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L'insécurité au quotidien

Augmentation des cambriolages, du suicide des policiers, du vol des moutons, des émeutes et des territoires interdits aux pompiers. La sécurité intérieure française se dégrade de façon préoccupante, menaçant la cohésion et l’unité nationale.

Avec cette limpidité que permet une pensée forte, Raymond Aron définissait naguère, en sept mots, ce qui confère force et permanence à l’État-nation : « Respecté à l’extérieur, en paix à l’intérieur. » Maintenir, améliorer, cette cruciale stabilité est ainsi la mission de tout gouvernant qui doit d’abord comprendre que les deux parties de ce théorème sont consubstantielles. Dans une nation envahie, nulle paix intérieure durable ; et quand le chaos règne dans la nation, le respect dont elle jouit au-dehors s’évanouit.

Sécurité d’abord

De ce fait, comme la géopolitique est la projection de puissance à partir d’un territoire, la sécurité intérieure constitue bien un renforcement décisif de notre territoire national.

Or, dans la France de 2019, la sécurité intérieure est compromise. Cela, même le Premier ministre est contraint de l’avouer (Assemblée nationale, 12 juin 2019). « Les Français n’en peuvent plus des coups de couteau donnés pour un mauvais regard ou des batailles rangées entre bandes rivales. » Un haut cadre de la Préfecture de police de Paris renchérit peu après (Le Point, 26 juillet) : « La violence dans la délinquance acquisitive ne cesse de progresser. » Enfin, les Français s’inquiètent d’une criminalité galopante. Dans un sondage préludant aux élections municipales de 2020 (Odoxa-Fiducial, juillet 2919), nos concitoyens mettent en majorité la sécurité au premier plan de leurs inquiétudes, loin devant l’environnement et le développement local. Proches de La République en Marche, des Républicains et du Rassemblement national tous estiment (à 55 %-60 %), que « les personnalités politiques locales ne parlent pas assez de sécurité ».

Nous citoyens, parlons donc de sécurité et comme « le commencement est la moitié du tout » (Pythagore), commençons par faire des propositions à nos élus et notamment aux maires de nos communes. Nous avons un outil à la portée de tous : c'est le cahier des doléances dont on a parlé souvent au moment du Grand Débat.

 

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