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PRÉSIDENTIELLES 2027 - Retailleau s’accroche, Attal indésirable et Roussel se lance…

Pas de repos dominical pour les prétendants à l’Elysée. Malgré les appels à l’union au centre et à droite, aucun candidat ne semble vouloir lâcher la corde. À gauche, Fabien Roussel devrait venir s’ajouter lui aussi à la liste des prétendants.

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Tout le monde veut prendre sa place - Pas de repos dominical pour les prétendants à l’Elysée. Malgré les appels à l’union au centre et à droite, aucun candidat ne semble vouloir lâcher la corde. À gauche, Fabien Roussel devrait venir s’ajouter lui aussi à la liste des prétendants.

Cette fois c’est certain, la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 est bien lancée et cette journée dominicale en est l’illustration. Alors que Bruno Retailleau qui compte « se maintenir jusqu’à la victoire », Maud Bregeon espère, elle, un candidat unique de la droite et du centre. Sale journée pour Gabriel Attal deux fois invité à se désister dans la même journée. Ce dimanche soir, c’est Fabien Roussel qui devrait s’inviter dans la course à l’Elysée. Voilà tout ce qu’il faut retenir de la journée de campagne présidentielle dimanche :

Bruno Retailleau y croit

Malgré son maigre score (6 %) dans un sondage Ipsos/BVA pour le Parisien samedi, Bruno Retailleau n’en démord pas, il ne se rangera pas derrière les candidats du camp présidentiel. « J’irai jusqu’à la victoire. Et je pense vraiment que cette victoire, elle est à portée de main », a lancé le président des Républicains ce dimanche sur BFM TV.

Multipliant les attaques contre le Rassemblement national, « parti girouette » taxé « d’amateurisme », le sénateur de Vendée a appelé les électeurs du RN à le soutenir, se plaçant comme le « candidat de la radicalité sérieuse ».

Maud Bregeon veut accélérer le rapprochement de la droite et du centre

L’ancien ministre de l’Intérieur répondait là à l’appel de la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon qui a fait part de son impatience à voir les candidats de la droite et du centre se réunir. Une réunion qu’elle n’envisage qu’autour d’Edouard Philippe.

« On ne peut pas se permettre d’attendre trop longtemps », il faut se rassembler « le plus tôt possible », a exhorté la ministre, appelant au ralliement de Bruno Retailleau donc, mais aussi de Gabriel Attal (Renaissance), en concurrence avec le maire du Havre dans le « » bloc central ». « J’aimerais que, très rapidement, on ait un candidat unique », a-t-elle insisté dans l’émission Le Grand Jury RTL/Ouest-France/Public Sénat/M6 souhaitant ainsi éviter un second tour LFI/RN.

Selon un sondage Ipsos/BVA pour le Parisien paru ce samedi, le patron d’Horizons est à ce stade le mieux placé du « socle commun » pour accéder au second tour puisqu’il est crédité de 14,5 % d’intentions de vote contre 7,5 % à Gabriel Attal et 6 % à Bruno Retailleau, dans une configuration où tous les trois seraient sur la ligne de départ. Marine Le Pen est toujours loin devant (34 %).

François Bayrou veut élargir

Le patron du MoDem et ex-Premier ministre François Bayrou, lui, ne paraît pas très emballé par le trio cité plus haut. Sur Europe 1 et CNews, il propose un « tour préliminaire » élargi, allant « de tous ceux qui refusent l’alliance » avec Jean-Luc Mélenchon « à tous ceux qui refusent l’alliance » avec Marine Le Pen.

« Il faut organiser une compétition loyale entre tous ceux qui partagent l’impératif d’écarter les extrêmes », une confrontation sur « deux mois » et après, « on vote ». Quant aux participants éventuels à cette compétition ? Ils pourraient aller de Bernard Cazeneuve à David Lisnard, a listé François Bayrou, citant aussi Elisabeth Borne, Bruno Le Maire, Thierry Breton, Jean-Louis Borloo. Mais pas Sarah Knafo (Reconquête).

Quant à Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire du pôle socialiste, il « aurait pu en être s’il n’avait pas fait le choix d’aller avec le PS », selon l’ancien Premier ministre.

Gabriel Attal, invité à se désister …  en Normandie

Sale journée pour le chef de file Renaissance. Ignoré par François Bayrou et appelé à se ranger derrière Edouard Philippe, l’ancien Premier ministre (lui aussi) a appris qu’il n’était pas non plus le bienvenu en Normandie. Ce dimanche, la ville de Boos, près de Rouen, organisait sa traditionnelle Fête de la Moisson qui marque la fin des récoltes depuis près de 25 ans. Gabriel Attal avait prévu de s’y rendre aux côtés de la députée de la circonscription pour un petit bain de foule électoral.

Problème, le maire de Boos ne l’entendait pas de cette oreille comme le rapportent nos confrères de Paris-Normandie. « Je n’en veux pas sur ma manifestation, a prévenu l’édile, Bruno Grisel, c’est une fête pas un meeting politique. » Résultat : Gabriel Attal a annulé sa visite…

Fabien Roussel bientôt candidat

Il n’y a pas qu’à droite que les prétendants à l’Elysée se multiplient. Invité ce dimanche soir au JT de TF1 à 20 heures, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, devrait officialiser sa candidature au grand dam de certains élus de son parti et de La France insoumise, qui l’accuse d’avoir empêché Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour en 2022.

En 2022, il n’avait récolté que 2,28 % des suffrages au premier tour. Dans l’enquête Ipsos/BVA de samedi, il obtient entre 2,5 % et 3,5 % des intentions de vote.

La Rédaction service Politique

Date de dernière mise à jour : 06/09/2026

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