CHARLES III AUX ÉTATS-UNIS - Lors de sa visite aux États-Unis, Charles III lance à Trump : « Sans les Britanniques, l’Amérique parlerait français »

Sans les Britanniques, "vous parleriez français" : la revanche grinçante de Charles  III face à Trump - France 24

Lors de sa visite aux États-Unis, le roi Charles III a adressé une remarque piquante à Donald Trump, soulignant le rôle décisif des Britanniques dans l’histoire américaine et suggérant qu’en leur absence, la langue du pays aurait pu être le français.

Quand l’humour royal s’invite à la Maison Blanche

Ce mardi 28 avril 2026, la Maison Blanche a été le théâtre d’un échange plein de malice entre Charles III et le président américain Donald Trump. Reçu avec tous les honneurs lors d’un dîner d’État, le souverain britannique a usé d’une répartie fine, rappelant à son hôte que « sans nous, vous parleriez français », en référence aux multiples toponymes et héritages venus tant du Royaume-Uni que de la France sur le territoire américain.

Une allusion directe à une pique lancée quelques mois plus tôt par le président américain au sommet de Davos : « Sans les États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, vous parleriez allemand et un petit peu japonais. »

Plaisanteries sous les ors et rappels historiques

Sous les lambris de la résidence présidentielle, l’atmosphère s’est vite teintée de complicité. Charles III, prompt à manier l’ironie, n’a pas manqué d’évoquer le passé commun des deux nations. Il a glissé, avec panache : « Monsieur le Président, oserais-je dire que sans nous vous parleriez français ? » Un trait qui a déclenché l’hilarité générale. Le roi ne s’est pas arrêté là ; il a aussi taquiné son hôte concernant les récents « réajustements » imposés au coûteux projet de salle de bal souhaité par le chef d’État républicain.

Petite touche historique supplémentaire : la mention, non sans humour, des souvenirs moins glorieux – tels l’incendie du bâtiment par les soldats britanniques il y a deux siècles ou encore la célèbre Boston Tea Party. Selon lui, ce banquet représentait « une amélioration considérable par rapport à la Boston Tea Party ».

L’art de la joute verbale politique

La soirée n’a pas été marquée uniquement par les bons mots royaux. Donald Trump, fidèle à sa verve coutumière, a félicité son invité pour avoir su faire se lever toute l’assemblée du Congrès – exploit qu’il admet ne jamais avoir réussi lui-même.

Passant du registre léger au ton plus solennel, il n’a pas hésité à évoquer des sujets géopolitiques brûlants : « Nous avons vaincu militairement cet adversaire particulier [l’Iran], et jamais nous ne laisserons cet adversaire posséder une arme nucléaire. »

Cadeaux et symboles forts d’une alliance ancienne

Pour sceller cette rencontre sous le signe de la cordialité anglo-américaine, un geste symbolique : la remise par Charles III, au président américain, de la cloche du HMS Trump – un sous-marin britannique lancé en 1944. Un présent accompagné de ces mots : « Puisse-t-elle témoigner de l’histoire commune de nos nations et de leur brillant avenir. »

Une soirée donc où traditions diplomatiques et traits d’esprit ont harmonieusement cohabité, reflétant une relation spéciale qui n’a rien perdu ni de sa chaleur ni de sa vivacité.

Jérôme Nelra

Date de dernière mise à jour : 30/04/2026

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