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UKRAINE : L’effet boomerang et dangereux des sanctions russes

Les sanctions infligées à la Russie se retournent désormais contre ceux qui les ont initiées. En France, il faut s’attendre à « un choc des prix sans précédent » selon Catherine McGregor, patronne d’Engie.

POMPES A ESSENCELa France et l’Europe se sont-elles tiré une balle dans le pied ? En voulant punir la Russie d’avoir envahi l’Ukraine, en lui infligeant des sanctions économiques d’une ampleur jamais égalée, la France et l’Europe ont provoqué une onde de choc sur les marchés qu’elles n’ont pas su anticiper. Elles en sont les premières victimes. L’Europe a d’ores et déjà perdu la guerre économique. Et « Le pire est à venir » comme l’a dit le président Macron.

Des hausses vertigineuses

Ce lundi 7 mars 2022, le prix du baril est monté à 140 dollars (+ 17,8%). L’essence est à 2 € à la pompe. Il va encore grimper puisque les marchés redoutent que les États-Unis ne décrètent un embargo sur le pétrole et le gaz venant de Russie.
Le gaz naturel a augmenté de 50% à 260 dollars le MWh. Or, l’Europe importe 40% de sa consommation de gaz russe, la France 20%. Les autres pays producteurs, comme le Qatar, ont prévenu qu’ils ne pourraient pas compenser, en tout cas à brève échéance.
Les prix des matières premières augmentent dans les mêmes proportions : le cours du blé flambe à la bourse de Chicago : 450 euros la tonne ! Car la Russie et l’Ukraine représentent 30% des exportations mondiale.
L’aluminium, le cuivre, le nickel connaissent des hausses historiques. Mention spéciale pour le palladium dont la Russie contrôle la moitié du marché mondial. Ce métal précieux qui sert notamment dans l’industrie automobile, est en hausse de 50%.
Ces hausses vont se répercuter, mécaniquement, sur tous les produits que nous utilisons chaque jour.

« Scénario de l’extrême »

Les conséquences sont et seront importantes. Les bourses dévissent, notamment en Asie. L’euro s’affaiblit de façon durable face au dollar. Les investisseurs se jettent sur l’or dont le prix dépasse les 2.000 dollars l’once.
Dans un entretien au journal 
Les Echos, Catherine McGregor, directrice général d’Engie explique comment elle se prépare à une éventuelle coupure des importations de gaz russe. Elle prévient que « sans gaz russe, nous entrerions dans un scénario de l’extrême » et qu’il en résulterait « un choc des prix sans précédent ».
Catherine McGregor plaide pour la mise en place rapide d’une nouvelle politique énergétique fondée sur le nucléaire.
Les menaces va-t’en guerre de Charles Michel, président du Conseil européen et du ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, qui voulaient provoquer « l’effondrement de l’économie russe » pourraient provoquer, plus vite qu’ils ne le pensent, l’effondrement des économies européennes. Avec son lot de catastrophes sociales que l’on n’ose imaginer.

 

Date de dernière mise à jour : 08/03/2022

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