel Macron en est bien conscient, et c'est pour cela qu'il prépare désormais sa réélection. 

A titre d'information, je vous communique ci-dessous le contenu de l'article de presse de Monsieur Vanneste qui fait lui aussi à sa manière l'analyse de la situation.

Hugo Sernan

Contenu intégral de l'article

"Ce 23 novembre, l’oracle présidentiel tombera sur leurs esprits embrumés par la peur collective et la sidération entretenue et stimulée comme à plaisir.

La diction sera parfaite, et les mots soigneusement choisis, mais la France s’enfoncera un peu plus dans l’étrange brouillard d’une activité ralentie, d’une opposition muette, d’une démocratie suspendue qui, « en même temps », prolonge un pouvoir de moins en moins légitime et mitonne une colère populaire d’autant plus rageuse qu’elle aura été enfermée plus longtemps.

Selon un sondage exclusif établi par l’institut IFOP, 85 % des Français s’attendent à une explosion sociale dans les prochains mois dans le pays, soit 13 points de plus que la dernière mesure, en janvier 2020, lorsque les gilets jaunes avaient déjà creusé l’impopularité du pouvoir. Évidemment, ce sentiment domine outrageusement aux extrêmes, avec plus de 90 % des interrogés, mais il reste largement majoritaire dans les partis « de gouvernement », 84 % chez les sympathisants « républicains », 79 % chez les proches du Parti socialiste, et dominant néanmoins chez les « macronistes », avec 62 %. Le manque de recul et d’expérience rend les jeunes moins soucieux, avec 77 % (seulement ?) pour les 18-24 ans. Mais ce qui est plus grave est le fossé de 13 points qui sépare les ouvriers des cadres. 92 % pour les premiers, et 79 % pour les seconds, s’attendent à la déflagration. C’est à la fois le signe de l’effondrement de la confiance dans le gouvernement actuel, qui atteint désormais la base sociologique des marcheurs de 2017, mais aussi celui d’une fracture sociale entre les plus exposés aux conséquences économiques de la crise sanitaire, et ceux qui le sont moins.

Mensonge ou erreur, M. Macron avait parlé de guerre. Non ! La guerre rassemble contre l’ennemi alors que la crise isole les individus dans un « sauve qui peut », un « chacun pour soi » mortifères. Pendant les guerres, on se suicide moins, parce qu’on appartient davantage au groupe qui a besoin de nos efforts. La crise, au contraire, voit augmenter les dépressions et les risques suicidaires parce qu’elle souligne que l’on peut, que l’on doit se passer de ceux qui sont inutiles. Or, la crise actuelle redouble l’éviction : d’abord, elle établit une distance sociale, ce terme révélateur qui indique combien la séparation physique est aussi une rupture communautaire, une suspension des moments qui rechargent le « vivre ensemble » au sein de l’entreprise, de l’association, à l’occasion de la fête, de la cérémonie, de la célébration. Ensuite, elle replie les individus sur eux-mêmes, en isolant davantage encore ceux qui vivent seuls, en privant des équilibres que procurent les échanges ceux qui souffrent d’un milieu étroitement familial, exigu ou étouffant, en condamnant un peu plus à la passivité et à l’assistanat ceux dont l’activité et le métier sont indispensables au sentiment qu’ils ont de leur dignité.

20 % des Français ont des pensées suicidaires, d’après un sondage de l’IFOP et de la fondation Jean-Jaurès. Depuis le reconfinement, le nombre de jeunes patients accueillis aux urgences pédiatriques pour des crises suicidaires a doublé. Il faut voir dans ce phénomène la troisième vague de la crise sanitaire qui aura donc, par trois fois, pris le gouvernement en flagrant délit d’impréparation, d’incompétence et d’incohérence : d’abord face à la maladie elle-même, faute d’une stratégie efficace dotée des moyens nécessaires ; ensuite avec un confinement mortel pour notre économie, et absurde en raison des inégalités imposées d’en haut par une administration déconnectée de la réalité ; enfin vient la démoralisation d’une nation réduite à une foule d’individus soumis à un État coercitif et inefficace dont ils ne retirent plus la moindre fierté.

Le Président ne songe pourtant qu’à sa réélection. Puisque la guerre contre le virus a fait long feu, est-il en train de changer son fusil d’épaule et de s’inventer une vraie guerre ? La démonstration bien peu convaincante face à la , la défense et promotion du blasphème ont suscité un vent de réprobation dans les pays musulmans les plus fanatisés. La France songerait, maintenant, à restreindre l’immigration en provenance de certains d’entre eux et tente de restituer aux envoyeurs quelques-uns des malvenus qu’ils nous avaient expédiés. La « sécurité globale » est à l’ordre du jour. Aussi, les manifestations de la gauche pétitionnaire contre le pouvoir tendent à jeter les électeurs qui se croient « de droite » dans les bras du macronisme. C’est là le dernier épisode de la mystification dont les Français sont l’objet depuis 2017.

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