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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE JOURNAL DES PATRIOTES

POLITIQUE - L’Italie de Meloni, une leçon de rigueur pour la France ?

 Giorgia Meloni s'apprête à battre un record historique. En effet, son  gouvernement va devenir le plus long de l'Italie républicaine depuis 1945.  Son bilan est plutôt mitigé : si le chômage

Alors que la France s’enfonce dans une crise budgétaire et politique d’ampleur, une nation longtemps considérée comme le mauvais élève de l’Europe lui donne une leçon de réalisme. L’Italie de Giorgia Meloni, qui a hérité d’une situation économique et financière bien pire que celle que connaissait la France il y a 10 ans, a opéré en quelques années un redressement spectaculaire. Les résultats sont là : réduction drastique du déficit, utilisation efficace des fonds européens, baisse des dépenses inutiles et maintien d’un excédent commercial enviable. Une leçon de gestion pour une France qui semble avoir perdu le nord sous le régime Macron.

Un héritage plus lourd que la situation française actuelle

Pour mesurer le chemin parcouru, il faut se souvenir du point de départ. En 2022, à l’arrivée de Giorgia Meloni au pouvoir, le déficit public italien atteignait des sommets à environ 8,1 % du PIB, et le pays était plombé par un endettement historique proche de 138 % du PIB. La situation était objectivement plus critique que celle de la France en 2022, dont le déficit, bien que préoccupant, restait d’un niveau inférieur (autour de 4,7 % du PIB). L’Italie était le « maillon faible » de la zone euro, et les marchés financiers la regardaient avec suspicion. Les écarts de taux sur les bons du Trésor public italiens flambaient, les agences de notation restaient méfiantes, et Bruxelles surveillait Rome comme le lait sur le feu.

En France, sous Emmanuel Macron, la trajectoire a été inverse. Malgré un point de départ plus favorable, le déficit s’est installé durablement au-dessus de 5 % du PIB, la dette publique a franchi des seuils historiques (plus de 3 460 milliards d’euros fin 2025, soit environ 115,7 % du PIB, puis plus de 3 536 milliards au premier trimestre 2026, soit 117,5 % du PIB), et l’instabilité politique chronique a sapé toute crédibilité. Là où l’Italie héritait d’un fardeau plus lourd, le régime Macron a choisi de l’aggraver par l’inertie et le clientélisme.

Une réponse radicale : la méthode Meloni

Face à cette urgence, le gouvernement Meloni, fort d’une stabilité politique sans précédent — près de quatre années de durée contre une moyenne de 414 jours sous les gouvernements précédents — a mis en œuvre une politique de rigueur sans état d’âme. Le résultat est éloquent : le déficit a été ramené à 3,1 % du PIB en 2025 (contre 3,4 % en 2024), avec un objectif de 2,8 % pour 2026, pendant que la France voit le sien stagner autour de 5,1 % en 2025 et rester proche de 5 % en 2026.

Cette performance repose sur deux piliers. D’abord, une utilisation efficace des crédits européens du plan de relance (PNRR). L’Italie, pays de l’UE le plus durement frappé par la pandémie, a reçu un chèque massif (près de 194 milliards d’euros) et a su l’engager dans des investissements productifs sans grever le budget national de manière durable. Ensuite, une baisse drastique des dépenses jugées inutiles, notamment dans les secteurs de l’environnement et de l’assistanat. Le gouvernement a assumé des choix douloureux : fin progressive du « Superbonus » (crédit d’impôt à 110 % pour la rénovation énergétique dont le coût explosait et qui continue de peser sur les comptes via des crédits différés), coupes dans les subventions aux énergies renouvelables, recentrage des aides sociales et enterrement du revenu de citoyenneté. Ces mesures, bien que critiquées par une partie de l’opposition et des médias, ont été justifiées par l’impératif de rétablir la soutenabilité des comptes publics. Le gouvernement a refusé de céder aux sirènes du « quoi qu’il en coûte » permanent qui a caractérisé la gestion française.

Pendant ce temps, à Paris, le régime Macron multiplie les demi-mesures, les annonces non tenues et les dérapages. Les tentatives de consolidation restent cosmétiques, les dépenses sociales et les niches fiscales continuent de prospérer, et l’instabilité parlementaire, due au rejet du bloc central par les Français, a rendu toute trajectoire crédible impossible. Résultat : la dette française continue de grimper plus vite que le PIB, la charge d’intérêts s’alourdit, et les marchés commencent à sanctionner.

La preuve par les marchés et l’excédent commercial

La crédibilité retrouvée de l’Italie est d’abord attestée par les marchés financiers. Pour la première fois depuis longtemps, le rendement des obligations d’État italiennes est régulièrement inférieur ou comparable à celui des obligations françaises À l’arrivée de Meloni, l’écart entre les taux français et italiens à 10 ans était massif ; il s’est réduit à une dizaine de points de base, voire inversé par moments en 2025-2026. Les investisseurs préfèrent désormais, sur plusieurs maturités, l’Italie à la France. C’est une véritable révolution : le pays autrefois surnommé le cancre de la zone euro est devenu, aux yeux des marchés, plus fiable que la deuxième économie de l’Union. Les agences de notation ont suivi : plusieurs ont relevé la note de l’Italie (S&P, Fitch, DBRS), tandis que la France a subi des dégradations.

Par ailleurs, contrairement à la France, qui subit un déficit commercial chronique (plusieurs dizaines de milliards d’euros chaque année), l’Italie maintient un solde extérieur excédentaire. En 2025, le surplus commercial italien a atteint environ 50,7 milliards d’euros (après 48,3 milliards en 2024), grâce notamment à une réduction du déficit énergétique et à la solidité du « Made in Italy ». L’Italie s’est même hissée, à certaines périodes, au rang de quatrième exportateur mondial, devant le Japon. La mécanique, la mode, l’agroalimentaire, la pharmacie et la nautique tirent la croissance des exportations. L’Italie dégage un excédent commercial hors énergie de près de 100 milliards d’euros, ce qui assure la soutenabilité de sa dette. Cette bonne santé commerciale contraste avec la situation française, où Bercy tente de colmater les brèches sans parvenir à inverser la tendance structurelle de désindustrialisation et de dépendance aux importations.

La maîtrise des dépenses publiques permet à l’Italie de dégager un excédent ce qui renforce la confiance des investisseurs. La France, elle, est contrainte de s’endetter toujours plus pour financer ses dépenses courantes, ce qui pèse sur sa balance des paiements et sur sa crédibilité.

Là où l’Italie a choisi la rigueur, la stabilité et la priorité donnée à la soutenabilité des comptes, la France sous Macron a multiplié les politiques de dépenses et de déni. Le déficit français reste structurellement élevé, la dette explose, les taux d’intérêt se détériorent relatifs à l’Italie, et la confiance des marchés s’érode. Le « quoi qu’il en coûte » de 2020 a laissé place à un « quoi qu’il en coûte » permanent, sans les résultats économiques qui justifieraient un tel laxisme.

Un modèle pour la France ?

L’exemple italien montre qu’un redressement budgétaire est possible, même dans un pays lourdement endetté, à condition de faire preuve de courage politique et de cohérence. En stabilisant ses comptes tout en maintenant un excédent commercial, l’Italie a regagné la confiance des marchés et des partenaires européens. La France, engluée dans ses déficits et son instabilité politique, gagnerait à s’en inspirer. L’heure du réalisme est venue, et Meloni en a fourni une partition que Paris pourrait bien devoir apprendre par cœur.

Giorgia Meloni a prouvé qu’une droite de gouvernement, stable et déterminée, peut redresser les comptes sans renoncer à la souveraineté ni aux intérêts nationaux. Le régime Macron, lui, a illustré l’échec d’une gestion technocratique, dépensière et clientéliste. Pour la France, le choix n’est plus idéologique : c’est une question de survie budgétaire et d’indépendance.

Jean Lamolie

Date de dernière mise à jour : 02/09/2026

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