LA FRANCE LIBÉRÉE

NOUVEL ORDRE MONDIAL - Des ravages anticatholiques à la loi morale wokiste

En 2024, 14 églises ont été volontairement incendiées, un chiffre inédit

Entre le 13 mai et le 15 mai 2026, pendant le pont de l’Ascension, l’école privée Sainte-Jeanne-Élisabeth a été victime d’une intrusion et de dégradations. Des projections de peinture sur les murs. Des placards fouillés. Des extincteurs vidés dans les salles de classe. Des tags constatés dans les locaux. Aucun suspect interpellé.

Dans la nuit de vendredi 15 mai à samedi 16 mai 2026, à Issoire, des inscriptions malveillantes ont été taguées sir les murs de l’institution catholique Sévigné Saint-Louis. Les slogans « Enculus Papam », « No Pasaran » (Ils ne passeront pas), « Nid à racistes », « Antifa », ne laissent pas de doute sur les motivations de leurs auteurs : des militants antifascistes. Aucun n’a été retrouvé.

Les établissements scolaires catholiques sont particulièrement visés par les militants gauchistes, antifas et wokistes. En 2025, les actes antichrétiens recensés par le ministère de l’Intérieur ont augmenté de 9 % par rapport à l’année précédente. Les atteintes aux biens représentaient 87 % de la totalité des actes antichrétiens. Dans l’esprit de la mouvance gauchiste-wokiste, le catholicisme est l’ennemi à abattre. Les responsables des dommages et autres profanations sont recherchés pour la forme, rarement poursuivis et punis, car ils se situent dans le bon camp et œuvrent en faveur de l’idéologie dominante wokiste.

Le wokisme bouleverse la perception globale du monde dessinée par la civilisation occidentale helléno-romano-chrétienne. L’athéologie arc-en-ciel et transhumaniste est le nouvel universalisme destiné à remplacer le catholicisme.
Le wokisme, puissante guerre cognitive, recourt systématiquement à une relecture des faits, des événements, des péripéties historiques. Relecture anachronique, systémique, néo-marxiste, freudo-marxiste, à la fois négationniste et révisionniste.
Le marxisme culturel trouve essentiellement sa source dans l’École de Francfort, et chez les déconstructeurs parisianistes. Néanmoins, le combat de Marx et de ses suiveurs jusqu’au wokisme reste inchangé sur le fonds : lutter contre les injustices sociales qui prospèrent sur le terreau de l’industrialisation la fin du XVIIIe siècle jusqu’au tournant du XXe siècle.
Injustices caractéristiques d’une exploitation de l’homme par l’homme. Marx décrit les mécanismes de cette exploitation : un abus de pouvoir conféré par l’appropriation, l’accaparement des moyens de production par un groupe social, la bourgeoisie. Groupe social caractérisé par sa rapacité et son égoïsme.

Les idéologues modernes ont foi en leurs thèses. C’est ce qui fait leur force. Ils représentent le camp du Bien face au camp du Mal. Rien de nouveau sous le soleil. Il s’agit d’une des multiples résurgences du manichéisme, doctrine de Mani propagée au IIIe siècle à partir de la Perse.
Mani, né en 216 en Babylonie, voyage en Perse et en Inde. De la Perse, il reprend le dualisme « lumières-ténèbres ». De l’Inde, il remporte la croyance en la transmigration des âmes. Il prétend fonder une nouvelle religion accessible à tous. Le manichéisme réunit les traditions orientales dans un système simpliste antichrétien.
Pythagore avait réparti les êtres en deux ordres, celui du Bien et celui du Mal. Mani transpose ce dualisme au problème de Dieu et de la création. Il oppose deux principes à l’origine des choses, le principe de la « lumière », le Bien, et le principe des « ténèbres », le Mal. Il reprend l’idée d’un Cosmos dominé par le Mal.
Première conclusion. Dieu, transcendant et bon, n’est pas le créateur. Le Cosmos n’est pas l’œuvre de Dieu, mais l’œuvre de son adversaire. C’est une hérésie gnostique.
Deuxième conclusion. Le corps est l’oeuvre du Mal. Mani oppose l’âme, œuvre du principe de lumière, au corps, œuvre du principe des ténèbres. Il crée ainsi un dualisme du bien et du mal, de l’âme et du corps, incompatible avec la théologie chrétienne.
Le dualisme de Mani culpabilise la création, ce qui revient à exempter Lucifer de sa responsabilité. Le manichéisme est un héritage des diverses sectes gnostiques des premiers siècles. Le syncrétisme manichéen est une sorte de résumé du gnosticisme, apte à rassembler les sectes gnostiques contre leur ennemi commun, le christianisme.

Le manichéisme wokiste a le même ennemi, le catholicisme. Il est plus brutal, et sans issue rédemptrice. La séparation entre l’ombre et la lumière ne souffre aucun compromis. La vision des choses, sans nuances, est basée sur un antagonisme primordial entre le Bon, la lumière de l’éveil wokiste, la lumière progressiste, et le Mauvais, contempteur, détracteur des vérités éternelles révélées par les nouveaux sachants, le Mauvais, c’est-à-dire les ténèbres réactionnaires.

Ces vérités, souvent indéfendables, s’appuient sur de savantes et spécieuses rhétoriques, et sur le relativisme. Les partisans de ces vérités défendent leurs positions considérées comme absolues, et confortent leur dogmatique avec rage, intolérance et fanatisme. Ils se montrent féroces et intransigeants avec leurs contradicteurs qui appartiennent au camp des rebuts de l’humanité.
Ces zélotes modernes font croire que leurs constructions reflètent le réel, que leur discours est celui de la Science, qu’ils évoluent au cœur du réel. Le croient-ils eux-mêmes ? En fait, ils font régresser la pensée humaine dans les limbes de l’irrationalité. Pensée qu’ils jugent négative, peuplée de tous les démons de l’inégalité, de la domination et de l’injustice.
À ce titre, le scientisme wokiste couvre la vision du monde pré-logique, magique, des oripeaux de la rigueur. Les contradictions ne freinent pas leur ardeur.

L’ignorance, la bêtise, le sous-développement mental, la contamination, le grégarisme, la veulerie, contribuent à expliquer le comportement des wokistes. Ces gens admettent et recommandent X nuances de déviances sexuelles, mais exigent que le pathologique soit reconnu, reçu et agréé comme normalité première.

Les wokistes se réclament de la démocratie, de la souveraineté populaire, de l’Égalité entre tous.
Ils garantissent la liberté de croire, la liberté de s’exprimer, la liberté de professer une foi particulière. Ils certifient d’être à la fois différent, singulier, tout en étant l’égal de chacun. Mais ils veulent et ils interdisent toute voix dissonante ou dissidente. Ils entendent interdire la parole de ceux dont les avis divergent des leurs. L’absolutisme wokiste proscrit toute opinion contraire à la doxa dominante. C’est un profond paradoxe. Derrière le chatoiement des mots, se profilent le fanatisme, la violence, la haine et le sang. D’où la violation des bâtiments catholiques et les actes de vandalisme anticatholiques. La suite logique du fétichisme de la « Liberté » se traduit par une prison suffocante, le totalitarisme.

La logique est un héritage du patriarcat blanc bon à jeter aux orties. En Californie, la pédagogie critique, devenue obligatoire, décolonise l’éducation, y compris les mathématiques stigmatisées parce qu’occidentales, c’est-à-dire blanches. Pour les mêmes raisons, la déconstruction wokiste entend remettre en cause la légitimité des sciences exactes : mathématiques, physique, biologie. En 1908, Lénine rejetait la science bourgeoise : « Inutile de parler de la science et de la philosophie bourgeoises, enseignées scolastiquement par des professeurs officiels pour abêtir la jeune génération des classes possédantes et la dresser contre les ennemis du dedans et du dehors ».

La logique devient une gêne. Il faut s’en débarrasser. De cette façon, au nom de l’Égalité, la pédagogie critique prône un enseignement différencié à l’égard des oppresseurs et des opprimés. Pour les oppresseurs, une pédagogie censée les convaincre qu’ils sont infectés par l’ignorance blanche, par la complicité blanche, par le privilège blanc, par le déni blanc, par la suprématie blanche. Les Blancs doivent donc confesser leur racisme et subir un traitement de choc pour se purger. Autocritique systémique, confession du péché originel « être né blanc », en réalité péché irrémissible, impardonnable, et inexpiable.

De ce fait, il existe une hiérarchie entre les hommes, des races pures, nées indemnes de tout racisme, et des races génétiquement marquées, condamnées à priori. Alors, les inégalités compensatrices ne sont aucunement une forme de discrimination. Les opinions constituées en délits ne sont pas des délits d’opinion.
Tous les hommes étant égaux, ils sont de valeur égale. Leur non-réussite s’explique par les traitements inégalitaires, notamment liés à des préjugés raciaux innés. Ces préjugés traduisent une morale, une conduite de domination, d’exclusion, de minoration, reflétant un racisme diffus. Donc l’échec ne se révèle pas par des différences de potentiel biologique et psychologique : intelligence, énergie, volonté, caractère.

Ces postulats, schématiques, naïfs, mal intentionnés, procèdent d’une dogmatique d’ordre religieux, au-delà de toute démonstration et de toute logique élémentaire.
Si « certains groupes raciaux ou ethniques sont sous-représentés dans les admissions universitaires d’élite ou sur-représentés dans la criminalité ou la pauvreté, la seule explication possible est l’échec ou la méchanceté de la société dans son ensemble plutôt que les caractéristiques intrinsèques des groupes eux-mêmes ».

L’idée d’égalité raciale est devenue l’un des piliers de l’idéologie wokiste freudo-marxiste. Si, à la sortie du cursus scolaire et universitaire, des différences apparaissent, cela est dû à des traitements sélectifs sur une base ethnique ou raciale. L’enseignement équitablement distribué donnerait des chances équivalentes à tous, et ferait émerger des talents refoulés et exclus de la compétition. Les écarts consultables dans les résultats au cours des études sont causés par des tris sélectifs selon des critères raciaux.

Désormais, enseignement et justice fonctionnent selon ce postulat fondamental d’égalité raciale, égalité absolutiste, vérité irréfragable, irrévocable. Dans le monde occidental, ceux qui suggèrent l’existence de différences raciales innées en matière de QI et d’autres mesures de capacité intellectuelle, sont complètement marginalisés.
De telles théories sont largement condamnées comme des discours de haine. Leurs partisans risquent de voir leur carrière détruite, s’exposent à un retrait des réseaux sociaux, à des poursuites pénales.

Dans la logique nominaliste wokiste, une chose peut être elle-même et son contraire. Par exemple, selon Albert Jacquard, ingénieur, philosophe français (1925-2013), les races n’existent pas. D’un point de vue scientifique, l’idée de races humaines est une aberration, car l’humanité partage un code génétique d’une homogénéité saisissante. Les travaux des généticiens ont invalidé l’idée de race biologique, mais cette notion est mobilisée par les sciences sociales pour expliquer certaines formes de domination et de discrimination.
Les wokistes veulent une société multiraciale. Au nom de l’antiracisme, les indigénistes, les décolonialistes, développent une pensée racialiste et s’identifient par leur appartenance à des minorités racisées. Il s’agit ici du monde des non-A mis au service du terrorisme intellectuel woke.

Dans Les Carnets du sous-sol, 1864, un personnage de Dostoïevski affirme que le comportement humain n’est pas quantifiable. Il proclame : « Peu m’importent les lois de la nature et l’arithmétique, si, pour une raison ou pour une autre, ces lois et le « deux fois deux égale quatre » ne me plaisent pas ? ». Le « deux et deux font cinq » d’Orwell anticipent la Loi morale wokiste.

Fiodor Dostoïevski : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».
« La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toute réflexion pour ne pas offenser les imbéciles ».

Jean Saunier

Date de dernière mise à jour : 20/05/2026

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