LES VICTIMES DU POUVOIR

Les morts et les blessés qui ne dérangent pas l'État

Des policiers qui se suicident en permanence, des agriculteurs au bout du rouleau qui se suppriment, comme tant d’autres hommes ou femmes victimes d’un système pervers que le gouvernement ignore par manque de justice et d’humanité : voilà un aspect du paysage social de la France qui s’enfonce peu à peu dans le chaos. Et ce n’est pas tout. À côté de ces drames, s’ajoutent ceux qui ont perdu un œil ou une main dans les manifestations des Gilets Jaunes, alors qu’ils défendaient simplement leurs droits au travail et à une vie décente. Sans oublier non plus les citoyens qui subissent la misère touchant les sociétés les plus fragilisées.

L’État entre-t-il désormais dans une phase dictature ? Ce qui n’avait guère de sens voici encore quelques mois, devient aujourd’hui une réalité. Macron veut supprimer les libertés, et sur ce point, il s’inspire du gouvernement de Vichy qui interdit en son temps tous rassemblements et toutes manifestations.

« C’est la dérive complète, on se croit revenu sous le régime de Vichy ! » clamait tout haut à l’Assemblée Nationale le député Charles de Courson le 31 janvier dernier, au moment de l’examen de la loi anti-casseurs. Et il n’avait pas tort.

Depuis, la situation a empiré. Avec le système « Castaner » et les dérives régulières de l’État Macron qui utilise les forces de l’ordre à des fins désastreuses, on ne reconnaît plus la république, ni la démocratie.

Mais le plus lamentable dans tout cela, c’est l’attitude pitoyable du gouvernement qui d’un côté, veut asphyxier les populations pour les réduire socialement à néant, et de l’autre, fait preuve d’un laxisme aberrant en matière de sécurité publique et de protection du citoyen.

La mort tragique du maire de Signes survenue au début de ce mois est une preuve réelle de l’indifférence du gouvernement Macron, même vis-à-vis des élus de la République.

Ainsi, dans les mois qui arrivent, on peut s’attendre à un désastre, à savoir un véritable début de guerre civile dont on aperçoit déjà les prémices. Ce présage est-il tangible ? On souhaiterait volontiers se tromper. Mais, les perspectives sont mauvaises et à moment donné, il est fort à craindre que les choses tournent mal. Surtout quand un gouvernement ne veut pas se remettre e question à quelque titre que ce soit.

L’État semble être aujourd’hui un rouleau compresseur capable d’écraser tout ce qui le gêne sur son passage et dans cet contexte, il ne fait aucun cas des victimes de son système autoritaire.

Pierre Reynaud

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