LA GUERRE CIVILE EST ENGAGÉE

Nous le savons déjà. Les faits ne sont pas nouveaux. Voici quelques semaines, quelques mois, que les incivilités sont de plus en plus nombreuses et que les altercations entre citoyens sont de plus en en plus dangereuses. Longtemps, les disputes sont restées verbales. Les gens s’injuriaient pour un et un non, mais au final, ce n’était que des mots, des injures et des insultes. Cependant, au fil des mois, le ton est monté d’un cran. Aujourd’hui, l’agression est devenue physique,avec parfois des conséquences dramatiques. Ainsi, c’est l’automobiliste qui attaque son prochain pour une place de parking et qui le tue froidement comme on écrase une mouche. C’est encore un automobiliste qui dépasse une voiture pour l’obliger à s’arrêter. Sous prétexte que le véhicule roulait trop lentement, l’agresseur frappe violemment son conducteur. Mais cette violence se retrouve aussi aussi entre voisins, collègues de travail ou membres d’une même famille. Ces faits sont devenus courant et font partie désormais des banalités quotidiennes.

Mais le paroxysme a été atteint le 5 août dernier avec la mort du maire de Signes tué par l’un de ses administrés pour un simple de dépôt de gravats que l’élu voulait empêcher. Jean-Mathieu Michel, maire depuis 36 ans, était un homme simple, serviable, très apprécié de ses concitoyens.

Si pour l’instant, la théorie de l’accident a été retenue par le parquet, il n’en reste pas moins vrai que le comportement de son agresseur est intolérable et qu’il n’est plus possible désormais d’accepter de tels actes. On est à la limite du meurtre et là, on peut se poser des questions surtout quand hier encore, un autre maire a été victime de violences. Jean-Michel Muselier, maire de Saint-Myon (Puy-de-Dôme) a été agressé au couteau, ainsi que son adjoint légèrement blessé.

Que sera demain ? Quel autre maire de France sera attaqué prochainement par un habitant de sa commune ? Et puis, les maires ne sont pas les seuls, ni les premiers : Combien d’enseignants sont agressés chaque semaine dans leur propre établissement ? Combien de médecins et et personnels hospitaliers subissent aujourd’hui le même sort ? Combien de fonctionnaires d’accueil dans les administrations sont insultés, menacés et molestés ?

Il est clair que nous sommes entrés dans un climat délétère qui annonce la guerre civile. Ne nous voilons pas la face. La France est devenue un pays où se heurtent les populations de tous bords. Il existe déjà les confrontations raciales qui attisent les haines et les vengeances. Au-delà, viennent s’ajouter également les hostilités entre le peuple et les élites. Et puis arrivent souvent les affrontements les plus divers, en matière politique ou de religion, comme aussi, tout simplement sans raison solide, dans un même quartier ou dans un même immeuble, entre voisins qui se détestent au point de s’entretuer.

Dans un tel contexte, il serait souhaitable que les pouvoirs publics adoptent une politique d’apaisement. Bien contraire, le gouvernement actuel ne fait que diviser les Français et il semblerait que certaines personnalités de l’État y prennent quelque part un certain plaisir.

Comment se terminera l’année 2019 ? L’explosion aura-t-elle lieu ? La guerre civile prendra-t-elle le chemin de la révolution ?

Incontestablement, nous sommes tous assis sur une poudrière. Et il suffira d’une petite étincelle pour que l’éclatement ait lieu. L’arrivée des migrants est loin d’arranger la situation. Ces derniers, sans accueil réel et sans ressources, devront survivre. Faute de moyens, ils seront contraints de se marginaliser par le vol, le pillage et peut-être le crime. Pour 20 ou 30 euros, une personne pourra être violentée, parfois tuée. Et cette même personne sera peut-être vous ou moi.

Notre vie est devenue précaire. La rue est devenue un lieu de danger où la folie furieuse frappe n’importe où. Le partage et la solidarité font place à la haine qui touche toutes les communautés.

Finie la démocratie, finie la République, finie la tranquillité citoyenne. La peur s’installe partout, à la ville ou comme à la campagne et ce n’est pas demain que la nation pourra retrouver sa sérénité.

Pierre Reynaud

LA GUERRE CIVILE

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