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UKRAINE : La dangereuse escalade !

La surenchère politico-militaire entretenue par l’Occident pour soutenir l’Ukraine contient tous les ferments d’une troisième guerre mondiale. La Russie avertit Washington de « conséquences imprévisibles ».

Au 52ème jour de guerre, la Russie a bombardé la capitale, Kiev, ce samedi 16 avril 2022, ainsi que la ville de Lviv, dans l’ouest du pays, mais aussi Kharkiv, deuxième plus grande ville d’Ukraine, en représailles à la destruction de son navire amiral, le croiseur Moskva, touché trois jours plus tôt en mer Noire par deux missiles ukrainiens. Le Kremlin affirme vouloir détruire des usines d’armement (missiles et chars).
Les frappes continuent également sur Marioupol assiégée, où les combats se sont intensifiés autour du port et de l’usine sidérurgique Ilitch. Mais Volodymyr Zelensky sait bien que Marioupol va tomber. D’où ses appels aux Occidentaux de lui fournir une aide militaire massive.

CROISEUR RUSSE MOSKVA

De l’huile sur le feu

Les États-Unis ont répondu favorablement à cette demande. Selon CNN « Pour la première fois, les États-Unis ont accepté de fournir à Kiev des armes de grande puissance que certains responsables de l’administration Biden considéraient, il y a quelques semaines à peine, comme un trop grand risque d’escalade ; notamment 11 hélicoptères Mi-17, 18 canons Howitzer de 155 mm et 300 drones Switchblade supplémentaires. » Des armes très sophistiquées qui inquiètent la Russie. Et qui s’ajoutent aux armes de haute précision déjà acheminées vers l’Ukraine avec les instructeurs ad hoc.
Moscou n’a pas tardé à réagir en adressant une note diplomatique aux États-Unis, les avertissant de « conséquences imprévisibles » si le gouvernement américain continuait à fournir des armes à l’Ukraine.
Un embrasement du conflit à toute l’Europe et même au-delà pourrait en résulter. Avec la possibilité que la Russie, acculée, utilise le feu nucléaire.

Des armes nucléaires de faible puissance

« Les États occidentaux sont directement impliqués en Ukraine puisqu’ils continuent d’envoyer massivement des armes et des munitions à Kiev, a réagi l’ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov, dans Newsweek. En précisant que l’envoi de nouvelles armes américaines aux troupes pourrait conduire à un conflit direct entre la Russie et les États-Unis. »
Si Joe Biden semble minimiser la menace, la CIA et ses analystes ne prennent pas la chose à la légère. Le patron de la grande centrale du renseignement, William Burns, a déclaré à cet égard : « Il est possible que le président Poutine et les dirigeants russes sombrent dans le désespoir compte tenu des revers militaires qu’ils ont subi jusqu’ici. Aucun de nous ne peut donc prendre à la légère la menace que représente le recours potentiel à des armes nucléaires (…) de faible puissance. »

De l’eau dans le gaz

Si les États-Unis ont apporté une aide militaire de plusieurs milliards de dollars à Kiev, le gouvernement allemand a annoncé vendredi vouloir débloquer plus d’un milliard d’euros d’aide militaire supplémentaire en faveur de l’Ukraine.
Il est vrai que le chef de l’État allemand, Franck Walter-Steinmeier, vient de subir un camouflet diplomatique puisque sa visite à Kiev a été refusée par Zelensky, estimant que l’Allemagne n’en faisait pas assez pour aider l’Ukraine.
On comprend la position inconfortable de l’Allemagne dont la survie économique dépend largement du gaz et du pétrole russe.
Côté britannique, le Premier ministre Boris Johnson et plusieurs hauts responsables sont interdits d’entrée en Russie en raison des sanctions économiques infligées par Londres depuis l’invasion de l’Ukraine. Mais aussi en raison de l’aide militaire britannique très importante apportée aux forces ukrainiennes que Moscou ne peut ignorer.

À qui profite la guerre ?

Les sanctions économiques de l’Occident ne semblent pas très efficaces, en tout cas pour l’instant. Nous assistons à une grande hypocrisie de vouloir punir économiquement la Russie tout en continuant à lui acheter son gaz et son pétrole dont l’Europe a tant besoin.
Un embargo serait à l’étude, mais juste après le second tour de l’élection présidentielle française, le 24 avril, selon le New York Times, car « un embargo sur le pétrole russe pourrait provoquer une flambée du carburant et ruiner les chances de réélection d’Emmanuel Macron » !
Comment ne pas constater que la guerre russo-ukrainienne est tout près d’embraser la planète ? Seule l’Amérique, bien éloignée du théâtre des opérations, tire profit de ce conflit qui se déroule sur le sol européen. La guerre permet aux Américains de vendre leurs armes de dernière génération. Ils vendent aussi à l’Europe, à l’Afrique et à l’Asie, les produits agricoles qui ne sont plus produits en Russie et en Ukraine. L’embargo sur le gaz et le pétrole leur permettra bientôt de vendre leur gaz de schiste. Joe Biden gagne sur tous les tableaux. La guerre est un juteux business.
Il est temps que les Européens s’en rendent compte. Qu’ils cessent d’envoyer des armes qui, un jour, pourraient nous retomber dessus. Il est temps de parler de désescalade et d’engager des pourparlers de paix.
Avant qu’il ne soit trop tard !

Date de dernière mise à jour : 19/04/2022

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