
Pedro Sanchez Premier ministre espagnol
Pedro Sanchez a par ailleurs estimé vendredi que la crise migratoire en cours était liée à interprétation malhonnête "par les mafias de trafiquants d'êtres humains" d'une décision de justice statuant qu'"il n'est pas possible de reconduire à la frontière les personnes qui seraient arrivées en Espagne par la mer".
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a qualifié vendredi 31 juillet d'"attaque" et de "violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne" l'arrivée massive de quelque 60 000 migrants dans l'enclave de Ceuta depuis le Maroc. "Le gouvernement de l'Espagne est aux côtés de la ville de Ceuta. Et nous comprenons l'émotion, la situation d'angoisse qu'ils vivent depuis ces dernières heures, en particulier depuis aujourd'hui", a déclaré le Premier ministre socialiste devant la presse à Ceuta.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a estimé que la crise migratoire en cours à Ceuta était liée à une interprétation malhonnête "par les mafias de trafiquants d'êtres humains" d'une récente décision de justice statuant sur la reconduite des migrants arrivés par la mer. Selon cet arrêt, "il n'est pas possible de reconduire à la frontière les personnes qui seraient arrivées en Espagne par la mer", a expliqué Pedro Sanchez, ajoutant que "cette interprétation" s'était "répandue comme une traînée de poudre ces dernières heures".
Au moins 34 personnes sont mortes
"La situation que vit Ceuta est absolument intenable", a par ailleurs déclaré le président de l'enclave espagnole, vendredi. Selon Juan Jesus Vivas, le nombre de migrants ayant passé la frontière entre le Maroc et le territoire espagnol ces dernières heures est estimé à 60 000 migrants.
"Cela représente 70% de la population de Ceuta. C'est comme si, en 24 heures, 34 millions de personnes entraient sur le territoire espagnol. Evidemment, c'est impossible d'absorber cette pression", a-t-il expliqué. Au moins 34 personnes sont mortes en tentant de rejoindre le territoire de 80 000 habitants, selon le président de Ceuta.
Le ministère de l'Intérieur espagnol a annoncé vendredi en début d'après-midi que 25 000 migrants avaient quitté l'enclave et étaient repartis au Maroc. "Les départs depuis Ceuta se font à un rythme de 150 personnes par minute", a précisé le ministère de l'Intérieur dans un message transmis à l'AFP.
La Rédaction International