NOTRE DAME DE PARIS : accident stupide ou acte de malveillance ?

L’incendie de Notre-Dame de Paris reste encore un mystère à l’heure d’aujourd’hui. La thèse officielle qui affirme que la catastrophe est simplement accidentelle est de moins en moins crédible au fur et à mesure que des éléments nouveaux surgissent dans le contexte de la journée du 15 avril dernier.

En clair, il est prouvé que Notre-Dame de Paris est l’un des rares monuments français qui bénéficie actuellement d’une protection extrême en matière d’incendie.. Et quand une entreprise pratique des travaux sur cet édifice, les précautions sont encore plus affinées, en raison notamment de l’âge du monument et des matériaux qui le composent. Aujourd’hui, il apparaît que l’entreprise Le Bras qui travaille sur le site a rencontré un problème similaire sur le chantier de rénovation de la scène musicale de la MJC à Belleville-sur-Meuse. En fait, c’est une concomitance troublante qui relève d’un fait très récent survenu le 1er avril de cette année, à seulement quelques jours d’intervalle de la catastrophe de Paris. Dans la réalité, cet incident n’a pu être élucidé jusqu’ici, et selon le journal L’Express, le feu avait pu être maîtrisé rapidement avec l’intervention des pompiers de Verdun. Là aussi, c’est toute la structure bois de la charpente de la maison des Jeunes qui aurait pu être détruite, si l’incendie avait été découvert plus tard.

S’il est peu probable de mettre en cause le savoir-faire de l’entreprise Le Bras spécialisée dans la réfection des monuments historiques, on peut se poser toutefois des questions sur l’origine de ces accidents. À moins que ces deux affaires relèvent simplement d’un mauvais hasard ...

Cependant, on ne peut pas écarter pour l’instant la théorie de la malveillance d’une personne qui aurait pu accès au site des travaux entrepris sur la cathédrale. Et qui pourrait être l’auteur de cet acte criminel ? Si tel est le cas, il aurait agi seul, car, dans la plupart des cas, les incendiaires d’un site ou d’une forêt, agissent souvent en solo.

Alors, qui peut pourrait être le coupable ? Un ouvrier de chantier qui aurait voulu se venger de son entreprise ? Ou un individu qui aurait pu se glisser discrètement pour accomplir son acte ?  Perversité, calcul machiavélique, désir de mettre en scène un spectacle horrible ? Ou tout bonnement un comportement anti-religieux ?

Au final, l’enquête devrait déterminer les causes réelles de ce déplorable incendie. Que la catastrophe vienne d’un fait volontaire ou involontaire, il y a des responsables et désormais, il serait souhaitable qu’on puisse rapidement les identifier.

Pierre Reynaud

NOTRE-DAME DE PARIS EN FLAMMES

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