
L’actualité horrible de ces derniers jours (affaire Lyhanna) nous montre la nécessité de poser à plat la justice actuelle, de faire un bilan sérieux (neutre, objectif si possible) et d’en tirer les conclusions qui s’imposent pour une refondation totale de notre « Justice-Titanic » qui est la HONTE de notre pays.
Premier constat indiscutable : l’explosion de l’insécurité. Quelques chiffres de 2025 (comparés avec 2024) : homicides +1 %, tentatives d’homicide +5 %, viol et tentative de viol +9 %, trafic de stupéfiants +8 %, escroqueries +8 %… Sur les 16 catégories listées sur le site (officiel) « Vie publique », seules sont en baisse. Comme le dit joliment le commentaire du site : « Une évolution à la hausse mais avec une ampleur moindre que celles observées en moyenne sur les dix dernières années… ».
Nous voilà rassurés ! Youpi, cela augmente moins que d’habitude ! C’est comme les soi-disant « baisses » des dépenses de l’Etat, qui sont en réalité une moindre hausse, ou une diminution de la gabegie déjà programmée. Réjouissons-nous, on nous tondra davantage… mais un peu moins que prévu !
Cela signifie pourtant clairement que le mal est profond, qu’il est ancien, et que la réponse de l’Etat depuis des années a été insignifiante ou totalement inefficace. Comment en sommes-nous arrivés là ?
Deuxième constat tout aussi indiscutable : les juges sont écrasés de travail. Exact… Mais à qui la faute ? Imaginons le parcours d’un petit voyou, que nous appellerons (au hasard) Kevin Mathéo.
Kevin est un gaulois par sa mère et de père inconnu (sauf de sa mère, évidemment). Il aurait pu être honnête et travailleur s’il n’avait pas grandi dans une cité où il est plus facile de voler ou de faire le chouf que d’apprendre quelque chose d’utile dans son école « muticulturelle » où le niveau moyen des élèves frôle le zéro absolu. Et si sa mère n’avait pas accepté avec reconnaissance qu’il ramène de l’argent, pas mal d’argent même, sans jamais poser de question ! Fan de foot et de Benzema (sans pourtant être un supporter anglais), il a pris l’habitude de se défouler après chaque match en cassant ou agressant des policiers. Haine de la France ? Des Français, qu’ils soient gaulois, antillais ou autre ? Motivation islamique aussi vague que ses connaissances scolaires ? Ou simple rejet de son environnement HLM riant comme un vieil urinoir ? Peu importe ! Il aime saccager et se battre, surtout à dix contre un quand « l’ennemi » est à déjà terre et ne peut plus se défendre.
Après de multiples gardes à vue où il se vante devant ses potes délinquants d’avoir tenu tête et abreuvé d’insultes les policiers, il finit par comparaître devant un tribunal. Bien entendu, ses origines sociales lui valent une compréhension illimité des juges.
– La première fois, il est condamné à une amende avec sursis.
– La deuxième, à une amende ferme qu’il ne payera jamais.
– La troisième, à un stage de citoyenneté qu’il n’effectue pas car il a le droit de le refuser ; ce dont il ne se prive pas.
– Les fois suivantes, à des condamnations avec sursis jamais révoqués, qu’il collectionne comme autant de trophées de virilité.
– Enfin, un jour, un juge particulièrement las (ou de droite ? Il en existe encore…) le condamne à de la prison ferme… mais sans mandat de dépôt. Et Kevin Mathéo ressort une nouvelle fois libre du tribunal en rigolant de la niaiserie de la Justice française.
Ne croyez-vus pas que si Kevin Mathéo avait été réellement sanctionné dès la deuxième fois, il n’aurait pas encombré pour rien un tribunal ? Coûté de l’argent et pris du temps à des policiers, à un juge, un greffier (et j’en oublie…) pour des prunes ?
Caricatural ? À peine. Quand des policiers sont renversé par un chauffard délinquant notoire, traînés sur des dizaines de mètres au risque de les tuer ou mutiler, et que ce chauffard n’est condamné qu’à une simple amende ; quand des violeurs sous OQTF sont laissés dans la nature « en attente d’être convoqués ultérieurement » ou libérés par manque de place en prison, comment s’étonner des récidives qui saturent les juges de travail ?
Comment ne pas comprendre que les tribunaux soient encombrés si les mêmes voyous sont jugés, re-jugés et encore jugés mais jamais envoyés en prison ? Au point que le juge pourrait leur distribuer des cartes de fidélité ? À qui la faute, sinon à cette idéologie du laxisme infini ? Voire à ce militantisme dystopique d’une société sans prison ni sans asile psychiatrique qui hante la cervelle de certains magistrats, où la réinsertion à toute force est la seule issue acceptable pour ces juges ou procureurs, malgré le « quoi qu’il en coûte » à la société : nouveaux vols, agressions, viols, attentats au couteau ou meurtres pédophiles sur d’autres victimes innocentes ?
Sans parler de la mainmise de mafias sur des cités HLM « de non-droit », où les honnêtes gens doivent montre leur carte d’identité pour entrer dans les immeubles et raser les murs devant des voyous arrogants… Sans oublier les tristement célèbres « tournantes dans les caves » pour les filles blanches depuis les années 70, qui n’ont rien à envier aux « grooming gangs » de Grande-Bretagne, que ce soit en nombre de victimes ou en nature des actes subis ?
Certes, les juges ne sont pas les seuls responsables : il a fallu un Président, un gouvernement, des ministres pour proposer des lois aberrantes, ainsi que des députés et sénateurs pour les voter. Par dogmatisme politicien ou réflexe moutonnier carriériste ? Peu importe. Ils sont responsables ET coupables, tout autant que les magistrats (syndicalistes ou francs-maçons) qui ont poussé à l’adoption de ces lois ; tout autant que les procureurs et juges qui les ont appliquées avec délices, se vautrant dans le laxisme comme Picsou dans sa piscine de fric. Parfois juste pour montrer au ministre qu’il n’a aucun pouvoir et que la justice est « indépendante » de tout, du pouvoir, des lois votées, du Peuple de France au nom duquel la justice est rendue, et surtout du bon sens le plus élémentaire.
La solution ? Il faut une révolution judiciaire.
Commençons par la base :
– Le mandat de dépôt doit devenir un simple acte administratif automatique dès qu’une peine de prison est prononcée. Condamner à de la prison ferme sans mandat de dépôt est aussi absurde que d’interdire le vol sans prévoir de sanction pour les voleurs. Des sanctions lourdes allant jusqu’à la révocation et la prison (si récidive) doivent être prévues en cas d’« oubli » (surtout stipendié) par le greffier ayant abouti à la libération du condamné.
– Un sursis doit être unique. Tout délinquant en sursis qui commet un nouveau délit doit être condamné comme récidiviste. Et ce, quelque que soit la nature du délit : vol, cambriolage, agression, etc. Bien entendu, la même logique doit être appliquée s’il récidive en commettant un crime : viol, meurtre ou tentative. La distinction entre délit ou crime n’a pas lieu d’être dans ce cas. Pur ne pas tomber dans l’absurde, les petits délits (stationnement impayé, excès de vitesse modéré et sans emprise d’alcool ou de stupéfiant, petite fraude fiscale, etc.) ne doivent pas être mélangés avec les vrais délits ou crimes.
– Les peines plancher : supprimées par la gauche (par dogmatisme politicien autant que par anti-sarkozysme primaire) doivent être rétablies au plus tôt pour les crimes et délits graves. Fini les « peines pipeau » du type rappel à la loi et autres stages de citoyenneté.
– Prise en compte de la « sur-aggravation ». Actuellement, la loi ne prévoit pas de cumul des circonstances aggravantes. Exemple : il existe quinze circonstances aggravantes en cas de viol (mutilation, infirmité permanente, viol sur mineur, viol entre conjoints…). Une seule circonstance aggravante reconnue suffit pour alourdir la peine, mais plusieurs circonstances aggravantes ne seront pas cumulées et ne « coûteront pas plus cher » au violeur qu’une seule. Une aberration qu’il convient de faire disparaître. Il y a toujours plusieurs degrés dans l’horreur, il doit y avoir aussi différents degrés dans l’alourdissement de la sanction.
– Plus de remplacement automatique des courtes peines par des « sanctions alternatives » aussi efficaces que du Doliprane pour guérir du coronavirus. Un mois de prison doit être égal à un mois d’enfermement. Point.
– Suppression de la confusion des peines. Encore un principe de plus en plus difficile à comprendre ! Lorsqu’une personne est jugée simultanément pour deux infractions, la peine prononcé la plus lourde absorbe automatiquement l’autre. Autant dire que la première condamnation n’existe pas ! Et lorsque deux peines de même nature sont prononcées séparément, la confusion des peines est facultative, sur appréciation du juge. Exemple : un condamné a déjà reçu 16 ans de prison, il est re-jugé et condamné à 15 ans… donc il pourra sortir libre s’il a déjà effectué la moitié de cette première peine, si la deuxième peine absorbe totalement la première.
C’est le principe du maximum légal d’une sanction qui « justifie » ce système… À abolir en urgence pour en revenir à un principe simple : deux condamnations égalent deux peines à accomplir. Si un criminel double la mise, le juge doit doubler la sanction.
– Plus de remise de peine automatique ! Plus de libération anticipé « pour faire de la place » (!). La prison ne doit pas être gérée comme un hôtel, où l’on accepte de nouveaux arrivants uniquement quand des chambres sont libérées.
– Suppression des juges d’application des peines. Puisque nous manquons de juges, il est impératif de les remettre dans des tribunaux à faire leur devoir au lieu de les laisser refaire le jugement dans leur coin (généralement dans une logique d’allègement des peines).
– Que le juge soit indépendant dans ses jugements, soit. Qu’il soit indépendant sur la procédure à suivre, NON. Selon les informations données à la radio, dans l’affaire Lyhanna, un juge aurait trouvé normal de confier l’enquête sur le viol dont a été victime Rosa, une fillette de 12 ans, à une une brigade de gendarmerie territoriale qui n’a ni l’expérience, ni les moyens d’une telle mission. Il faut une pièce dédiée, accueillante, décorée de couleurs et d’objets agréables pour que l’enfant se sente à l’aise pour parler ; il faut des enquêteurs spécialisés, en civil et bien formés à ce type de pratique qui n’a rien d’un interrogatoire habituel. Une brigade territoriale de gendarmerie intervient d’habitude sur des petits et moyens délits, assure la tranquillité de son secteur, dissuade par sa présence, effectue des contrôles routiers… Si cette information est exacte, pourquoi leur avoir confié une enquête sur un viol pédophile ?
– Remettre les procureurs hiérarchiquement sous les ordres du ministre de la Justice et lui permettre de leur donner des instructions écrites impératives. Que les procureurs agissent à leur guise, NON. Ils représentent la société, pas leur opinion personnelle !
– Les agressions en groupe : arrêtons des les traiter comme une série d’actes individuels. Celui qui s’est déjà retrouvé entouré par une dizaine de voyous sait qu’il est généralement impossible de décrire l’agresseur qui l’a frappé dans le dos en traître. A fortiori s’il est au sol, tentant de se protéger et de survivre, pendant que la meute des chacals lui inflige coups de pieds dans le dos pour lui détruire la colonne vertébrale et sauts à pieds joints sur la tête pour lui briser le crâne. Assez de cette justice qui refuse une évidence : lorsqu’un groupe agresse un individu isolé, TOUT le groupe est coupable. Tous sans exception, depuis celui qui filme au lieu de « calmer le jeu » jusqu’à ceux qui regardent en rigolant et dissuadent par leur nombre les passants d’intervenir en passant par ceux qui massacrent. Tous sont autant coupables, et TOUS doivent être condamnés selon l’infraction la plus grave commise.
Ceci n’est pas une utopie, la « Loi Anticasseurs » a existé en France de 1970 à 1981, jusqu’à son abolition par Mitterrand. Par ailleurs, rappelons que le délit « d’association de malfaiteurs » n’est pas réservé à Sarkozy : délit de groupe, sanction de groupe !
– Peut-on évoquer le naufrage total de la justice des mineurs sans mentionner le nom de Taubira ? Qu’ont fait ses ses successeurs (Urvoas, Bayrou, Belloubet, Dupond-Moretti, Migaud et Darmanin) pour remédier à ce désastre ? L’abolition des lois, décrets et circulaires Taubira est une nécessité absolue ! Ce n’est pas un hasard si maintenant, des groupes mafieux recrutent (sur internet via des petites annonces !) des mineurs pour en faire des tueurs au rabais. Pour stopper cette « ubérisation du sicaire », une solution simple : réserver l’excuse de minorité aux seuls délits, et traiter les auteurs de crimes (viol, meurtre…) comme des adultes. Tu violes, tu tues, tu payes l’addition en totalité !
– La perpétuité doit être réelle. Prendre perpète doit signifier : sortir de taule les pieds devant, comme Rudolf Hess de sa prison de Spandau. Pas de libération pour cause médicale ! Chaque prison doit être équipé d’une infirmerie où les partisans de l’euthanasie seront ravis de savoir qu’on leur permet de « mourir dans la dignité ». Pas de libération anticipé pour bonne conduite, un criminel endurci et irrécupérable du type Dutroux, Fourniret, Heaulme ou le chirurgien pédophile (auteur de plus de 300 viols !) Joël Le Scouarnec ne doit pas avoir l’occasion de récidiver. Surtout si, comme ce dernier, il n’a même pas été radié de l’Ordre des Médecins et pourrait donc en théorie recommencer à pratiquer la médecine… et ses « exploits » sexuels sur des enfants innocents.
– Enfin, et sans être un chaud partisan de la peine de mort, rappelons qu’elle a été abolie CONTRE l’avis de la majorité des Français, avec l’aide de Chirac agissant CONTRE l’avis de ses propres sélecteurs. Un référendum sur ce sujet est indispensable pour rétablir la démocratie bafouée à cette occasion.
Remarquons aussi que la seule manière de « faire craquer » un mafieux ou un pédophile multirécidiviste pour qu’il reconnaisse ses crimes et dénonce ses complices est de mettre sa tête dans la balance. Les « lois sur les repentis » existent dans certains pays et ont montré leur efficacité… Y réfléchir ne serait pas inutile !
Pour les humanistes qui radotent les vieux slogans du genre : « Exécuter un assassin, c’est l’État, la société elle-même qui devient un assassin », rappelons qu’au procès de Nuremberg, des criminels nazis ont été condamnés à mort et exécutés sans que cela ne choque. Fait moins connu : après le « Grand procès » de Nuremberg, ont eu lieu des milliers de « petits procès de Nuremberg » qui ont envoyé à la potence des milliers de criminels nazis, sans que cela ne fasse pleurer nos humanistes. Autre temps, autres crimes, autres mœurs ? Pas vraiment. C’est juste la société actuelle qui a abandonné ses réflexes de protection et de survie.
Il est pourtant une vérité statistique incontestable : chez les criminels condamnés à mort et exécutés, le taux de récidive est de zéro %. Qui s’en plaindrait ?
– Reste la question essentielle des places de prison. Certains rêvent d’une solution « façon Salvador ». Même si l’efficacité de la méthode Bukele peut faire rêver certains, reconnaissons que cela manque quelque peu d’humanité et qu’en matière de jugement équitable avec avocat et possibilité d’appel, il y a à redire ! Ne parlons même pas de Droits de l’Homme…
Alors, quelle solution ? Construire des prisons coûte cher, exige du personnel et des frais de fonctionnement importants. Que faire ?
Sans oublier un point essentiel : nos prison sont des passoires ! Des paquets sont jetés par-dessus les murs, des drones livrent impunément drogue, smartphone ou armes. Les détenus méprisent ouvertement les matons, certains les appellent ironiquement Room-service ! Les surveillants rasent les murs pour éviter les ennuis ou acceptent des cadeaux pour compléter leur maigre salaire. Le désastre est total !
La solution ?
– Première étape : retirer la gestion des prisons au ministère de la Justice, vu ce qu’elle en a fait par son laxisme et son incurie. Créer un ministère dédié.
– Deuxième étape : s’inspirer de l’Australie, pays qui n’a rien d’une dictature moyenâgeuse. Dans ce pays, les clandestins sont envoyés dans une île puis expulsés vers un pays pauvre (le Cambodge) en échange d’une aide financière. La France pourrait, sous l’impulsion de ce nouveau « ministère de la Détention » en lien avec les Affaires étrangères, faire construire des prisons dans des pays en voie de développement en échange d’une aide internationale (pays d’Afrique ou d’Asie). Cela nous coûterait nettement moins cher qu’en France, l’entretien, le recrutement, la paye des gardiens aussi et cela participerait à l’économie de ces pays. Et notons que certains détenus Français ou étrangers ne seraient pas dépaysés…
La question du manque de moyens ne doit pas être négligée : selon l’IFRAP (chiffres 2020), le budget de la justice n’est que de 73 € par habitant, contre 82 € pour l’Italie, 125 € pour les Pays-Bas et 140 € pour l’Allemagne. Pire : le budget de la justice (chiffres 2020) en pourcentage par rapport au PIB est de 0,26 % pour la France, à égalité avec l’Estonie et Malte, mais loin derrière l’Espagne (0,37 %), la Roumanie (0,44 %) ou la Slovénie (0,45 %). La France est classée parmi les 6 derniers !
La justice française n’est même plus le parent pauvre de la France. Elle est devenue le clochard de la République !
La justice a trois missions : condamner les coupables ; faire réparation aux victimes ; protéger les honnêtes citoyens. Aucune de ces missions n’est remplie correctement.
Pour Lyhanna et toutes les autres victimes mortes, pour Morgane, massacrée à Cherbourg, toujours vivante mais dans quel état ! Et pour tous les autres survivants au corps brisé, à l’esprit traumatisé à vie, à l’avenir détruit mais qui tentent malgré tout de se reconstruire, nous devons exiger une révolution judiciaire !
Eddy Killer