ISLAM - L’impunité de Rima Hassan au Parlement européen

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Le 29 avril 2026, l’ONG EU Watch a publié un rapport public intitulé « La député européenne Rima Hassan : Pourquoi le Parlement européen ne réagit pas? »1. Ce document, fondé exclusivement sur des faits publics (déclarations, publications sur les réseaux sociaux et procédures judiciaires), dénonce l’inaction du Parlement européen face aux positions répétées de la députée européenne LFI (groupe The Left).

Le rapport pose une question simple et embarrassante : pourquoi le Parlement européen, qui se veut un rempart contre l’antisémitisme et le terrorisme, n’a-t-il pris aucune mesure institutionnelle visible contre une de ses membres dont les propos flirtent régulièrement avec la légitimation du terrorisme islamiste et la haine d’Israël ?

Un positionnement radical documenté

Rima Hassan, élue en 2024, affiche un discours cohérent et sans ambiguïté sur le fond :

En février 2025, sur Sud Radio, elle a déclaré que « le Hamas a une action légitime du point de vue du droit international », justifiant ainsi « la lutte armée dans un contexte de colonisation ». Si elle a qualifié certaines exactions (prises d’otages, massacres) de « crimes de guerre » ou de « procédés » non justifiés, elle maintient la légitimité globale de l’organisation terroriste Hamas (inscrite sur la liste européenne des organisations terroristes) ;

En décembre 2024, elle a affirmé sur X que « tout Franco-Palestinien doit pouvoir rejoindre la résistance armée palestinienne dont la légitimité est reconnue par les résolutions des Nations unies ». Elle établissait un parallèle avec les Franco-Israéliens servant dans l’armée israélienne ;

Le 26 mars 2026, elle a publié un message sur X reprenant les propos de Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise, auteur du massacre de l’aéroport de Lod (Israël) en 1972, qui avait fait 26 morts. La citation reprise mettait en avant la « résistance » comme un « devoir ». Ce post lui a valu une garde à vue le 2 avril 2026 pour « apologie du terrorisme ». Elle a été convoquée devant le tribunal correctionnel le 7 juillet 2026.

Le rapport d’EU Watch met en évidence un schéma répété : légitimation de la « résistance armée » palestinienne (incluant le Hamas), focalisation obsessionnelle sur l’« impunité d’Israël » et accusation récurrente de « génocide », tout en minimisant ou en relativisant le caractère terroriste du pogrom du 7 octobre 2023.

L’inaction choquante du Parlement européen

Dès 2024 et surtout après les propos sur le Hamas de février 2025, des dizaines de députés et 94 sénateurs français ont demandé la levée de l’immunité parlementaire de Rima Hassan. Des signalements ont été adressés à la présidente Roberta Metsola. Aucune mesure disciplinaire visible, ni procédure interne tranchante, ni levée d’immunité effective n’a été décidée par le Parlement européen au moment de la publication du rapport d’EU Watch.

Cette passivité contraste avec la réactivité de l’institution sur d’autres sujets. Elle interroge sur les compromissions au sein de l’Hémicycle :

Tolérance envers un discours qui converge avec l’islamisme politique (Hamas étant une branche des Frères musulmans) ;

Relativisation de l’antisémitisme quand il s’exprime sous les habits de l’« antisionisme » ou de la « décolonialité » ;

Priorité donnée à la diabolisation d’Israël sur la défense des valeurs européennes fondamentales : refus du terrorisme, protection des citoyens juifs européens et condamnation sans équivoque de l’apologie de la violence.

Un signal dangereux pour les Juifs d’Europe

Les communautés juives européennes, confrontées à une explosion des actes antisémites depuis le 7 octobre 2023, perçoivent cette impunité comme un signal alarmant. Quand une députée européenne peut légitimer une organisation terroriste et la « résistance armée » sans que le Parlement réagisse fermement, c’est toute la crédibilité de l’Union européenne en matière de lutte contre la haine et le terrorisme qui est sapée.

Le cas Rima Hassan n’est pas isolé. Il révèle une tendance plus large au sein de certaines gauches européennes : le recyclage des vieux antisémitismes sous une rhétorique « décoloniale » et tiers-mondiste. En refusant de condamner clairement le Hamas comme organisation terroriste, en légitimant sa            « lutte », on banalise la haine des Juifs et on prépare le terrain à davantage de violence sur le sol européen.

Il est temps que le Parlement européen réagisse

Le rapport d’EU Watch est un avertissement salutaire. Il est temps que le Parlement européen sorte de son silence complice et applique ses propres règles.

EU Watch appelle les députés européens attachés à la laïcité, à la liberté et à la sécurité des Européens à exiger :

Une enquête transparente et publique sur l’ensemble des déclarations et publications de Rima Hassan ;

L’examen sérieux et rapide d’une demande de levée d’immunité parlementaire ;

Une condamnation politique claire : la légitimation du Hamas et de la « résistance armée » n’a pas sa place dans une institution démocratique européenne.

On peut noter, en France, la même complaisance du régime Macron et de sa justice de gauche avec Rima Hassan : aucune sanction contre elle et les poursuites en cours traînent en longueur depuis des années. Selon le parquet de Paris, début avril 2026, sur 16 procédures clôturées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne, 13 ont été classées sans suite. Rima Hassan reste toutefois mise en cause dans six autres procédures toujours en cours, dont certaines confiées à la Brigade de eépression de la délinquance contre la personne.2

Jean Lamolie

1 https://www.euwatch.be/wp-content/uploads/2026/04/EU-WATCH-Rapport-en-Francais.pdf

2 https://www.franceinfo.fr/politique/la-france-insoumise/apologie-du-terrorisme-possession-de-drogue-procedures-en-cours-ce-que-l-on-sait-de-la-garde-a-vue-de-l-eurodeputee-lfi-rima-hassan_7912931.html

Date de dernière mise à jour : 02/05/2026

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