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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE 2027

LIBAN : des embouteillages montrent l'espoir des déplacés après le cessez-le-feu

Cessez-le-feu au Liban: des milliers d'habitants rentrent chez eux,  d'énormes bouchons sur les routes

Qu'elle soit durable ou non, la trêve entre Israël et le Hezbollah amène un vent d'optimisme sur les routes en direction de Tyr où de nombreux réfugiés ont pris le volant dans l'optique d'y revivre pour de bon.

Au Liban, les bouchons ne riment plus avec frustration, mais avec espérance. Les combats entre le Hezbollah et Israël ont cessé depuis dimanche 21 juin, et les négociations qui avancent en Suisse entre les Etats-Unis et l'Iran laissent enfin entrevoir pour la première fois un réel espoir de trêve à plus d'un million de réfugiés internes dans le pays.

Dans la soirée de lundi, des milliers de voitures formaient des embouteillages sur l'autoroute qui longe la mer vers le sud du pays, malgré un cessez-le-feu encore fragile. L'armée libanaise déconseille toutefois encore de retourner dans les zones touchées par le conflit même si les réfugiés éprouvent enfin un sentiment de sécurit

Dans la fumée des pots d'échappement, les voitures à touche-touche sont chargées de matelas, accrochés sur le toit par des ficelles. Le coffre de sa Toyota rempli à ras bord, Hassan et sa famille arborent un grand sourire. "On revient à Tyr !", s'exclame-t-il. La grande ville chiite du sud, leur ville, n'a plus subi de frappes depuis une semaine. "Les gens avaient peur jusqu'ici. Tout le monde attendait le résultat des négociations, que les choses soient plus claires, pour retourner chez eux", explique Hassan.

"Que tout le monde revienne, il ne faut pas s'inquiéter."

Hassan à franceinfo

"Cette semaine les gens ont fait des allers-retours. Nous, on a décidé de revenir pour de bon. Toute la famille est là. Dieu merci, sans les efforts de l'Iran, on n'aurait pas pu rentrer chez nous", s'exclame une femme. À l'arrière de la voiture, sa tante Joumana agite le drapeau du Hezbollah par la fenêtre.

Positif, le jeune homme estime que "l'Iran nous soutient beaucoup plus maintenant. Ils ont une grande influence. Parce qu'ils contrôlent le détroit d'Ormuz." Dans la voiture, des habits, des ustensiles de cuisine, et tout ce qu'ils avaient emmené en fuyant Tyr il y a trois mois s'entassent.

"Notre maison a été frappée, mais on peut y vivre ! Et même si elle était inhabitable, on reviendrait", affirme le Libanais. Hassan sait que le retour ne durera peut-être pas si la guerre reprend. En attendant, il lance une chanson chiite sur l'autoradio. Car, au moins pour aujourd'hui, rien ne gâchera son optimisme.

Marc Bertrand

Date de dernière mise à jour : 24/06/2026

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