TOULOUSE : LE GRAND TRAFIC

TRAFICS : désormais Toulouse égalise avec Marseille

La célèbre ville rose vient d'atteindre une (triste) performance. En matière de trafics de drogue et de règlements de compte, elle est maintenant au même niveau que Marseille, un record dans le secteur de la délinquance.

Cette constatation a été faite dans le JDD qui indique clairement dans son article une phrase sans équivoque : « À Toulouse, une génération de jeunes caïds met la ville à feu et à sang pour le contrôle des points de deal. Leur héros : Mohamed Merah. »

Si vous lisez cet article, vous pourrez découvrir les quartiers phare de la ville où les racailles à la sauce Merah exercent pleinement leurs pouvoirs : Le Mirail, Empalot, Les Izards … pour ne citer que les principaux.

Il est vrai que les trafics de drogue connaissent une envolée sans précédent : cannabis, héroïne, ecstasy, coke. La clientèle est excellente. Elle se compose essentiellement d’étudiants et de cadres aisés qui engraissent fortement les caïds dont certains parviennent à faire un « chiffre d’affaires » de 50.000 € par jour ! Qu’en dites-vous chers compatriotes dont les salaires peinent à augmenter de quelques euros ?

L’article du JDD pose quelques questions pertinentes :

« Comment s’est ­installé ce sentiment d’impunité qui ­désormais les habite ? La faiblesse des effectifs de police à Toulouse, ville nettement sous-dotée par rapport à Bordeaux ou Marseille, faute de poids lourds politiques, n’explique pas tout. Les voyous du cru exploitent une autre faiblesse du dispositif, ces tensions persistantes entre une police confinée au centre-ville et une gendarmerie qui en gère le pourtour, en sus d’une vaste zone rurale ; malins, ils dealent d’un côté de la “frontière” et dorment de l’autre, chez les pandores. Mais il y a autre chose, que pointe ce policier qui les connaît bien : l’effet Merah. Plusieurs de ceux qui sont morts sous les balles (treize règlements de comptes en 2018, cinq depuis le mois de janvier) ont grandi dans la même cage d’escalier que Mohamed Merah. »

Au moment où se préparent les élections municipales, une telle situation devrait inciter à la population toulousaine à se réveiller et à se demander s’ils veulent continuer à laisser la ville dans le chaos et la dérive avec une municipalité d’opérette, totalement inconsistante, dont le seul but est de se maintenir au pouvoir en faisant alliance avec LaRem dont les membres n’ont aussi de leur côté, aucune volonté de changement en matière de sécurité publique.

Certains disent : « On n’a rien vu venir ! » Fausse déclaration digne d’une grande hypocrisie quand on sait que les bases arrières des grands caïds toulousains sont fixées à Agen, Albi, Cahors, Castres, Lavaur, Montauban, Villeneuve-sur-Lot, etc, etc … Et dans ces villes, quiconque peut s’apercevoir, sans être ni policier ni enquêteur, que la délinquance s’affiche pleinement avec le deal de rues visible à tout moment de la journée, les grosses cylindrées qui forment de gigantesques ballets à travers la cité, et la radicalisation publique qui ne cache même plus.

Alors, les citoyens sont-ils satisfaits de ce grand désordre qui prive la société de toute sécurité dans n’importe quel lieu où l’on se trouve ? Que ce soit dans la rue, sur les places, à la terrasse des cafés, dans les halls de gares, aux abords des supermarchés, dans les résidences immobilières ou dans les transports publics ?

Bien évidemment, Monsieur ou Madame Tout le Monde ne cautionnement pas une telle anarchie. Mais personne ne réagit. Oui, personne ne réagit et c’est pour cela que la déroute s’est installée en profondeur, à Toulouse comme ailleurs. Quant à la police, elle est impuissante et le ministère de l’Intérieur ne lui en donne pas les moyens. Certes, il est plus facile de frapper un gilet jaune que de s’attaquer à un dealer. Ce dernier l’a bien compris et c’est pour cette raison qu’il continue ses méfaits en toute impunité.

Alors, quel avenir pour le citoyen dans sa ville ? Dans ce contexte, aucun. Sauf qu’un jour, le chaos actuel dérapera vraiment, et la porte sera grandement ouverte à la guerre civile.

Pierre Reynaud

TOULOUSE

 

 

 

 

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